CONSTITUTION DU GOLEM, LE CRI S'ARCHITECTURE.
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SONT VRAIES
PARCE QUE L'ARCHAÏQUE
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LE CONTEMPORAIN
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samedi 16 juin 2012
FIN DE TRANSHUMANCE
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dimanche 25 septembre 2011
SURVIVALISME APOCALYPTIQUE, LA SUITE
La ruine de l'Antiquité fascinait l'époque des Lumières finissantes,
avec notamment , en cette même année 1776 où Adam Smith publiait « La
richesse des nations », le britannique Edward Gibbon publiait son
« Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain ».
En 1939, le livre « Les raisins de la colère » s'achève sur une scène hautement symbolique. Une jeune mère, qui a vécu l'éclatement de sa famille par la Grande Dépression et une chute continuelle vers le dénuement, se retrouve au milieu de la désolation calme et morne d'un Déluge qui finit d'emporter les derniers vestiges de la civilisation. Son enfant est mort, elle allaite un vieillard affamé. L'hiver 1932-1933, c'était déjà le grondement de l'Apocalypse.
Dans la culture des Etats-Unis, l'Apocalypse selon Saint Jean tient une place de choix, alors que texte est d'un intérêt bien plus mince en Europe. Elle est ressentie à la fois comme un châtiment pour cette Sodome & Gomorrhe, cette Grande Prostituée régnant sur le monde, mais aussi comme une libération et un retour au jardin d'Eden, qui ressemble furieusement au 19ème siècle américan tel qu'il fut fantasmé par Hollywood. Un exemple des plus directs est le roman (puis le film) « The Postman ». Tea Party est en partie bâti sur ce fantasme (adulation du "cowboy d'opérette – président" R. Reagan incluse).
Une partie des « survivalistes » américains vit dans cette optique d'un chambardement certes immense (car *américain*, en quelque sorte) mais auquel on survivra car on aura accumulé armes, munitions et nourriture – que l'on se gardera bien de donner aux nécessiteux car ce serait gâché.
Il y a dans cette vision des survivalistes « mainstream »une réelle rage, une impatience de régler ses comptes dans un Grand Soir sans programme politique, et qui ressemblerait quand même beaucoup aux pogroms médiévaux.
Or, pour une autre frange des survivalistes, qui sont plus des « alternatifs » cherchant à vivre sainement, ou au moins d'une manière moins toxique que l'américain moyen (« leaving the rat race »), l'effondrement est celui du Système (tel qu'il est décrit par Dedefensa). Les influences sont multiples, mais une des références récurrente est le Manifeste d'Unabomber (où Theodore Kaczynski s'inspire confusément des écrits du théologien français Jacques Ellul, dans une sorte de « remake » US).
Dans tous les cas, il s'agit de gens accablés mais non encore broyés par le Système, très souvent issus de cette fameuse classe moyenne qui n'a cessé de se déliter depuis au moins les années 1980, et qui semble vivre ses derniers moments. Les survivalistes "mainstream" ont encore l'illusion de valoir plus que cette immense classe populaire, en grande paupérisation, que sont devenus les Etats-Unis.
Un film de 1972, « Delivrance » du britannique John Boorman, nous livre un regard intéressant sur cette illusion. Il montre des citadins dans un endroit « sauvage » encore présérvé du Système, mais que celui-ci va bientôt dévorer (un barrage va être construit). Un de ces citadins est Burt Reynolds, héros viril de l'époque s'il en est, qui se professe d'une forme de survivalisme, hésitant entre le « mainstream » et « l'aternatif ».. Pourtant face à l'accumulation des difficultés il se « dégonfle », et c'est un pékin moyen qui doit tirer les marrons du feu pour tout le monde. Les locaux sont à la fois source danger mais aussi d'humanité, une famille les incluant dans leur cérémonie de deuil.
Le survivalisme « mainstream » est une expression du Système. On en tire les moyens de vouloir s'en affranchir, sans le pouvoir : les critères de valeur ont été faussés par le Système, ce n'est qu'un marketing ciblé de plus, comme le 4x4 qui permet de rêver à l'évasion et à la liberté en attendant la fin de l'embouteillage des heures de pointe.
Il y a bien, dans chaque cas, la perception d'un monde moribond, avec l'espoir ou la certitude d'y survivre, comme on croit finalement à la vie après la mort. Peut-être les caves emplies de boîtes de conserve et de munitions sont-elles nos momifications à nous (avec les bunkers du CMI - « Continuity of Goverment » en guise de Vallée des Rois, pour l'émerveillement de sociétés d'un avenir lointain).
Mais lorsqu'on se prépare à vouloir surmonter l'Apocalypse, c'est que l'on a décidé que le monde ne pourrait plus être sauvé, engoncé qu'il est dans son surplus de puissance inutile. Lorsque non seulement vos amis ne peuvent plus vous sauver de votre démarche suicidaire (Veto français de 2003 ?), mais même vos propres gens, cela signifie simplement qu'il est trop tard.
En 1939, le livre « Les raisins de la colère » s'achève sur une scène hautement symbolique. Une jeune mère, qui a vécu l'éclatement de sa famille par la Grande Dépression et une chute continuelle vers le dénuement, se retrouve au milieu de la désolation calme et morne d'un Déluge qui finit d'emporter les derniers vestiges de la civilisation. Son enfant est mort, elle allaite un vieillard affamé. L'hiver 1932-1933, c'était déjà le grondement de l'Apocalypse.
Dans la culture des Etats-Unis, l'Apocalypse selon Saint Jean tient une place de choix, alors que texte est d'un intérêt bien plus mince en Europe. Elle est ressentie à la fois comme un châtiment pour cette Sodome & Gomorrhe, cette Grande Prostituée régnant sur le monde, mais aussi comme une libération et un retour au jardin d'Eden, qui ressemble furieusement au 19ème siècle américan tel qu'il fut fantasmé par Hollywood. Un exemple des plus directs est le roman (puis le film) « The Postman ». Tea Party est en partie bâti sur ce fantasme (adulation du "cowboy d'opérette – président" R. Reagan incluse).
Une partie des « survivalistes » américains vit dans cette optique d'un chambardement certes immense (car *américain*, en quelque sorte) mais auquel on survivra car on aura accumulé armes, munitions et nourriture – que l'on se gardera bien de donner aux nécessiteux car ce serait gâché.
Il y a dans cette vision des survivalistes « mainstream »une réelle rage, une impatience de régler ses comptes dans un Grand Soir sans programme politique, et qui ressemblerait quand même beaucoup aux pogroms médiévaux.
Or, pour une autre frange des survivalistes, qui sont plus des « alternatifs » cherchant à vivre sainement, ou au moins d'une manière moins toxique que l'américain moyen (« leaving the rat race »), l'effondrement est celui du Système (tel qu'il est décrit par Dedefensa). Les influences sont multiples, mais une des références récurrente est le Manifeste d'Unabomber (où Theodore Kaczynski s'inspire confusément des écrits du théologien français Jacques Ellul, dans une sorte de « remake » US).
Dans tous les cas, il s'agit de gens accablés mais non encore broyés par le Système, très souvent issus de cette fameuse classe moyenne qui n'a cessé de se déliter depuis au moins les années 1980, et qui semble vivre ses derniers moments. Les survivalistes "mainstream" ont encore l'illusion de valoir plus que cette immense classe populaire, en grande paupérisation, que sont devenus les Etats-Unis.
Un film de 1972, « Delivrance » du britannique John Boorman, nous livre un regard intéressant sur cette illusion. Il montre des citadins dans un endroit « sauvage » encore présérvé du Système, mais que celui-ci va bientôt dévorer (un barrage va être construit). Un de ces citadins est Burt Reynolds, héros viril de l'époque s'il en est, qui se professe d'une forme de survivalisme, hésitant entre le « mainstream » et « l'aternatif ».. Pourtant face à l'accumulation des difficultés il se « dégonfle », et c'est un pékin moyen qui doit tirer les marrons du feu pour tout le monde. Les locaux sont à la fois source danger mais aussi d'humanité, une famille les incluant dans leur cérémonie de deuil.
Le survivalisme « mainstream » est une expression du Système. On en tire les moyens de vouloir s'en affranchir, sans le pouvoir : les critères de valeur ont été faussés par le Système, ce n'est qu'un marketing ciblé de plus, comme le 4x4 qui permet de rêver à l'évasion et à la liberté en attendant la fin de l'embouteillage des heures de pointe.
Il y a bien, dans chaque cas, la perception d'un monde moribond, avec l'espoir ou la certitude d'y survivre, comme on croit finalement à la vie après la mort. Peut-être les caves emplies de boîtes de conserve et de munitions sont-elles nos momifications à nous (avec les bunkers du CMI - « Continuity of Goverment » en guise de Vallée des Rois, pour l'émerveillement de sociétés d'un avenir lointain).
Mais lorsqu'on se prépare à vouloir surmonter l'Apocalypse, c'est que l'on a décidé que le monde ne pourrait plus être sauvé, engoncé qu'il est dans son surplus de puissance inutile. Lorsque non seulement vos amis ne peuvent plus vous sauver de votre démarche suicidaire (Veto français de 2003 ?), mais même vos propres gens, cela signifie simplement qu'il est trop tard.
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jeudi 22 septembre 2011
Notre mystique est physique et complètement délirante
Il faut voir la physique comme une mystique, les bouleversements de l'esprit ont mis des siècles à se projeter de quelques esprits allumés à l'opérativité de la matière, transformée par le chiffre. Pour autant la dynamique de contestation et de falsification qui anime le mystique est de celle qui sert d'aiguillon au meilleur esprit scientifique (que l'on se rappelle du rôle de l'alchimie comme pont entre ces deux positions). Pour autant aussi la mystique dans son attachement, dans son caractère fusionnel avec ce qui est, le grand tout, dieu, etc, est un crypto-animisme ou un animisme rénové, réformé, qui se traduit par une puissance d'attachement avec le monde. La rationalité scientifique est tout autre dans ses postulats affichés, elle rejette la subjectivité (et plus encore tout idée de poétique, qui dans ses méandres avec le monde tissent des liens d'amour et de haine), sépare le monde de soi, et jette ses rets sur lui afin de soi-disant l'objectiver.
Il n'en reste pas moins, que ce sont toujours les mêmes structures anthropologiques qui orientent le mystique et le scientifique, c'est à dire une base émotionnelle, qui d'un côté se construit par une poétique volontariste et de l'autre de manière prétendument rationnelle (c'est à dire dépourvue de cette base). Cette différence a une conséquence fâcheuse, le reniement pathologique, et des effets terribles, la différence radicale établie entre ce qu'est le monde et notre subjectivité, a déclenché une immense opération de recouvrement du monde, matériellement, qui finalement nous enferme dans un monde sans alternative, refusant l'ombre, sans parenté avec le mystère, et qui de surcroît meurt de trouille dans sa caverne super-équipé.
Nous n'aimons pas le monde, nous avons peur du monde, alors nous le repeignons souvent. Au lieu de l'écouter.
Ce n'est que dans les aspects les plus pointues de la physique, les controverses cosmologiques, que finalement le courage de la beauté mystique réapparaît redistribuant et rebattant les cartes de ce qu'il y a, de ce qui est (ou pas), cette physique là fabrique de nouvelles mythologies, une véritable activité spéculative d'origine et de type mystique, malheureusement beaucoup trop éloigné du commun des mortels, et surtout réfractaire à une traduction poétique, les quelques tentatives artistiques intéressé par la jonction avec la science n'étant pas de l'ordre du poétique (mais du marketing). Et comment pourraient-elles l'être, cela fait longtemps que l'art n'a plus rien de poétique. Il n'y a plus de mystère en partage. L'étrangeté radicale du monde que l'on compense de manière hystérisé en le recouvrant d'artefacts physiques et psychiques, n'est plus vécu que sur ce mode pathologique effréné. Un délire sans goût.
Nous n'aimons pas le monde, nous avons peur du monde, alors nous le repeignons souvent. Au lieu de l'écouter.
Ce n'est que dans les aspects les plus pointues de la physique, les controverses cosmologiques, que finalement le courage de la beauté mystique réapparaît redistribuant et rebattant les cartes de ce qu'il y a, de ce qui est (ou pas), cette physique là fabrique de nouvelles mythologies, une véritable activité spéculative d'origine et de type mystique, malheureusement beaucoup trop éloigné du commun des mortels, et surtout réfractaire à une traduction poétique, les quelques tentatives artistiques intéressé par la jonction avec la science n'étant pas de l'ordre du poétique (mais du marketing). Et comment pourraient-elles l'être, cela fait longtemps que l'art n'a plus rien de poétique. Il n'y a plus de mystère en partage. L'étrangeté radicale du monde que l'on compense de manière hystérisé en le recouvrant d'artefacts physiques et psychiques, n'est plus vécu que sur ce mode pathologique effréné. Un délire sans goût.
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mardi 20 septembre 2011
France/Espagne: 1 frontière, 2 anarchies
L'anarchisme n'a de réelle existence que lorsqu'il est porté par le
peuple. Un anarchisme de bourgeois ou de petit-bourgeois peut bien
exister: il ne dépassera pas son milieu de classe et ne restera pas
autre chose qu'une manifestation de marginaux. Quand il rejoint sa
racine prolétarienne c'est bien différent et il est alors porteur d'une
dynamique sociale. C'est sans doute la différence ici, dans les années
1930, entre l'anarchisme français se repliant sur lui-même, et
l'anarchisme espagnol, pragmatique et créateur.
Cela a je crois marqué culturellement les classes ouvrières des deux pays. Dans l'un, plus empreint par le marxisme-léninisme - les "communistes" -,on méprise les intellectuels, et on les veut séparés des prolétaires, au service de ceux-ci. Dans l'autre, la culture et les intellectuels sont pleinement admis, sans préjugé. Les athénées libertaires avaient des bibliothèques où l'on trouvait toutes sortes de grands auteurs, que les "communistes" auraient traité "d'auteurs bourgeois". Un ouvrier anarchiste a souvent dans sa poche un bouquin qu'il lit en allant au boulot.
Un ami s'étonnait ainsi discrètement à la vue d'un vieux copain maçon en train de lire "Le Monde Diplomatique".
D'autres sont employés de collectivités...et créateur de films. C'est cette culture d'autodidacte et cette curiosité, sans préjugé, qui fait la force de l'anarchisme encore aujourd'hui.
Certains anarchistes, comme Bakounine, étaient des déclassés. Mais d'autres comme Elysée Reclus ou Kropotkine, tous deux géographes, étaient des savants unanimement reconnus. Leurs écrits et leur pensée libertaire ne valent, n'ont été pris en considération que parce qu'il y avait un courant populaire imprégnant toute la société même la bourgeoisie.
Les "vérités éternelles" de l'anarchisme sont aisément récupérées par le système capitaliste libéral s'il n'y a pas un mouvement de classe qui les soutient. A une certaine époque - il n'y a pas si longtemps que ça - certains anarchistes se réfugiaient dans le végétarisme, l'individualisme, l'athéisme, les communautés...sans vraiment remettre en cause le système dominant. Celui-ci ne pouvaient que regarder d'un oeil attendri ces "idéalistes".
Il n'en est pas de même lorsque le principe de la propriété est concrètement remis en question par la réquisition des terres et des entreprises comme lors de la Révolution Espagnole. Là ce sont des "rouges-assoiffés-de-sang", les pires des barbares.
En Espagne, dans les années 1930, il y avait peu de penseurs et théoriciens issus de la bourgeoisie ou même de la petite bourgeoisi, qui avaient rejoints le mouvement libertaire. On peut les citer sur les doigts d'une main. lsaac Puente, Diego Abad de Santillan - le seul aristocrate qui ait rejoint les anars - ... Les penseurs étaient tous issus des rangs prolétariens. Ce qui là encore ne cadre pas avec le schéma léniniste où l'avant-garde est forcément issu de la bourgeoisie. On ne connaissait guère les écrits de Bakunin. Mais les historiettes moralisatrices de Federica Montseny faisaient fureur.
En faites ce qu'il y à derrière l'anarchisme espagnol, c'est la réalité agraire, le monde paysan, el pueblo es el pueblo, le village c'est le peuple et inversement, c'est à dire un lieu autonome qui ne vit que par lui-même où la solidarité n'est pas revendiquée mais naturelle, même égoïste si l'on se veut, mais la question ne se pose même pas, "je t'aide comme tu m'aiderai", effectivement c'est une forme de pression sociale, mais au moins elle n'attend rien de l'état, elle n'est pas infantile, le troupeau humain se gère lui-même, il n'a pas besoin de berger.
Cela a je crois marqué culturellement les classes ouvrières des deux pays. Dans l'un, plus empreint par le marxisme-léninisme - les "communistes" -,on méprise les intellectuels, et on les veut séparés des prolétaires, au service de ceux-ci. Dans l'autre, la culture et les intellectuels sont pleinement admis, sans préjugé. Les athénées libertaires avaient des bibliothèques où l'on trouvait toutes sortes de grands auteurs, que les "communistes" auraient traité "d'auteurs bourgeois". Un ouvrier anarchiste a souvent dans sa poche un bouquin qu'il lit en allant au boulot.
Un ami s'étonnait ainsi discrètement à la vue d'un vieux copain maçon en train de lire "Le Monde Diplomatique".
D'autres sont employés de collectivités...et créateur de films. C'est cette culture d'autodidacte et cette curiosité, sans préjugé, qui fait la force de l'anarchisme encore aujourd'hui.
Certains anarchistes, comme Bakounine, étaient des déclassés. Mais d'autres comme Elysée Reclus ou Kropotkine, tous deux géographes, étaient des savants unanimement reconnus. Leurs écrits et leur pensée libertaire ne valent, n'ont été pris en considération que parce qu'il y avait un courant populaire imprégnant toute la société même la bourgeoisie.
Les "vérités éternelles" de l'anarchisme sont aisément récupérées par le système capitaliste libéral s'il n'y a pas un mouvement de classe qui les soutient. A une certaine époque - il n'y a pas si longtemps que ça - certains anarchistes se réfugiaient dans le végétarisme, l'individualisme, l'athéisme, les communautés...sans vraiment remettre en cause le système dominant. Celui-ci ne pouvaient que regarder d'un oeil attendri ces "idéalistes".
Il n'en est pas de même lorsque le principe de la propriété est concrètement remis en question par la réquisition des terres et des entreprises comme lors de la Révolution Espagnole. Là ce sont des "rouges-assoiffés-de-sang", les pires des barbares.
En Espagne, dans les années 1930, il y avait peu de penseurs et théoriciens issus de la bourgeoisie ou même de la petite bourgeoisi, qui avaient rejoints le mouvement libertaire. On peut les citer sur les doigts d'une main. lsaac Puente, Diego Abad de Santillan - le seul aristocrate qui ait rejoint les anars - ... Les penseurs étaient tous issus des rangs prolétariens. Ce qui là encore ne cadre pas avec le schéma léniniste où l'avant-garde est forcément issu de la bourgeoisie. On ne connaissait guère les écrits de Bakunin. Mais les historiettes moralisatrices de Federica Montseny faisaient fureur.
En faites ce qu'il y à derrière l'anarchisme espagnol, c'est la réalité agraire, le monde paysan, el pueblo es el pueblo, le village c'est le peuple et inversement, c'est à dire un lieu autonome qui ne vit que par lui-même où la solidarité n'est pas revendiquée mais naturelle, même égoïste si l'on se veut, mais la question ne se pose même pas, "je t'aide comme tu m'aiderai", effectivement c'est une forme de pression sociale, mais au moins elle n'attend rien de l'état, elle n'est pas infantile, le troupeau humain se gère lui-même, il n'a pas besoin de berger.
mardi 2 août 2011
En attendant Bruxelles
SOURCE : François LECLERC/Paul JORION
Dans un premier temps, après une longue occupation, ils ont crée des assemblées de quartier, puis engagé au départ des grandes villes des marches qui convergeaient vers la Puerta del Sol, point de ralliement à Madrid des indignés. C’est la venue prochaine du Pape qui les en aura ce matin chassé, afin de faire place nette. Le même sort a été réservé à Athènes aux indignés de la place Syndagma, ainsi qu’à ceux de la place Tarhir au Caire.
Est-ce que même l’indignation serait désormais proscrite ? Que l’ordre, présenté comme la défense de la propreté, doit régner et que ces places symboliques doivent être réservées aux touristes de l’été ? La « révolte des tentes » a pris la relève en Israël, cristallisant à propos du prix du logement un mouvement social de protestation multiforme. Un même cri sert de ralliement : « Bibi [le premier ministre Benjamin Netanyahu], c’est fini ! Nous en avons plein le dos ».
Six colonnes ont traversé en deux mois l’Espagne dans tous les sens et organisé des assemblées populaires dans chaque village. Deux Espagnols sur trois soutiennent les indignés d’après les sondages. La Puerta del Sol s’est élargie au pays entière et les clameurs qui y ont retenti ont été entendues de partout.
Les arroseuses municipales ne passeront pas !
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vendredi 24 juin 2011
SITUATION DE TRANSHUMANCE
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mardi 12 avril 2011
SITUATION DE TRANSHUMANCE (lecture participative)
« L’impuissance de la vie se manifeste en ceci que le commencement et le résultat se séparent. Il en est de même dans la vie des individus et des peuples. Chaque Esprit populaire déterminé n’est qu’un individu dans la marche de l’histoire universelle. La vie de chaque peuple fait mûrir un fruit, car son activité vise à réaliser complètement son principe. Mais ce fruit ne retombe pas dans le giron du peuple qui l’a produit. Il ne lui est pas permis d’en jouir. Au contraire, ce fruit devient pour lui une boisson amère. Il ne peut la rejeter car il en a une soif infinie, mais gouter à ce breuvage est sa ruine en même temps que l’avènement d’un nouveau principe. Le fruit redevient germe, germe d’un autre peuple qui mûrira. »
Hegel , « La raison dans l’Histoire »
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vendredi 8 avril 2011
DREAMS...
« Svetlana Alexievitch, écrivaine biélorusse,
……
C’est le 25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. L’histoire est-elle ironique ?
Le monde n’a pas tenu compte de la première leçon atomique. La recherche sur les sources d’énergie alternative est encore l’apanage de gens qu’on ne prend pas au sérieux, alors qu’elle doit être l’affaire de tous. Le rationalisme est dans une impasse. D’où un sentiment suicidaire. Dans le film de Kurosawa, personne ne sait rien. Seuls quelques scientifiques de l’atome connaissent la vérité. L’un d’entre eux est tellement désespéré qu’il saisit son cartable et s’en va dans l’océan pour se suicider, de repentir. Il comprend que son cartable ne contient pas des plans d’avenir, mais des vieux manuscrits, la destruction du monde.
Le tsunami au Japon a transformé le progrès en cimetière. »
http://www.liberation.fr/monde/01012326481-la-lecon-de-tchernobyl-n-a-pas-ete-apprise
……
C’est le 25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. L’histoire est-elle ironique ?
Le monde n’a pas tenu compte de la première leçon atomique. La recherche sur les sources d’énergie alternative est encore l’apanage de gens qu’on ne prend pas au sérieux, alors qu’elle doit être l’affaire de tous. Le rationalisme est dans une impasse. D’où un sentiment suicidaire. Dans le film de Kurosawa, personne ne sait rien. Seuls quelques scientifiques de l’atome connaissent la vérité. L’un d’entre eux est tellement désespéré qu’il saisit son cartable et s’en va dans l’océan pour se suicider, de repentir. Il comprend que son cartable ne contient pas des plans d’avenir, mais des vieux manuscrits, la destruction du monde.
Le tsunami au Japon a transformé le progrès en cimetière. »
http://www.liberation.fr/monde/01012326481-la-lecon-de-tchernobyl-n-a-pas-ete-apprise
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mardi 8 mars 2011
SITUATION DE TRANSHUMANCE: diverso, ma peggiore...
Tutto questo non dovrebbe poter durare; però durerà, sempre; il sempre umano, beninteso, un secolo, due secoli...; e dopo sarà diverso, ma peggiore. Noi fummo i Gattopardi, i Leoni; quelli che ci sostituiranno saranno gli sciacalletti, le iene; e tutti quanti Gattopardi, sciacalli e pecore continueremo a crederci il sale della terra.
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