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mercredi 7 septembre 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE

 Entendu et vu ce jour, sur LCP, la chaîne parlementaire:

« Soyons pragmatiques, bâtissons une gouvernance (mondiale) sérieuse, crédible, et voyons par la suite si cela peut se démocratiser ».

Hubert VEDRINE (ancien ministre des affaires étrangères français)

samedi 13 août 2011

La crise de notre contre-civilisation

SOURCE : DEDEFENSA

Il y a une très grande pauvreté, sinon un quasi néant, dans le “débat” actuel des idées par rapport à l’ampleur extraordinaire des événements qui nous bouleversent. Ce déséquilibre rend très difficile la tâche de l’identification et de la signification de ces événements, pour qui s’en tient, justement, à cette seule référence des idées si pauvres de notre temps, soi-disant “en débat”. L’analyse de ces événements gigantesques est réduite à des astuces plus ou moins sophistiquées de comptable (l’économisme des “marchés” et autres rebonds de Wall Street), au ressassement d’une ivresse douteuse des vieilles lunes (de l’obsession de l’islamisme aux références au fascisme), aux lieux communs poudrés et larmoyants des people (BHL), à la gravité grotesque et pesante des sociologue (“exclusion sociale”, immigration, etc.), et ainsi de suite et sans fin, tant l’interprétation faussaire du néant semble fasciner l’esprit moderniste. Le fractionnisme si caractéristique de l’esprit postmoderniste, cet esprit qui poursuit la déstructuration du monde et qui s’offre lui-même comme modèle par sa complète déstructuration (à-la-Deleuze), permet effectivement d’éviter toute possibilité d’atteindre à l’identification de la cause fondamentale, générale, complètement intégrée, de la crise de notre civilisation.
Cette pauvreté est notamment et chronologiquement due au fait que tout a été dit sur notre crise centrale, dans ses composants les plus modernistes (technologisme, communication, etc.), depuis un siècle au moins, dans le débat intellectuel entre la guerre franco-prussienne et l’entre deux Guerres mondiales. Dans notre frénésie à faire nouveau et à ignorer les considérations plus anciennes que nous jugeons nécessairement “dépassées”, nous ne pouvons alors que faire beaucoup plus pauvre, infiniment plus bas que nos arrière et arrière-arrière-grands parents, et donc nourrissant monstrueusement ce déséquilibre puisque les événements ont pris l’ampleur que laissaient deviner les jugements en question. Qu’on en juge, de ces jugements qui ridiculisent nos “débats”, avec la conclusion d’une conférence sur la métaphysique orientale que donnait René Guénon à la Sorbonne, le 17 décembre 1925 (*). On ne voit pas qu’il faille retirer un mot ni en ajouter un autre, pour trouver commentaire plus approprié à notre situation, à nous, du soi-disant bloc BAO (Bloc Américaniste-Occidentaliste).
«La supériorité matérielle de l'Occident moderne n'est pas contestable; personne ne la lui conteste non plus, mais personne ne la lui envie. Il faut aller plus loin: ce développement matériel excessif, l'Occident risque d'en périr tôt ou tard s'il ne se ressaisit à temps, et s'il n'en vient à envisager sérieusement le “retour aux origines”, suivant une expression qui est en usage dans certaines écoles d'ésotérisme islamique. De divers côtés, on parle beaucoup aujourd'hui de “défense de l'Occident” ; mais, malheureusement, on ne semble pas comprendre que c'est contre lui-même surtout que l'Occident a besoin d'être défendu, que c'est de ses propres tendances actuelles que viennent les principaux et les plus redoutables de tous les dangers qui le menacent réellement. Il serait bon de méditer là-dessus un peu profondément, et l'on ne saurait trop y inviter tous ceux qui sont encore capables de réfléchir.»
En parlant de “défense de l’Occident”, Guénon fait évidemment allusion au courant de pensée qui sera illustré, l’année suivante (1926), par le livre du même titre de Henri Massis, désignant l’Allemagne de plus en plus tournée vers l’Est et méditant sa revanche de 1914-1918, comme danger principal pour la civilisation occidentale. Massis voit donc un danger extérieur pour la civilisation occidentale réduite à l’Europe (éventuellement avec les USA) sans l’Allemagne, ce qui semblerait justifié sur le moyen terme par la deuxième Guerre mondiale… Sauf, évidemment, qu’on peut rétorquer à Massis que ce qu’il prend pour une cause extérieure est en réalité une conséquence intérieure. Le destin de l’Allemagne, depuis la guerre franco-prussienne, est de représenter ce courant de l’“idéal de puissance”, né avec le “déchaînement de la matière”, qui illustre parfaitement le destin de la civilisation occidentale à l’intérieur d’elle-même. Ce point de vue fait des deux Guerres mondiales la conséquence de la crise intérieure de la civilisation occidentale de plus en plus attirée (fascinée) par ce courant de puissance déchaînée, – et, bien entendu, les USA prendront le relai de l’Allemagne, après sa défaite de 1918, puis sa folie de puissance conduisant à sa deuxième défaite de 1945. Le courant d’“idéal de puissance” n’a pas été vaincu, bien au contraire, il s’est trouvé régénéré par l’américanisme qui nous conduit jusqu’à aujourd’hui ; mais la “régénérescence”, d'une solidité à l'aune des productions favorites de l'américanisme, n’est là que pour rendre la chute plus brutale, comme nous l’expérimentons aujourd’hui, – chute devenue la Chute en soi. (Toutes ces idées sont développées dans La grâce de l’Histoire, – voir la rubrique correspondante. On les retrouve également dans les textes de Guglielmo Ferrero.)
Au contraire de Massis, Guénon résonne en métaphysicien qui identifie parfaitement les conditions de la crise générale, qui affecte non pas une puissance, non pas une idéologie, etc., mais une civilisation évidemment. Pour cette raison, son commentaire est d’une actualité formidable, car notre époque, avec sa crise générale et les événements qu’elle engendre, est bien en train d’imposer ce fait fondamental qu’il s’agit du destin d’une civilisation, voire de la fin d’un cycle. A cette lumière, bien entendu, les événements s’éclairent, ainsi que le désordre et la confusion extraordinaires qui les caractérisent. Il s’agit bien d’une civilisation qui se tord sur elle-même, qui s’agite frénétiquement, qui se débat dans ses contradictions mortelles, qui refuse absolument de constater qu’elle est la propre cause de tous ses maux, civilisation totalement irréformable, promise inéluctablement à la Chute. L’aveuglement des esprits et la vacuité des débats d’idées illustrent bien entendu cette situation où la question même de la cause et de la signification de la crise générale est complètement dépassée, obsolète. Guénon, de manière magistrale, avec quelques autres, y avaient déjà répondu avec une logique et une culture dont on ne trouve plus aujourd’hui l’équivalent parmi les “esprits” désignés comme tels par les institutions de notre contre-civilisation.

lundi 20 juin 2011

LA DEMOCRATIE ATHENIENNE: LE TIRAGE AU SORT

«  Bien avant que les électeurs allemands ne portent Hitler au pouvoir, quand Bonaparte (Napoléon III) eut assassiné la république, il proclama le suffrage universel. Quand le comte de Bismarck eut assuré la victoire des hobereaux prussiens, il proclama le suffrage universel. Dans les deux cas, la proclamation, l’octroi du suffrage universel scella le triomphe du despotisme. Cela seul devrait ouvrir les yeux aux amoureux du suffrage universel. »

dimanche 22 mai 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE

Des révolutions.
Les révolutions étaient le fruit spontané d’évolutions géostratégiques qualifiées d’historiques.
Ces goulots d’étranglements étaient suivis de contre-révolutions correctrices.
L’efficacité des révolutions et contre-révolutions laissant à désirer à cause d’un coût humain et économique exorbitant, nous avons vu fleurir les révolutions façon CIA, par le subventionnement massif des acteurs locaux comme stratégie de déstabilisation : Haïti, Amérique latine, Iran …
Imaginez une fausse révolution plus vraie que vraie en lieu et place d’une contre-révolution. Moins douloureuse mais ayant un résultat identique: une dictature.
Nous avons ensuite connu les révolutions colorées sans finalité ni but, façon match de foot. Les oranges contre les Rouges … L’idée était bonne et a bien fonctionnée mais cette structure est trop facilement reconnaissable et sa reproduction très limitée à cause des lenteurs de son organisation.
Enfin il se passe de drôles de révolutions par les temps qui courent !
Elles possèdent une même structure, un même mode opératoire quel que soit le lieu, la culture ou le contexte local… Nul besoin de construire patiemment et onéreusement des blocs antagonistes elles agissent comme une sorte d’agrégateur d’opinion dont le but est de mettre en mouvement
« M. tout le Monde ».
Remplacez les anciennes rédactions de presse par twitter et des journalistes engagés par de subtils modérateurs rompus aux techniques de manipulation et vous obtenez une forme de fabrication du consentement. Elles suivent les règles de base des « reality show ». Unité de temps infini: l’actualité en mode continu. Une seule unité de lieu symboliquement fort et clos, facilement exploitable par les médias. (par exemple une place au milieu d’un tissu urbain dense avec un fort potentiel de participants)
Et voilà que le 21° siècle essaie de nous faire gober la « Révolution Participative Universelle » qui serait mère de toutes les démocraties.
Partie du moyen Orient, la voilà qui débarque en Europe. Aucune cause, aucun but, des intervenants acteurs d’un happening quotidien. Peu de dégâts, peu de coupables, une révolution sans conséquence. La révolution comme un coup d’éponge sur un tableau noir, on efface le roman précédent sans en écrire un autre.
La révolution préventive. Construire une révolution qui « occupe » les gens avant que ne montent les ferments d’une vraie révolution. Les peuples vont connaître l’amnésie de l’instant présent quotidiennement renouvelé.
Elle est pas belle la vie ?

mercredi 6 avril 2011

RFID, LA POLICE TOTALE


Au sens premier depuis le XIIIe siècle, la police est le gouvernement de la cité - gestion et discipline, exercice du pouvoir politique - avant de désigner l’organisation rationnelle de l’ordre public.

Subterfuge & Pièces et Main d’oeuvre
présentent

RFID : la police totale

un film de 28 minutes contre la tyrannie technologique et l’avènement de la société de contrainte.

On peut voir et télécharger ce film sur http://websuterfuge.free.fr/rfid.html

On peut le commander en DVD, en envoyant un chèque de 5 euros (à l’ordre des Bas-Côtés) aux Bas-Côtés, 59 rue Nicolas Chorier, 38000 Grenoble, en précisant lisiblement sa commande et son adresse.

Nous encourageons évidemment tout un chacun à le télécharger, à le diffuser, et à organiser des projections et des débats contre l’invasion des RFID.

Peu de gens encore, hors des laboratoires, des services vétérinaires et de logistique, connaissent les RFID (Radio Frequency Identification), aussi nommées "étiquettes électroniques", "intelligentes", "smart tags", "transpondeurs", "puces à radiofréquences", "puces sans contact". Ces mouchards nés durant la seconde guerre mondiale supplantent désormais les codes-barres dans les objets de consommation et sont implantés dans les animaux, les titres de transport et d’identité, les livres des bibliothèques, les arbres des villes, toutes choses de proche en proche, et même de plus en plus d’êtres humains. Sans les nanotechnologies, qui permettent de réduire leur taille et leur prix, les puces RFID n’infesteraient pas nos vies et IBM ne pourrait pas proposer aux décideurs son programme de puçage généralisé de tout et de tous (des espaces "naturels" aux décors urbains, des marchandises aux infrastructures d’énergie, de transports et aux services, de santé, d’éducation, des animaux aux humains) baptisé "planète intelligente".

Voici venu le temps du marquage électronique, universel et obligatoire. Bientôt il sera criminel d’extraire de son corps sa puce d’identité.
- Avez-vous quelque chose à vous reprocher ?


Merci de faire circuler,
Pièces et Main d’oeuvre