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mardi 20 septembre 2011

France/Espagne: 1 frontière, 2 anarchies

L'anarchisme n'a de réelle existence que lorsqu'il est porté par le peuple. Un anarchisme de bourgeois ou de petit-bourgeois peut bien exister: il ne dépassera pas son milieu de classe et ne restera pas autre chose qu'une manifestation de marginaux. Quand il rejoint sa racine prolétarienne c'est bien différent et il est alors porteur d'une dynamique sociale. C'est sans doute la différence ici, dans les années 1930, entre l'anarchisme français se repliant sur lui-même, et l'anarchisme espagnol, pragmatique et créateur.
Cela a je crois marqué culturellement les classes ouvrières des deux pays. Dans l'un, plus empreint par le marxisme-léninisme - les "communistes" -,on méprise les intellectuels, et on les veut séparés des prolétaires, au service de ceux-ci. Dans l'autre, la culture et les intellectuels sont pleinement admis, sans préjugé. Les athénées libertaires avaient des bibliothèques où l'on trouvait toutes sortes de grands auteurs, que les "communistes" auraient traité "d'auteurs bourgeois". Un ouvrier anarchiste a souvent dans sa poche un bouquin qu'il lit en allant au boulot.
Un ami s'étonnait ainsi discrètement à la vue d'un vieux copain maçon en train de lire "Le Monde Diplomatique".
D'autres sont employés de collectivités...et créateur de films. C'est cette culture d'autodidacte et cette curiosité, sans préjugé, qui fait la force de l'anarchisme encore aujourd'hui.

Certains anarchistes, comme Bakounine, étaient des déclassés. Mais d'autres comme Elysée Reclus ou Kropotkine, tous deux géographes, étaient des savants unanimement reconnus. Leurs écrits et leur pensée libertaire ne valent, n'ont été pris en considération que parce qu'il y avait un courant populaire imprégnant toute la société même la bourgeoisie.

Les "vérités éternelles" de l'anarchisme sont aisément récupérées par le système capitaliste libéral s'il n'y a pas un mouvement de classe qui les soutient. A une certaine époque - il n'y a pas si longtemps que ça - certains anarchistes se réfugiaient dans le végétarisme, l'individualisme, l'athéisme, les communautés...sans vraiment remettre en cause le système dominant. Celui-ci ne pouvaient que regarder d'un oeil attendri ces "idéalistes".
Il n'en est pas de même lorsque le principe de la propriété est concrètement remis en question par la réquisition des terres et des entreprises comme lors de la Révolution Espagnole. Là ce sont des "rouges-assoiffés-de-sang", les pires des barbares.
En Espagne, dans les années 1930, il y avait peu de penseurs et théoriciens issus de la bourgeoisie ou même de la petite bourgeoisi, qui avaient rejoints le mouvement libertaire. On peut les citer sur les doigts d'une main. lsaac Puente, Diego Abad de Santillan - le seul aristocrate qui ait rejoint les anars - ... Les penseurs étaient tous issus des rangs prolétariens. Ce qui là encore ne cadre pas avec le schéma léniniste où l'avant-garde est forcément issu de la bourgeoisie. On ne connaissait guère les écrits de Bakunin. Mais les historiettes moralisatrices de Federica Montseny faisaient fureur.
En faites ce qu'il y à derrière l'anarchisme espagnol, c'est la réalité agraire, le monde paysan, el pueblo es el pueblo, le village c'est le peuple et inversement, c'est  à dire un lieu autonome qui ne vit que par lui-même où la solidarité n'est pas revendiquée mais naturelle, même égoïste si l'on se veut, mais la question ne se pose même pas,  "je t'aide comme tu m'aiderai", effectivement c'est une forme de pression sociale, mais au moins elle n'attend rien de l'état, elle n'est pas infantile, le troupeau humain se gère lui-même, il n'a pas besoin de berger.


vendredi 9 septembre 2011

L'inventaire de demain

Les manifestations les plus exemplaires et massives se poursuivent depuis des semaines en Israël et au Chili. Que peuvent-elles avoir en commun, vu leurs contextes si éloignés, qui fait aujourd’hui écho aux indignés portugais et espagnols ?
En premier lieu, d’exprimer avec persévérance et la force du nombre, sur une longue période, l’exigence d’une justice sociale mise en cause par la logique du capitalisme financier, ses réalisations comme ses promesses réaffirmées.
En second, de faire preuve dans leur soudaineté d’une grande détermination et de mobiliser bien au-delà des frontières de la protestation traditionnelle pour rassembler et unir des foules combatives.
En troisième, de faire preuve d’inventivité, tant dans les slogans et les revendications que dans les formes d’action. D’être radicales et de réclamer des ruptures, de s’affranchir des formalismes.
En quatrième, enfin, de ne pas se laisser jouer par les roueries d’un monde politique usé et dont la corruption n’a plus de secret, et de mettre en pratique une nouvelle démocratie pour s’y opposer.
Ces mouvements ont en commun de poser les premières briques de la prochaine maison, sans plus de prétention et sans avoir en tête son architecture d’ensemble. Ils débouchent sur des victoires partielles, en imposant des reculs, et doivent faire des pauses pour reprendre leur souffle.
Pour retrouver de tels mouvements laissant de telles profondes traces, il est nécessaire de revenir bien en arrière. Dans la seconde moitié des années 60, lorsque fut sonnée la fin d’une période – marquée par la grande défaite américaine au Vietnam et les derniers soubresauts du colonialisme sous sa forme classique – et qu’émergea sur la scène une jeunesse nombreuse aspirant à une délivrance sociale, morale et culturelle, qui réclamait sans attendre un autre avenir et prétendait le vivre au présent.
Mais le contexte de l’époque n’était pas celui de la crise que nous connaissons, qui incite à un changement de paradigme plus global. Tant en raison de la profondeur de la crise financière que de l’arrivée à maturité de nouvelles préoccupations liées à l’exploitation des ressources de la planète et à la qualité de la vie. Il diffère aussi en cela que les pays développés connaissent une tiersmondisation tandis que des classes moyennes se développent dans les pays émergents. Induisant, comme la révolution arabe en cours le démontre, une conjonction là où il y avait auparavant séparation.
Nous assistons actuellement à une même révolte que, pour simplifier, on peut attribuer aux classes moyennes, en empruntant ce concept particulièrement flou. Constant qu’il s’agit des grandes victimes toutes désignées, avec les plus démunis, de La Grande Perdition, qui prennent progressivement conscience de ce qu’elles vont perdre : l’effritement de leur statut social, qui ne fait que commencer, aboutissant au renforcement d’une polarisation sociale accentuant encore les inégalités de distribution de la richesse et la différenciation des modes d’existence.
Un mouvement inverse se produit entre les pays développés et les pays émergents, qui voit chez les uns se déliter ce qui se développe chez les seconds. Là, à la faveur d’une forte croissance économique, les miettes de la nouvelle richesse parviennent jusqu’au pied de l’échelle sociale. Diminuant un peu la pauvreté pour la rendre moins insupportable, sans cependant empêcher le renforcement des inégalités. Favorisant l’essor de classes moyennes dont les revenus n’ont que peu à voir avec ceux des pays développés. Elles aspirent à être reconnues, à bénéficier de la distribution de la richesse et à la liberté, quand elles n’en disposent pas a minima, s’opposant au clientélisme et à la corruption qui leur fait obstacle.
De quoi les classes moyennes des pays avancés peuvent-elles être porteuses, une fois constaté que le prolétariat n’est plus ce qu’il était et la classe ouvrière non plus ? Comment peuvent-elles dépasser le stade du refus, qu’elles manifestent quand elles sont touchées et qu’une conjonction de circonstances imprévisibles les incite à sortir de la résignation qui leur est prêtée ?
Elles sont loin d’être homogènes, toutes leurs composantes n’étant pas destinées à accomplir un rôle exemplaire. Leur protestation a une dimension plus morale que politique, comme l’a exprimé leur appellation d’indignés, ce qui en fait à la fois la force et en marque les limites. Comme s’il était ressenti en leur sein une exigence qui ne pouvait se traduire que par le rejet, sans nécessairement trouver ses formulations quand il faudrait passer au stade de la construction. Mais qui, marginalement encore, se traduit par de nouvelles pratiques sociales, renouant avec cette même exigence vécue il y a plus de quarante ans, selon laquelle il n’est plus possible d’attendre. S’inscrivant dans une sorte de double pouvoir caractéristique des périodes de transition.
Le réalisme a changé de camp. Il devient de plus en plus manifeste pour beaucoup que ceux qui s’y drapent encore sont de dangereux aventuriers dépassés par ce qu’ils ont enfanté. Le changement dont ils sont porteurs – la rupture, comme ils disent – n’a comme unique visée que de continuer comme avant, préparant au pire vu la quasi-récession prolongée qu’ils annoncent. Leur programme est de mettre en cause des pans entiers de l’Etat-Providence (en anglais, Welfare State n’a pas les mêmes connotations : l’Etat du bien-être) au nom des exigences d’un système oligarchique aux effets dévastateurs, qu’il n’est plus nécessaire de prédire car ils sont survenus. Réduire le rôle de l’Etat et élargir le terrain de jeux a pour objectif d’accroître la sphère financière, afin de lui redonner son assise perdue. L’eldorado étant représenté par les marchés des pays émergents.
En face, il n’est plus vraiment question de redonner à l’Etat ses lettres perdues de noblesse. Soit à cause des connivences avérées de ses représentants avec le pouvoir de l’argent, soit en raison de sa logique bureaucratique et de son inefficacité avérée à gérer les rapports économiques et sociaux. Mais au contraire à étendre le champ de la démocratie à l’économie et à inventer des formes nouvelles de participation collective et représentative. Une tâche ardue en raison de la complexité de nos sociétés, mais rendue plus aisée par l’élévation de leur niveau culturel et d’éducation. Sous sa forme actuelle, l’Etat a vocation à dépérir, mais pas nécessairement au profit du marché.
Ne sommes-nous pas, pour aller à l’essentiel, devant trois grands enjeux ? La refondation et l’élargissement de la démocratie, le rétrécissement de la sphère des valeurs marchandes, et la meilleure préservation et allocation des ressources de la planète ?
Pour commencer, observons que les conditions existent, comme cela est d’ailleurs démontré à grande échelle au Brésil, bien que fort imparfaitement, pour qu’une allocation financière soit distribuée afin de garantir à tous le toit, la nourriture, la santé et l’éducation, et des accès à coût réduit à l’eau, l’énergie et à Internet.
Une chose est ce qui permet de garder tout juste le nez hors de l’eau, une autre ce qui permet d’améliorer son sort et qui emprunte souvent des voies informelles, c’est à dire hors du contrôle de l’Etat, et qu’il est nécessaire d’aider et non de combattre. L’informalité est aussi l’organisation de la survie quand elle se développe en bas, comme d’ailleurs elle le fait dans nos pays avancés actuellement.
Ce n’est pas seulement le statut improductif de rentier qui peut être remis en question, mais également celui du travail salarié sous sa forme actuelle. Une partie de la rémunération pourrait en être déconnecté et devenir un revenu social. Le seigneur d’aujourd’hui est l’argent, ce pouvoir immatériel déifié, l’affranchissement de son esclavage est la clé.
Le partage entre temps de travail et de loisir a déjà considérablement évolué dans nos sociétés. Il n’est plus question de la reconstitution de la force de travail pour qualifier le temps de non-travail, mais plutôt de la généralisation de dérivatifs. Eléments constitutifs de la société de consommation et instruments d’un contrôle social. Comme le travail, les loisirs méritent d’être requalifiés et revalorisés (et mieux distribués). A l’alternance des périodes de la vie d’antan peut succéder une toute autre conception du partage des activités, incluant l’éducation et la formation. La vie doit être considérée dans toute son amplitude et non plus privilégiée uniquement en raison de ses capacités productives et reproductives.
Aucune de ces premières pistes tracées à très grands traits ne prétend à l’originalité. Mises ensemble, elles prennent un autre relief, tout en appelant à être poursuivies, élargies à d’autres domaines et mises en pratique autant que faire se peut. Afin de procéder à l’inventaire de demain, une formule paradoxale qui a pour sens de volontairement perturber l’échelle du temps et d’affirmer le présent.
Ce qui est dorénavant en cause, c’est que ces idées deviennent des forces matérielles, que l’utopie d’hier soit reconnue comme le réalisme d’aujourd’hui, que non seulement elles soient formulées, mais qu’elles commencent à s’inscrire dans les faits. Les grandes incantations appartiennent au passé, le temps de la réalisation des exigences est arrivé.
Il y a les grands mouvements spectaculaires qui se déroulent et l’on retient, mais il y a aussi tous ces gestes individuels et collectifs qui appartiennent au quotidien, eux aussi concourent à insensiblement faire basculer le monde. Sans garantie illusoire d’y parvenir, mais avec une conviction s’appuyant sur ce dont chacun dispose comme certitudes, de fait largement partagées.

mardi 2 août 2011

En attendant Bruxelles

SOURCE : François LECLERC/Paul JORION


Dans un premier temps, après une longue occupation, ils ont crée des assemblées de quartier, puis engagé au départ des grandes villes des marches qui convergeaient vers la Puerta del Sol, point de ralliement à Madrid des indignés. C’est la venue prochaine du Pape qui les en aura ce matin chassé, afin de faire place nette. Le même sort a été réservé à Athènes aux indignés de la place Syndagma, ainsi qu’à ceux de la place Tarhir au Caire.
Est-ce que même l’indignation serait désormais proscrite ? Que l’ordre, présenté comme la défense de la propreté, doit régner et que ces places symboliques doivent être réservées aux touristes de l’été  ? La « révolte des tentes » a pris la relève en Israël, cristallisant à propos du prix du logement un mouvement social de protestation multiforme. Un même cri sert de ralliement  : « Bibi [le premier ministre Benjamin Netanyahu], c’est fini  ! Nous en avons plein le dos ».
Six colonnes ont traversé en deux mois l’Espagne dans tous les sens et organisé des assemblées populaires dans chaque village. Deux Espagnols sur trois soutiennent les indignés d’après les sondages. La Puerta del Sol s’est élargie au pays entière et les clameurs qui y ont retenti ont été entendues de partout.
Les arroseuses municipales ne passeront pas !

lundi 23 mai 2011

JOSÉ LUIS SAMPEDRO: "UN AUTRE MONDE EST CERTAIN"



José Luis SAMPEDRO, 94 ans, écrivain et économiste espagnol. Il a signé le prologue de la version espagnole de INDIGNEZ-VOUS! (INDIGNAOS!) de Stepane HESSEL. Il situe la contestation sociale en Espagne dans une dynamique morale autant qu'économique. 60 ans après les situationnistes, même les vieux cons, qui en ont largement "croquer", s'abonne au discours de la décomposition.

dimanche 22 mai 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE

Des révolutions.
Les révolutions étaient le fruit spontané d’évolutions géostratégiques qualifiées d’historiques.
Ces goulots d’étranglements étaient suivis de contre-révolutions correctrices.
L’efficacité des révolutions et contre-révolutions laissant à désirer à cause d’un coût humain et économique exorbitant, nous avons vu fleurir les révolutions façon CIA, par le subventionnement massif des acteurs locaux comme stratégie de déstabilisation : Haïti, Amérique latine, Iran …
Imaginez une fausse révolution plus vraie que vraie en lieu et place d’une contre-révolution. Moins douloureuse mais ayant un résultat identique: une dictature.
Nous avons ensuite connu les révolutions colorées sans finalité ni but, façon match de foot. Les oranges contre les Rouges … L’idée était bonne et a bien fonctionnée mais cette structure est trop facilement reconnaissable et sa reproduction très limitée à cause des lenteurs de son organisation.
Enfin il se passe de drôles de révolutions par les temps qui courent !
Elles possèdent une même structure, un même mode opératoire quel que soit le lieu, la culture ou le contexte local… Nul besoin de construire patiemment et onéreusement des blocs antagonistes elles agissent comme une sorte d’agrégateur d’opinion dont le but est de mettre en mouvement
« M. tout le Monde ».
Remplacez les anciennes rédactions de presse par twitter et des journalistes engagés par de subtils modérateurs rompus aux techniques de manipulation et vous obtenez une forme de fabrication du consentement. Elles suivent les règles de base des « reality show ». Unité de temps infini: l’actualité en mode continu. Une seule unité de lieu symboliquement fort et clos, facilement exploitable par les médias. (par exemple une place au milieu d’un tissu urbain dense avec un fort potentiel de participants)
Et voilà que le 21° siècle essaie de nous faire gober la « Révolution Participative Universelle » qui serait mère de toutes les démocraties.
Partie du moyen Orient, la voilà qui débarque en Europe. Aucune cause, aucun but, des intervenants acteurs d’un happening quotidien. Peu de dégâts, peu de coupables, une révolution sans conséquence. La révolution comme un coup d’éponge sur un tableau noir, on efface le roman précédent sans en écrire un autre.
La révolution préventive. Construire une révolution qui « occupe » les gens avant que ne montent les ferments d’une vraie révolution. Les peuples vont connaître l’amnésie de l’instant présent quotidiennement renouvelé.
Elle est pas belle la vie ?

mercredi 16 février 2011

ACERCA DE LA MISERIA UNIVERSITARIA Y DEL DECLIVE DEL PENSAR

FELIX RODRIGO MORA. SEIS ESTUDIOS (fagmento II)




La percepción social del mundo universitario ha cambiado en los últimos decenios... Ya muy pocos esperan que mejore la sociedad, de manera que se acude a ella para lograr las credenciales y titulaciones que permitan acceder a empleos mejores y más remunerados, y nada más... muchos se sorprenden en el presente de la incultura, insustancialidad y zafiedad de una buena parte de los titulados universitarios, a los que a menudo consideran de una calidad humana y capacidad de comprender las realidades de la vida bastante inferior a la de sus padres y abuelos, que no conocieron la enseñanza superior. Por consiguiente, ésta ahora es contemplada por prácticamente todos como una expendeduría de títulos... La organización misma de la universidad deja lugar a pocas ilusiones... un agobiante sistema de jerarquías alcanza hasta el último rincón de la institución, lo que da origen, entre quienes desean medrar, como académicos o como estudiantes, a mucho servilismo, pues el ascenso profesional depende sobre todo del grado de prosternación ante catedráticos, jefes de departamento y similares. En todo el conjunto, la calidad intelectual, las dotes pedagógicas y la bonhomía personal son lo que menos cuenta. Las ínfimas minorías de docentes que difieren... son condenados... malogradas sus carreras... Como en todo sistema jerárquico, en la universidad quien colabora es premiado y quien disiente es sancionado, lo que mide la falta de libertades que le es propia...
Los mejores, entre los jóvenes, llegan a la universidad con la ilusión de aprender y formarse, de hacerse más sabios y maduros, pero lo que encuentran es despotismo de cátedra, ignorantes multi-titulados, indiferencia generalizada, preocupación en exclusiva por la propia promoción... La universidad no sólo degrada intelectivamente al estudiante sino que, además, le corrompe moralmente, al inculcarle los disvalores y vicios propios del sistema, el espíritu de medro, el servilismo, el furor competitivo, el egocentrismo...

Felix Rodrigo Mora. 
Seis Estudios. Editorial Brulot. Sevilla, 2010.
FUENTE : vocesdelextremopoesia