source : dedefensa
Après la définition d’ordre très général d’un système j’aimerais
continuer à vous présenter mes pérégrinations dans le monde psychique en
appliquant de manière plus concrète les définitions d’un système au
système anthropotechnique, pour reprendre le vocabulaire de JP
Baquiast.
J’insisterais d’abord sur 2 points de la définition.
• Un système social est un système psychique c’est à dire qu’il vit
dans le monde immatériel de la pensée et sa base est un ensemble de
concepts fondateurs.
• Un système est une entité a part entière, une entité psychique
vivante, qui donc va chercher à se perpétuer. Un système a donc une
volonté, même inconsciente, qu’il exerce pour se perpétuer.
A partir de cela nous allons donc tenter de définir plus avant le système occidental.
Ses concepts de base sont : Le monde occidental est puissant grâce a
son intelligence analytique qui lui a permis de développer une avance
technologique. Cette avance lui permet “naturellement” de se perpétuer
et de se développer face aux systèmes sociaux compétiteurs. Ses
concepts sont donc valides.
La validité d’un concept est liée à son adéquation à la réalité
matérielle ou psychique à laquelle se réfère le concept. La pensée “je
vole
en battant des bras” n’a aucune validité. Le concept “une forte poussée
de l’air sous des ailes me permet de voler” a une forte
validité.
Le concept de base du système occidental a donc eu une forte validité,
tellement forte qu’elle est devenue une civilisation qui a envahie
tous les autres systèmes sociaux existants.
Pourtant nous sentons tous ici, les lecteurs de dedefensa, que cette validité est en train de s’effriter. Pourquoi ?
Si ce système perd de sa validité cela veut dire qu’il ne s’accorde plus à la réalité matérielle et psychique du moment.
Une des premières distorsions qui apparaît est que l’avance
analytico/technologique occidental n’est plus un avantage mais un
handicap pour
le système, essentiellement par une hypercomplexité paralysant les
hyperprojets, la destruction du milieu naturel et une deshumanisation de
l’humain face a la concurrence de la machine. C’est tout l’intérêt d’un
site comme dedefensa de nous démontrer cette perte de
validité.
Dans l’inconscient collectif, donc sa réalité psychique, la machine, la
science, doit être la pour libérer l’individu des taches matériels
contraignantes, hors il apparait de plus en plus, dans notre réalité
matériel que nous en sommes plutôt les esclaves ; Que des sous systèmes
anthropotechniques sont en train de prendre un pouvoir exclusif,
monopolistique, menaçant la variété des sous systèmes nécessaires a tout
biotope naturel ou psychique et enfin et surtout que ,non content de
dézinguer les sous systèmes compétitifs il en arrive a dézinguer ses
propres composants que sont les êtres humains qui supportent ce
système, arrivant la effectivement a sa phase autodestructrice, comme un
système biologique peut être atteint par un cancer au cour duquel
certaines cellules corrompues “décident” de ne plus suivre les règles
d’équilibre biologique du corps et de se développer a outrance jusqu'à
provoquer la mort de son hôte, donc leur propre mort.
Mais si le système en lui-même meurt les avancées psycho
technologiques, elles, survivront, comme chaque civilisation antérieure
est morte
tout en laissant des “graines concepts” dans le monde psychique,
graines prêtent à éclore quant la réalité du moment y sera propice
c'est-à-dire quand un nouveau système base sur des concepts plus
valides renaitra dans l’esprit collectif. Car ce n’est pas l’avance
technologique en elle-même qui rend le Système invalide mais l’hubris,
donc la perte du sens des réalités, de validité, que cet orgueil a
naturellement entrainé dans l’inconscient collectif humain, comme
l’hubris entraine naturellement la perte de sens des réalités dans tout
esprit individuel.
Le système anthropotechnique occidental est donc en train de perdre sa
validité, donc sa vitalité, et arrivera forcement à sa déchéance.
Dans l’inconscient collectif des “pensées reéquilibrantes” apparaissent
déjà: “Respect de la nature, décroissance, microprojets a échelle
humaine…” mais peinent encore a s’imposer dans cet inconscient
collectif encore éblouis par sa propre capacité à dominer la nature. Le
concept de domination, vieux concept hérité de notre descendance
simiesque ou le male se devait d’être dominant pour la perpétuation de
son
propre système, est encore trop présent dans notre inconscience
collective. Mais un autre concept, celui de coopération, bien plus
efficace
pour la validité d’un système est en train de prendre place dans cet
esprit collectif. Cependant il n’y sera vraiment intégré que quand un
chiffre critique d’individu l’aura d’abord intégré dans sa propre
conscience individuelle.
Laurent Julliard
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