POUSSIÈRES
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SEULES LES RUINES
SONT VRAIES
PARCE QUE L'ARCHAÏQUE
DÉMYSTIFIE
LE CONTEMPORAIN
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samedi 17 mars 2012
Fractales, à la recherche de la dimension cachée
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dimanche 30 octobre 2011
A propos de Occupy Wall Street: "faire sortir le système de nous" !
source : dedefensa
L’événement OWS (Occupy Wall Street) a
dépassé en puissance de communication tout ce qu’on en pouvait attendre et figure désormais comme un phénomène majeur de la
situation intérieure aux USA. Sur ce point, il y a beaucoup à dire, mais l’on peut penser que dedefensa.org ne manque pas à son
devoir à cet égard ; beaucoup de textes analysent le mouvement dans sa forme, s’il en a une, – justement, “that is the
question”, – dans son évolution, dans sa dynamique, dans son influence, dans ses intentions (?), etc.
…Quoi qu’il en soit, je vais m’arrêter sur ce dernier mot (les “intentions” d’OWS), pour tenter de suivre la piste d’Occupy Wall
Street en rejoignant le sens général donnée à cette reprise des DIALOGUES
(“Sortir du Système”). Il y aura bien des occasions,
sinon des enchaînements logiques impératifs, pour éventuellement aller
plus loin dans le développement de la chose, dans des textes
ultérieurs. Enfin, la question (“That is this question”, cette fois) qui ouvre la réflexion est
bien celle-ci : OWS peut-il “sortir du Système” ?
(Notez bien : “…peut-il sortir du Système”, et non “…veut-il sortir du
Système” . Cette nuance de taille oriente le sens de la
réflexion, dans le sens de l’élargir considérablement. On peut
envisager qu’il s’agit de “pouvoir sortir du Système” en l’ayant voulu,
ou
bien qu’il s’agit de “pouvoir sortir du Système” sans l’avoir voulu… Un monde de différence.)
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mercredi 7 septembre 2011
Capítulo Sexto: Del gobierno de los comunes, así como de su gestión y respeto
Por este acto, reconocidos y regulados, son los comunes ley de leyes.
No hay por ello ni instancia ni Estado, ni administración ni gobierno
que tengan mayor fuerza que estas normas. Y al igual que los antiguos
cuando fundaban una ciudad, abolían las leyes viejas para darse otras
nuevas, aquellas normas que, en parte o en todo, contradigan la Carta de
los Comunales no deberán ser tenidas en cuenta. Pues de los comunales
grandes frutos y provechos se esperan, que en comparación hacen pocas
las obligaciones requeridas, y así queda claro que en compartir hay
mayor gozo y felicidad que en las tristes vidas individuales de los
tiempos pasados.
Art. 66. El Estado, la administración y el gobierno de la ciudad quedarán sometidos a esta Carta, no siendo de su competencia, ni su modificación, ni su administración; pues sólo de las asambleas y juntas comuneras son propias tales reglas.
Art. 67. Siendo esta Carta ley suprema, toda ley y norma que a ella contradiga, será abolida o modificada según convenga, sin que en ello importe ni su filosofía, ni rango anterior.
Art. 68. Son los comunales propiedad común, siendo sólo posibles por la ecuánime y justa participación de todas y todos. Es por ello que si toda persona recibe grandes ventajas de la existencia de los bienes comunes, igualmente es obligación de toda persona la colaboración en su mantenimiento y mejora; siendo buena tanto la aportación en moneda, como en trabajo, así como la asistencia y decisión en las juntas comuneras.
Art. 69. Es cada cual libre de participar o aportar al común, pero no será ni lícito ni permitido el aprovechamiento de los comunales de aquéllos que pudiendo, decidieren no aportar, pues no es viable sistema alguno del que se reste sin sumar.
Art. 70. Quienes atacaren, violaren, o privatizaren los comunales, fueren estos Estados, poderes, o personas, serán considerados enemigos del común, y a la guerra que han declarado se deberán ajustar.
Así pues, y en razón a todo lo expuesto, queda claro que los comunales son la mejor garantía de la buena vida. Y para que ésta se conserve no hay mejor ley que la que esta Carta expresa.
Art. 66. El Estado, la administración y el gobierno de la ciudad quedarán sometidos a esta Carta, no siendo de su competencia, ni su modificación, ni su administración; pues sólo de las asambleas y juntas comuneras son propias tales reglas.
Art. 67. Siendo esta Carta ley suprema, toda ley y norma que a ella contradiga, será abolida o modificada según convenga, sin que en ello importe ni su filosofía, ni rango anterior.
Art. 68. Son los comunales propiedad común, siendo sólo posibles por la ecuánime y justa participación de todas y todos. Es por ello que si toda persona recibe grandes ventajas de la existencia de los bienes comunes, igualmente es obligación de toda persona la colaboración en su mantenimiento y mejora; siendo buena tanto la aportación en moneda, como en trabajo, así como la asistencia y decisión en las juntas comuneras.
Art. 69. Es cada cual libre de participar o aportar al común, pero no será ni lícito ni permitido el aprovechamiento de los comunales de aquéllos que pudiendo, decidieren no aportar, pues no es viable sistema alguno del que se reste sin sumar.
Art. 70. Quienes atacaren, violaren, o privatizaren los comunales, fueren estos Estados, poderes, o personas, serán considerados enemigos del común, y a la guerra que han declarado se deberán ajustar.
Así pues, y en razón a todo lo expuesto, queda claro que los comunales son la mejor garantía de la buena vida. Y para que ésta se conserve no hay mejor ley que la que esta Carta expresa.
- Sea pues que ¡vivan los Comunales y la buena vida! -
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jeudi 21 avril 2011
SITUATION DE TRANSHUMANCE (perception & phantasie)
« Je compris aussitôt, dès le 7 août probablement, soit un jour après Hiroshima et deux jours avant Nagasaki, que le 6 août était le premier jour à partir duquel l’humanité était devenue capable, de manière irréversible, de s’exterminer elle-même. Seulement, il m’a fallu des années avant d’oser me mettre devant une feuille de papier, pour remplir cette tâche qui était de rendre concevable ce que nous — par ce « nous », j’entendais l’humanité — étions alors capable de produire. Je me souviens : c’est en Nouvelle-Angleterre, quelque part du côté du Mont Washington, que j’ai essayé pour la première fois. Je suis resté assis des heures entières sous un noyer, la gorge nouée, devant ma feuille de papier, incapable d’écrire un seul mot. La deuxième fois — c’était en Europe, déjà, probablement en 1950 ou 51 — je crois que j’y suis arrivé. Ce qui a pris forme là était le chapitre de Die Antiquiertheit des Menschen [L’Obsolescence de l’homme] sur les « Racines de notre aveuglement face à l’Apocalypse » et sur le décalage [Diskrepanz] entre ce que nous sommes capables de produire [herstellen] et ce que nous sommes capables d’imaginer [vorstellen]. Aujourd’hui encore, je pense que j’ai effectivement dépeint, en soulignant ce décalage, la conditio humana de notre siècle et de tous les siècles à venir pour autant qu’ils nous soient encore accordés ; et que l’immoralité ou la faute, aujourd’hui, ne réside ni dans la sensualité ou l’infidélité, ni dans la malhonnêteté ou l’immoralité, ni même dans l’exploitation, mais dans le manque d’imagination [Phantasie]. Au contraire, aujourd’hui, notre premier postulat doit être : élargis les limites de ton imagination pour savoir ce que tu fais. Ceci est d’ailleurs d’autant plus nécessaire que notre perception n’est pas à la hauteur de ce que nous produisons : comme ils ont l’air inoffensif, ces bidons de Zyklon B — je les ai vus à Auschwitz — avec lesquels on a supprimé des millions de gens ! Et un réacteur atomique, comme il a l’air débonnaire, avec son toit en forme de coupole ! Même si l’imagination seule reste insuffisante, entraînée de façon consciente elle saisit [nimmt] infiniment plus de « vérité » [mehr « Wahr »] que la perception [Wahrnehmung]. Pour être à la hauteur de l’empirique, justement, et aussi paradoxal que cela puisse paraître, il nous faut mobiliser notre imagination. C’est elle la « perception » d’aujourd’hui.»
Günther Anders, Et si je suis désespéré, que voulez-vous que j’y fasse ? Entretien avec Mathias Greffath, 1977, traduit de l’allemand par Christophe David, éditions Allia, 2004.
Notre perception n’est pas à la hauteur de ce que nous produisons. Tout le problème est bien dans ce « décalage [Diskrepanz] entre ce que nous sommes capables de produire [herstellen] et ce que nous sommes capables d’imaginer [vorstellen] » : un décalage que les chiffres ne pourront jamais combler. Au contraire, ils sont trompeurs en donnant l’impression que l’on « estime » « raisonnablement » les risques. Avec l’imagination, l’on « voit » rapidement que l’on n’a pas les moyens de faire face à une véritable catastrophe. Ce qui se passe au Japon le prouve amplement.
P. PRAXIS
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jeudi 14 avril 2011
Par-delà nature et culture de Philippe Descola: LES 4 ONTOLOGIES
Extrait de la lecture de Par-delà nature et culture de Philippe Descola par Raphaël Bessis, d'après article en version longue paru dans le N° 24 de la revue Multitudes.
” Philippe Descola dans Par-delà nature et culture (2005) tâche d’élaborer, au travers d’une classification des formes d’écologie symbolique, les pièces élémentaires d’une sorte de syntaxe de la composition du monde. Quatre schèmes fondamentaux ou matrices ontologiques (l’animisme, le naturalisme, le totémisme et l’analogisme) seront ainsi exhumés de l’immense champ des monographies ethnologiques, permettant à leur auteur d’établir une critique de la raison naturaliste. C’est cette révolution épistémologique que nous nous efforcerons le plus fidèlement de restituer.Les quatre ontologies fondamentales”
[…]
Les quatre ontologies fondamentales
“Tâchons de définir moins succinctement ces quatre matrices ontologiques qui permettent d’établir les différences et les ressemblances entre soi et les existants, et qui sont à la base de l’élaboration ethno-épistémologique de Philippe Descola.
L’animisme
Ce qui caractérise généralement l’animisme c’est « l’imputation par les humains à des non-humains d’une intériorité identique à la leur » (p. 183). Cette définition minimale nous ouvre à l’idée essentielle que « ce n’est pas au moyen de leur âme qu’humains et non-humains se différencient, mais bien par leurs corps » (p. 183). C’est ce dont témoigne Anne Christine Taylor lorsqu’elle affirme que, dans les sociétés animiques, « ce qui distingue les espèces, en définitive, c’est l’habit ». Ainsi, les plantes et les animaux sont « des personnes, revêtues d’un corps animal ou végétal dont elles se dépouillent à l’occasion pour mener une vie collective analogue à celle des humains : les Makuna, par exemple, disent que les tapirs se peignent au roucou pour danser et que les pécaris jouent de la trompe durant leur rituels, tandis que les Wari’ prétendent que le pécari fait de la bière de maïs et que le jaguar ramène sa proie à la maison afin que son épouse la cuisine. » (p. 187) Le corps possède donc le rôle qui est d’ordinaire dévolu à l’âme pour les occidentaux, celui d’un « différenciateur ontologique » (p. 188).
De là il s’ensuit que, dans l’univers animique, tout est affaire de perspective : « Les humains, en conditions normales, voient les humains comme humains, les animaux comme animaux et les esprits (s’ils les voient) comme des esprits ; [certains] animaux (les prédateurs) et les esprits voient les humains comme des animaux (des proies), tandis que [d’autres] animaux (le gibier) voient les humains comme des esprits ou comme des animaux (des prédateurs). En revanche, les animaux et les esprits se voient [eux-mêmes] comme humains ». On comprend alors en quoi le perspectivisme est un « corollaire ethno-épistémologique de l’anismisme » nous dit Viveiros de Castro.
Le naturalisme
Le naturalisme inverse la formule de l’animisme « en articulant une discontinuité des intériorités et une continuité des physicalités » (p. 241). Selon Viveiros de Castro, si « l’animisme est « multinaturaliste » puisque fondé sur l’hétérogénéité corporelle de classes d’existants pourtant dotés d’un esprit et d’une culture identiques, (…) le naturalisme est « multiculturaliste » en ce qu’il adosse au postulat de l’unicité de la nature la reconnaissance de la diversité des manifestations individuelles et collectives de la subjectivité » (p. 242).
Cependant aujourd’hui, relève Philippe Descola, les savants sont « moins prompts à affirmer une discontinuité entre les humains et les non-humains » (p. 251). L’éthologie avec William McGrew qui évoque l’idée d’une « culture matérielle » pour les chimpanzés, les sciences cognitives avec Francisco Varela qui pose l’esprit comme un « systèmes de propriétés émergentes résultant de la rétroaction continue entre un organisme et un milieu ambiant » (p. 260) et qui évacue ainsi l’idée d’une intériorité intrinsèque, et la philosophie morale et juridique avec Peter Singer qui tente d’étendre les droits humains à certains grands primates, forment autant de développements qui signent les craquelures de l’ontologie moderne naturaliste. Nous verrons d’ailleurs, un peu plus loin, que le mode d’identification naturaliste vit, sans doute sous l’effet des processus liés à la mondialisation, une série de mutations qui l’achemine plutôt en direction d’un fonctionnement de type analogique.
L’analogisme
L’analogisme est « un mode d’identification qui fractionne l’ensemble des existants en une multiplicité d’essences, de formes et de substances séparées par de faibles écarts, parfois ordonnées dans une échelle graduée, de sorte qu’il devient possible de recomposer le système des contrastes initiaux en un dense réseau d’analogies » (p. 280). Cette forme d’ontologie est « très commune » (p. 280) sur la face du monde. « Elle s’exprime, par exemple, dans les corrélations entre microcosme et macrocosme qu’établissent la géomancie et la divination chinoise, ou dans l’idée, courante en Afrique, que des désordres sociaux sont capables d’entraîner des catastrophes climatiques » (p. 280).
Parce que « l’intériorité et la physicalité sont ici fragmentées en chaque être entre des composantes multiples, mobiles et en partie extra-corporelles [doctrine antique des quatreéléments, théorie chinoise ou ayurvédique des cinqéléments, jeu des oppositions entre humeurs masculines et féminines que l’on retrouve, par exemple, en Afrique], dont l’assemblage instable et conjoncturel engendre un flux permanent de singularités » (p. 314), l’analogisme se protège en usant de l’analogie avec une « systématicité admirable » (p. 315), et ce, « afin de cimenter un monde rendu friable par la multiplicité de ses parties » (p. 315). Au centre de cette ontologie, « c’est bien la différence infiniment démultipliée qui fait l’état ordinaire du monde, et laressemblance le moyen espéré de le rendre intelligible et supportable » (p. 281).
Le totémisme
A l’inverse, dans le totémisme, ce n’est pas l’éclatement, ou l’émiettement en singularités qui menace, mais c’est la fusion sans ambiguïté au sein d’un collectif hybride d’individus (humains et non humains). Au cœur de cette ontologie se situe les êtres du Rêve, les êtres originaires, qui sont le plus souvent présentés « comme des hybrides d’humains et de non-humains déjà répartis en groupe totémiques au moment de leur venue. Ils sont humains par leur comportement, leur maîtrise du langage, l’intentionnalité dont il font preuve dans leurs actions, les codes sociaux qu’ils respectent et instituent, mais ils ont l’apparence ou portent le nom de plantes ou d’animaux et sont à l’origine des stocks d’esprits, déposés dans les sites où ils disparurent, et qui s’incorporent depuis dans les individus de l’espèce ou de l’objet qu’ils représentent et dans les humains qui ont cette espèce ou cet objet pour totem » (p. 207).
C’est parce que les humains, les totems et tous les autres existants « furent placés dans l’ordre social-et-naturel par les êtres du Rêve qu’il existe entre eux tous une relation pérenne d’origine et de substance communes » (nous dit Francesca Merlan), d’où se déploie l’idée que « l’homme et la nature forme un tout organique, un tout à la fois vivant et social ». C’est cette « continuité interspécifique des physicalités et des intériorités » (p. 225) qui fait la spécificité de cette ontologie (ou de ce mode d’identification), où chaque individu est « l’actualisation d’un des états successifs par lesquels est passée la genèse de l’identité collectivepropre à l’ensemble dont il fait partie » (p. 407)” […]
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mercredi 6 avril 2011
RFID, LA POLICE TOTALE
Au sens premier depuis le XIIIe siècle, la police est le gouvernement de la cité - gestion et discipline, exercice du pouvoir politique - avant de désigner l’organisation rationnelle de l’ordre public.
Subterfuge & Pièces et Main d’oeuvre
présentent
RFID : la police totale
un film de 28 minutes contre la tyrannie technologique et l’avènement de la société de contrainte.
On peut voir et télécharger ce film sur http://websuterfuge.free.fr/rfid.html
On peut le commander en DVD, en envoyant un chèque de 5 euros (à l’ordre des Bas-Côtés) aux Bas-Côtés, 59 rue Nicolas Chorier, 38000 Grenoble, en précisant lisiblement sa commande et son adresse.
Nous encourageons évidemment tout un chacun à le télécharger, à le diffuser, et à organiser des projections et des débats contre l’invasion des RFID.
Peu de gens encore, hors des laboratoires, des services vétérinaires et de logistique, connaissent les RFID (Radio Frequency Identification), aussi nommées "étiquettes électroniques", "intelligentes", "smart tags", "transpondeurs", "puces à radiofréquences", "puces sans contact". Ces mouchards nés durant la seconde guerre mondiale supplantent désormais les codes-barres dans les objets de consommation et sont implantés dans les animaux, les titres de transport et d’identité, les livres des bibliothèques, les arbres des villes, toutes choses de proche en proche, et même de plus en plus d’êtres humains. Sans les nanotechnologies, qui permettent de réduire leur taille et leur prix, les puces RFID n’infesteraient pas nos vies et IBM ne pourrait pas proposer aux décideurs son programme de puçage généralisé de tout et de tous (des espaces "naturels" aux décors urbains, des marchandises aux infrastructures d’énergie, de transports et aux services, de santé, d’éducation, des animaux aux humains) baptisé "planète intelligente".
Voici venu le temps du marquage électronique, universel et obligatoire. Bientôt il sera criminel d’extraire de son corps sa puce d’identité.
- Avez-vous quelque chose à vous reprocher ?
Merci de faire circuler,
Pièces et Main d’oeuvre
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lundi 14 février 2011
Transparence? transparence......Atmosphère, atmosphère!
Les opposants aux projets de Julian Assange s'inquiètent des risques que Wikileaks fait peser sur le coté obscur des Etats. Pourtant, la révolution de la transparence ne fait vraiment que commencer. Il sera de plus en plus difficile de pouvoir choisir entre être connecté ou non, d'opter out et d'avoir le choix entre se soumettre ou vivre libres.
Quelques exemples tirés de l'actualité :
- Nous sommes en train de changer la nature de la correspondance, puisque l'email, qui n'était déjà plus vraiment privé (cf l'affaire Bourreau-Guggenheim/Panafieu/Hadopi) est en train de disparaitre, tant du fait des pratiques de la génération Y, qui ne l'utilise plus, que du fait de la stratégies des entreprises, qui veulent remplacer le reply all et le cc par un nuage permanent d'information. Mais désormais, chacun sera donc tenu d'être toujours au courant, donc toujours connecté. Les utilisateurs forcés de Blackberry d'entreprises ont une idée de ce que ca veut dire. (NB : certes, la Douane avait déjà tous les droits).
- les tech days de Microsoft promettent l'extension du cloud computing et du net embedded à l'ensemble des objets, qui deviennent communiquants. Or, si des fabriquants nous promettent une brosse à dent qui réalise un mini check up tous les matins, nous serons fatalement amenés à stocker et comparer ces bilans d'une période sur l'autre, voire à les communiquer à notre médecin de manière volontaire ou à notre assureur de manière suggerée. Ca tombe bien, Google développe un service de gestion de votre dossier médical.
- les photos du type Paris-26-Gigapixel ou l'inaugural speech d'Obamacaptent le moindre visage pour l'éternité. On ne mettra plus des années à retrouver la photo prouvant qu'un tel a bien assisté à tel événement, surtout si la reconnaissance faciale automatique de Facebook se charge de suggérer l'archivage même si vous n'êtes pas sur Facebook.
L'actuel Président de la République Française en mesure déjà les effets de cette transparence forcée. Le locataire de l'Elysée est connu pour ses propos triviaux voire vulgaires tenus envers des agriculteurs ou des pécheurs. Son prédécesseur François Mitterrand aurait il survécu à l'ère de Google, YouTube et Dailymotion ? Comment aurait-il caché Mazarine Pingeot ?
Les autocrates d'Egypte ou de Tunisie ont survécu tant que la vraie opinion des ambassadeurs Etats-Uniens sur ces régimes et leur état de corruption n'était pas connue du grand public.
Les autocrates d'Egypte ou de Tunisie ont survécu tant que la vraie opinion des ambassadeurs Etats-Uniens sur ces régimes et leur état de corruption n'était pas connue du grand public.
On peut donc penser que tout ceci est plutot positif. Pourtant, il ne s'en faudrait que très peu pour que nous basculions vers 1984, vraiment.
On pourrait très bien se diriger vers un monde certes technologique mais également très centralisé, où seul le sommet de la pyramide aurait une vue exhaustive sur toute l'information. La possibilité que l'administration Etats Unis se reserve le droit de déconnecter son pays du réseau Internet avec le Internet Kill Switch en dit long.
On pourrait très bien se diriger vers un monde certes technologique mais également très centralisé, où seul le sommet de la pyramide aurait une vue exhaustive sur toute l'information. La possibilité que l'administration Etats Unis se reserve le droit de déconnecter son pays du réseau Internet avec le Internet Kill Switch en dit long.
Déjà, ici et maintenant, 4 millions de franciliens vivent dans le zoo numérique le plus abouti de tous les temps, gràce à Jean-Paul Huchon, président socialiste du Conseil Régional, qui a adopté le Pass Navigo RFID en dépit de l'avis consultatif négatif de la CNIL.
Cela fait un moment que les libertariens préviennent que l'Etat est en permanence un dictateur potentiel, et pas seulement en Egypte ou en Iran, mais chez nous aussi, et aux Etats Unis également. C'est bien pour cela que la Constitution doit strictement limiter et le pouvoir et les possibilités d'extension de pouvoir de l'Etat. Bref s'en tenir au maximum à un Etat concentré sur des missions régaliennes, séverement limitées.
Cela fait un moment que les libertariens préviennent que l'Etat est en permanence un dictateur potentiel, et pas seulement en Egypte ou en Iran, mais chez nous aussi, et aux Etats Unis également. C'est bien pour cela que la Constitution doit strictement limiter et le pouvoir et les possibilités d'extension de pouvoir de l'Etat. Bref s'en tenir au maximum à un Etat concentré sur des missions régaliennes, séverement limitées.
Alors oui, esperons que la révolution Wikileaks ne fasse que commencer, car elle est le corrolaire nécessaire des formidables potentialités liberticides que la technologie donne à quelques uns. Surveillons les surveillants !
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vendredi 11 février 2011
MASQUE CHIRAC
En 2002, au Gabon, un masque de Jacques Chirac fait son apparition au beau milieu d’une cérémonie du rite initiatique bwete.
Ni caricature subversive, ni révérence servile, la représentation rituelle des Blancs permet de rejouer autrement la relation qu’on entretient avec eux. Ces figurations reposent en effet sur une série de dissimulations, d’inversions et de condensations : le grand homme blanc et l’ancêtre autochtone se répondent en miroir, chacun se révélant au principe du pouvoir de l’autre.
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mardi 8 février 2011
PRÉ-VISIONNISTES
(…...)
"les prophètes sont légion dans nos sociétés modernes, démocratiques, fondées sur la science et la technique. L’expérience du temps du projet est facilitée, encouragée, organisée, voire imposée par maints traits de nos institutions. De partout, des voix plus ou moins autorisées se font entendre qui proclament ce que sera l’avenir plus ou moins proche : le trafic sur la route du lendemain, le résultat des élections prochaines, les taux d’inflation et de croissance de l’année qui vient, l’évolution des émissions de gaz à effet de serre, etc. Ces prophètes que nous appelons prévisionnistes savent fort bien, et nous avec eux, que cet avenir qu’ils nous annoncent comme s’il était inscrit dans les astres, c’est nous qui le faisons.
Nous ne nous rebellons pas devant ce qui pourrait passer pour un scandale métaphysique (sauf, parfois, comme électeurs).
C’est la cohérence de ce mode de coordination par rapport à l’avenir que je me suis employé à dégager. Le meilleur exemple que je connaisse de la prévision de l’avenir dans le temps du projet est celui de la planification française telle que l’avait conçue Pierre Massé et telle que Roger Guesnerie en synthétise l’esprit dans la formule fulgurante suivante : la planification, écrit-il, « visait à obtenir par la concertation et l’étude une image de l’avenir suffisamment optimiste pour être souhaitable et suffisamment crédible pour déclencher les actions qui engendreraient sa propre réalisation » [Guesnerie, 1996]. Cette formule ne peut trouver sens que dans la métaphysique du temps du projet, dont elle décrit parfaitement la boucle reliant le passé et l’avenir. La coordination s’y réalise sur une image de l’avenir capable d’assurer le bouclage entre une production causale de l’avenir et son anticipation auto-réalisatrice."
(….......) ( J.P Dupuy: Le temps , le paradoxe. )
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mardi 11 janvier 2011
Sale jeune petit con.
Combien de fois avons nous entendu la génération de nos parents nous répéter cette jolie phrase.
Et il faut l’avouer, ils n’avaient pas tort. Parce que notre adolescence nous vouait à la révolte.
Nos parents n’y étaient pas pour grand chose d’ailleurs, une génération en poussait une autre, dans la violence. Puis nous sommes devenus parents.
Sale jeune petit con, nous retrouvons nous à dire à notre tour. Sauf que cette fois-ci, la révolte adolescente est bien différente. Et que comble du scandale, nous y sommes pour quelque chose. Car nous avons nous même créé un bâton qui donne des sacrés coups à notre société…
Ce bâton quel est-il ? Le digital. Tout simplement.
Depuis des années, j’observe un changement qui me semble bien plus fondamental que ce que les études ont réussi à montrer jusqu’à aujourd’hui. Car si nous nous sommes tous penchés sur les comportements en ligne des "digital natives", il n’avait jamais été fait de rapport entre le digital et la vie réelle.
C’est pourquoi nous avons lancé l’année dernière avec les équipes de planning digital de JWT Paris une vaste étude ayant un objectif simple : comprendre si le digital avait eu un impact sur leurs comportements. Une étude basée sur un dialogue avec des spécialistes de la psychanalyse et du digital, des entretiens individuels, et une vaste étude quantitative.
Les résultats sont sans appel.
Tout d’abord le digital est la cause de changements de comportements profonds dans la population des "digital natives".
Et telle une onde de choc, cet impact s’est propagé aux autres couches de la population les "digital immigrants".
Nous avons appelé cette étude : « empreintes digitales ».
8 empreintes qu’il faut comprendre pour savoir décortiquer les réactions de nos publics. Pas juste par plaisir mais pour pouvoir remettre en adéquation les actions marketings qui trop souvent n’ont pas réussi à suivre le même rythme, et qui faute d’outils n’avaient pas les moyens de le faire.
Tout d’abord le digital est la cause de changements de comportements profonds dans la population des "digital natives".
Et telle une onde de choc, cet impact s’est propagé aux autres couches de la population les "digital immigrants".
Nous avons appelé cette étude : « empreintes digitales ».
8 empreintes qu’il faut comprendre pour savoir décortiquer les réactions de nos publics. Pas juste par plaisir mais pour pouvoir remettre en adéquation les actions marketings qui trop souvent n’ont pas réussi à suivre le même rythme, et qui faute d’outils n’avaient pas les moyens de le faire.
Dans les jours qui viennent, je découvrirai chacune de ces empreintes, leurs manifestations, les comportements qui les caractérisent, tout en m’efforçant d’en tirer des premières pistes de réflexion pour nos manières de communiquer.
EMPREINTES DIGITALES : N°1
Le digital, les natives, quel impact ? Voici la première dans la série des empreintes digitales que nous dévoilons de notre étude. Une empreinte qui n’a rien de virtuel mais qui est la première démonstration de l’impact du digital dans les comportements réels.
LE « POWER OF NOW »
LE « POWER OF NOW »
Le livre de JLSS sorti la semaine dernière est édifiant : intitulé "trop vite", il fait le procès d’une société dans laquelle tout va "trop vite". « Notre goût pour la vitesse nous aveugle » se plaint il.
Car c’est un fait, les "digital natives" ne supportent pas d’attendre. ET ce n’est pas juste de la vitesse qu’il s’agit, mais aussi du développement de véritables syndromes addictifs.
72% des 12-25 ans déclarent ne pas pouvoir se passer d’internet pendant une journée. « c’est le premier geste tous les matins, avant mon café, je regarde ce qu’il s’est passé » (Marie 22 ans).
En moyenne, ils envoient 60 à 80 sms par jour… 45% vérifient leur boite mail plus de 5 fois par jour, absolument partout : 67% utilisent internet au lit, en pyjama.
L’attente est donc tout simplement inconcevable, la BBC ayant estimé la tolérance à l’attente sur le web à 9 secondes.
Ils ont donc naturellement développé une véritable intolérance à toute forme d’attente, à la frustration ou au manque.
72% des 12-25 ans déclarent ne pas pouvoir se passer d’internet pendant une journée. « c’est le premier geste tous les matins, avant mon café, je regarde ce qu’il s’est passé » (Marie 22 ans).
En moyenne, ils envoient 60 à 80 sms par jour… 45% vérifient leur boite mail plus de 5 fois par jour, absolument partout : 67% utilisent internet au lit, en pyjama.
L’attente est donc tout simplement inconcevable, la BBC ayant estimé la tolérance à l’attente sur le web à 9 secondes.
Ils ont donc naturellement développé une véritable intolérance à toute forme d’attente, à la frustration ou au manque.
Le nouveau magazine "Be" l’exprime tout à fait clairement, s’appelant même « le magazine pour la now génération : pour ceux et celles qui veulent tout, tout de suite, même avant Paris Hilton ».
Car le digital nous a donné exactement cela : tout, tout de suite. Et si c’est possible dans le virtuel, ça devient nécessaire dans le réel.
Car le digital nous a donné exactement cela : tout, tout de suite. Et si c’est possible dans le virtuel, ça devient nécessaire dans le réel.
Communiquer avec cette génération nécessite de prendre les devants. Car la communication devient exactement comme un paquet de chips : « c’est bon uniquement quand ça sort tout juste du paquet ».
Simple, rapide, impactant : avec une capacité d’absorption de message qui ne dépasse pas le peu de temps auquel on va y faire attention. La simplicité devient une question de survie. Il faut maintenant prendre en compte que notre public souffre de ce que les Américains appellent l’« attention disorder ».
Immédiat, instantané : la prime est maintenant donnée à la gratification immédiate. Le succès des applications iphone ou ovi en sont un bon exemple, permettant d’accélérer toute recherche, celui de la promotion immédiate Kit Kat aussi : je mange donc je gagne.
Si ces éléments viennent changer les messages, la stratégie des moyens se transforme aussi. Car ces nouveaux comportements ont une autre implication qui est de taille : la durée de vie des messages se raccourcit. Un produit, un message, une marque se doit d’évoluer. Car si pour rester sur place il faut courir, pour avancer, il faut aller deux fois plus vite. Et ceci va nous demander de construire des messages qui évoluent, rapidement. Comme Kit Kat encore ou le film de lancement est rapidement relayé par de nouveaux messages, rythmés dans le temps afin de faire vivre l’intérêt de la cible pour le message.
Simple, rapide, impactant : avec une capacité d’absorption de message qui ne dépasse pas le peu de temps auquel on va y faire attention. La simplicité devient une question de survie. Il faut maintenant prendre en compte que notre public souffre de ce que les Américains appellent l’« attention disorder ».
Immédiat, instantané : la prime est maintenant donnée à la gratification immédiate. Le succès des applications iphone ou ovi en sont un bon exemple, permettant d’accélérer toute recherche, celui de la promotion immédiate Kit Kat aussi : je mange donc je gagne.
Si ces éléments viennent changer les messages, la stratégie des moyens se transforme aussi. Car ces nouveaux comportements ont une autre implication qui est de taille : la durée de vie des messages se raccourcit. Un produit, un message, une marque se doit d’évoluer. Car si pour rester sur place il faut courir, pour avancer, il faut aller deux fois plus vite. Et ceci va nous demander de construire des messages qui évoluent, rapidement. Comme Kit Kat encore ou le film de lancement est rapidement relayé par de nouveaux messages, rythmés dans le temps afin de faire vivre l’intérêt de la cible pour le message.
Pauvre JLSS, qui pense que le monde va "trop vite". Une position qui n’est pas fausse. Mais il serait dangereux de se réfugier dans cette posture. Car si le monde va "trop vite", il n’a même pas encore atteint sa vitesse de croisière : l’ancienne génération freine encore…
EMPREINTES DIGITALES : N°2PAS DE LOI POUR M’INTERDIRE.
Si dans la vie réelle, les sources d’autorité avaient tendance à disparaître, le digital a littéralement fait exploser toute forme d’interdiction.
La contrainte est ignorée, stigmatisée même. Sur Facebook apparaissent maintenant des "dedipix" : dédicaces sur le corps qui s’échangent contre quelques centaines de commentaires, chatroulette la nouvelle coqueluche du web est un lieu d’exhibitionnisme sans limite. Skyblog censure en moyenne 32 000 photos par jour.
Et comme tout "interdit" n’est là que pour être remis en cause, 58% déclarent ouvertement avoir téléchargé illégalement. « Pirater ce n’est pas voler » nous disent ils.
Cette habitude n’a plus rien de virtuel, les medias nous en offrent une belle démonstration tous les jours : la semaine dernière c’étaient 3 adolescentes qui tabassaient une chauffeur de bus qui ne voulait pas faire un détour pour les déposer chez elles…
Deux fois plus de 15-25 ans ont gouté la cocaïne en seulement trois ans et les apéros géants de Facebook nous faisant une éblouissante démonstration du "binge" drinking. La police aura bien du mal à arrêter ce nouveau mouvement qui justement veut reprendre le contrôle des villes grâce au web – et je dois avouer que je pense qu’ils ont bien raison…
Ce n’est plus juste une rébellion qui passera, l’impact sur ces générations sera profond, 63% d’entre eux pensant que leurs parents ne sont pas les meilleurs représentants de l’autorité, et 4% considérant que leurs professeurs pourraient l’être.
Et comme tout "interdit" n’est là que pour être remis en cause, 58% déclarent ouvertement avoir téléchargé illégalement. « Pirater ce n’est pas voler » nous disent ils.
Cette habitude n’a plus rien de virtuel, les medias nous en offrent une belle démonstration tous les jours : la semaine dernière c’étaient 3 adolescentes qui tabassaient une chauffeur de bus qui ne voulait pas faire un détour pour les déposer chez elles…
Deux fois plus de 15-25 ans ont gouté la cocaïne en seulement trois ans et les apéros géants de Facebook nous faisant une éblouissante démonstration du "binge" drinking. La police aura bien du mal à arrêter ce nouveau mouvement qui justement veut reprendre le contrôle des villes grâce au web – et je dois avouer que je pense qu’ils ont bien raison…
Ce n’est plus juste une rébellion qui passera, l’impact sur ces générations sera profond, 63% d’entre eux pensant que leurs parents ne sont pas les meilleurs représentants de l’autorité, et 4% considérant que leurs professeurs pourraient l’être.
Une situation qui se révèle assez contradictoire avec leur demande de « respect » et l’appel de 82% d’entre eux pour une autorité plus forte de la part des enseignants.
Dans cette situation, les marques ont un rôle fort à jouer, car très souvent elles deviennent les premières porteuses de sens, de valeurs dans lesquelles ces générations se retrouveront. La créativité d’Apple, le just do it de Nike font bien plus que de vendre des mp3 ou des chaussures.
Mais cette deuxième empreinte digitale pose une véritable problématique aux marques. Car nous sommes face à une génération qui fait des choix tranchés et qui ne veut pas d’une relation purement marchande (qu’elle a appris à contourner).
Apprendre à leur parler, c’est avant tout apprendre à les aborder. Une phase totalement nouvelle dans le marketing aux "digital natives". Car avant de vendre, il faudra apprendre à offrir.
Leur offrir une expérience, un avant goût des valeurs du produit et de la marque, qui les nourrisse d’un imaginaire riche, immersif.
Un marketing qu’ont appris avec succès un nouveau groupe de marques. Uniqlo par exemple, le nouveau succès dans la distribution de mode. Ou Wilkinson qui a apprivoisé ce mode de communication depuis quelques années et qui grâce à Fight for Kisses a pris l’ascendant sur Gilette, le mastodonte aux millions dépensés d’une manière si classique. Un succès qui lui aura valu un Grand Prix Effie l’année dernière.
En France, nous restons très frileux à cette nouvelle méthode de communication. Une recherche d’efficacité qui fait de toute marque une marque de services. Car Apple n’est plus juste un fabricant d’informatique. Les applications faisant au moins autant le succès que le produit lui même. Wilkinson n’est plus juste un fabricant de rasoirs, mais une source de divertissement.
Nos cousins d’Amérique ont bien compris le potentiel de différenciation et d’efficacité de cette façon de communiquer : Burker King, Doritos, FarCry2 savent qu’aujourd’hui, avant de vendre, il faut savoir offrir.
Leur offrir une expérience, un avant goût des valeurs du produit et de la marque, qui les nourrisse d’un imaginaire riche, immersif.
Un marketing qu’ont appris avec succès un nouveau groupe de marques. Uniqlo par exemple, le nouveau succès dans la distribution de mode. Ou Wilkinson qui a apprivoisé ce mode de communication depuis quelques années et qui grâce à Fight for Kisses a pris l’ascendant sur Gilette, le mastodonte aux millions dépensés d’une manière si classique. Un succès qui lui aura valu un Grand Prix Effie l’année dernière.
En France, nous restons très frileux à cette nouvelle méthode de communication. Une recherche d’efficacité qui fait de toute marque une marque de services. Car Apple n’est plus juste un fabricant d’informatique. Les applications faisant au moins autant le succès que le produit lui même. Wilkinson n’est plus juste un fabricant de rasoirs, mais une source de divertissement.
Nos cousins d’Amérique ont bien compris le potentiel de différenciation et d’efficacité de cette façon de communiquer : Burker King, Doritos, FarCry2 savent qu’aujourd’hui, avant de vendre, il faut savoir offrir.
EMPREINTES DIGITALES : N°3ÊTRE « MOI M’AIME » AVEC MES SEMBLABLES
L’image d’Epinal veut que le digital nous a rapproché du monde entier. Avec toute sa diversité.
La réalité est bien différente. Car si effectivement l’ouverture est bien réelle, elle ne se fait en réalité qu’avec des groupes qui se retrouvent autour de centres d’intérêt très particuliers.
La réalité est bien différente. Car si effectivement l’ouverture est bien réelle, elle ne se fait en réalité qu’avec des groupes qui se retrouvent autour de centres d’intérêt très particuliers.
Les digital natives sont tout d’abord une générations hyper connectée. En un an le temps dédié aux réseaux sociaux a explosé de 300%. Sur la tranche des 11-15 ans, ils sont 74% à utiliser le web pour communiquer entre eux. Les 3 premières raisons de connexion sont les instant messengers, les réseaux, et les chats.
Mais cette nouvelle connexion se fait autour de semblables. Des communautés oui, mais de personnes qui se ressemblent. Un nouveau centre de gravité régit par de nouvelles lois :
le narcissisme, et un goût certain pour la mise en scène. Nos écrans de télévision ne se désemplissent pas d’émissions du genre : "paumés ayant un secret, paumés célèbres, paumés danseurs, …"
La recherche de l’accident qui devient une belle raison de se faire remarquer.
L’échange devenu marchand, tout devenant objet potentiel de marchandise qu’il soit financier ou non. Une signature sur fesses vaut aujourd’hui 200 commentaires.
Une nouvelle réalité qui met en déroute les principes du marketing de masse qui nous permet avec 30 jolies petites secondes de toucher une masse consommatrice.
Ne soyons pas fou. Ceci reste vrai. Mais ne soyons pas aveugle, la grande majorité des annonceurs ignorent purement et simplement l’opportunité qu’offrent les communautés. Aujourd'hui on ne nous nous demande pas simplement un ciblage plus précis, mais un ciblage ultra précis. Celui-ci dépasse les critères traditionnels d’âge, de catégories socio-culturelles, pour intégrer des nouveaux critères comme la sphère émotionnelle, les rêves, et des intérêts très précis.
Un environnement où la marque va devoir toucher leurs centres d’intérêt, leurs préoccupations, bref leur monde et sa singularité.
le narcissisme, et un goût certain pour la mise en scène. Nos écrans de télévision ne se désemplissent pas d’émissions du genre : "paumés ayant un secret, paumés célèbres, paumés danseurs, …"
La recherche de l’accident qui devient une belle raison de se faire remarquer.
L’échange devenu marchand, tout devenant objet potentiel de marchandise qu’il soit financier ou non. Une signature sur fesses vaut aujourd’hui 200 commentaires.
Une nouvelle réalité qui met en déroute les principes du marketing de masse qui nous permet avec 30 jolies petites secondes de toucher une masse consommatrice.
Ne soyons pas fou. Ceci reste vrai. Mais ne soyons pas aveugle, la grande majorité des annonceurs ignorent purement et simplement l’opportunité qu’offrent les communautés. Aujourd'hui on ne nous nous demande pas simplement un ciblage plus précis, mais un ciblage ultra précis. Celui-ci dépasse les critères traditionnels d’âge, de catégories socio-culturelles, pour intégrer des nouveaux critères comme la sphère émotionnelle, les rêves, et des intérêts très précis.
Un environnement où la marque va devoir toucher leurs centres d’intérêt, leurs préoccupations, bref leur monde et sa singularité.
Voici une empreinte qui si elle est devenue assez à la mode a bien du mal a trouver son chemin vers le marketing. Car si le terme ‘community manager’ est le nouveau buzz word, il est souvent dénué de véritable sens, et surtout de véritable pouvoir. La vérité est qu’on se préoccupe beaucoup du community manager, et trop peu du community managé(es). Alors que de relier le réel avec ces communautés pourrait avoir un impact formidable sur une entreprise, en la mettant peut être pour la première fois en flux tendu, en prise directe avec les aspirations et désirs de ses consommateurs. A prendre !
EMPREINTES DIGITALES : N°4JE SAIS TOUT.
Avec 65% des Digital Natives considérant internet comme leur première source d’information, les cartes du savoir ont été totalement redistribuées. Poussant mêmes certaines universités à vouloir revoir leurs cursus. Car le "par cœur" n’a plus le même pouvoir face à des étudiants capables de trouver la réponse à toutes questions en un clic.
Un savoir qui devient donc plus autonome, plus personnalisé, offrant du savoir "à la carte", et plus individualisé comme le montre par exemple le succès de l’apprentissage de la musique via internet.
Et pourtant combien de critiques se portent sur ce savoir digitalisé, car si Wikipedia se classe au 12ème rang des sites les plus visités en France, l’exactitude des informations trouvées sont souvent aléatoires… mais une information aujourd’hui est plus crédible lorsqu’elle vient d’une communauté "amie" que d’une source traditionnelle d’autorité. Et voilà professeurs, politiques, et marques sommés de se justifier. Un exercice souvent périlleux auquel ils se brûlent souvent car cette remise en cause est aussi difficile à accepter qu’inhabituelle.
Que ce soit des grands groupes industriels accusés par des groupes de consommateurs, ou des politiques soumis à la pression de la rue (comme nous avons pu le voir lors des dernières manifestations étudiantes), la vérité vient du web. Souvent d’ailleurs les tentatives de négation n’ont fait qu’attiser la flamme, redonnant plus de crédibilité aux accusations. Le récent épisode de "la rumeur" Sarkozy/Bruni en est un bon exemple…
Pour appréhender le monde des digital natives, il faut bien comprendre que pour eux nous sommes maintenant tous égaux face à l’information, que les sources d’autorité doivent avant d’être crédibles, savoir se justifier, et que le savoir est devenu individualiste. Un savoir personnifié, personnalisé. Il n’est donc plus surprenant de retrouver notre président de la république assis à la même table que son public et s’appelant par leur prénom.
Avec 65% des Digital Natives considérant internet comme leur première source d’information, les cartes du savoir ont été totalement redistribuées. Poussant mêmes certaines universités à vouloir revoir leurs cursus. Car le "par cœur" n’a plus le même pouvoir face à des étudiants capables de trouver la réponse à toutes questions en un clic.
Un savoir qui devient donc plus autonome, plus personnalisé, offrant du savoir "à la carte", et plus individualisé comme le montre par exemple le succès de l’apprentissage de la musique via internet.
Et pourtant combien de critiques se portent sur ce savoir digitalisé, car si Wikipedia se classe au 12ème rang des sites les plus visités en France, l’exactitude des informations trouvées sont souvent aléatoires… mais une information aujourd’hui est plus crédible lorsqu’elle vient d’une communauté "amie" que d’une source traditionnelle d’autorité. Et voilà professeurs, politiques, et marques sommés de se justifier. Un exercice souvent périlleux auquel ils se brûlent souvent car cette remise en cause est aussi difficile à accepter qu’inhabituelle.
Que ce soit des grands groupes industriels accusés par des groupes de consommateurs, ou des politiques soumis à la pression de la rue (comme nous avons pu le voir lors des dernières manifestations étudiantes), la vérité vient du web. Souvent d’ailleurs les tentatives de négation n’ont fait qu’attiser la flamme, redonnant plus de crédibilité aux accusations. Le récent épisode de "la rumeur" Sarkozy/Bruni en est un bon exemple…
Pour appréhender le monde des digital natives, il faut bien comprendre que pour eux nous sommes maintenant tous égaux face à l’information, que les sources d’autorité doivent avant d’être crédibles, savoir se justifier, et que le savoir est devenu individualiste. Un savoir personnifié, personnalisé. Il n’est donc plus surprenant de retrouver notre président de la république assis à la même table que son public et s’appelant par leur prénom.
Bienvenue dans un monde où l’information est donc détenue également par toutes et tous, et où les références (l’autorité) a disparu.
Un monde où beaucoup de marques tentent de naviguer en tutoyant, en parlant à la troisième personne du singulier : "you". Un comportement de surface qui est voué à rester au mieux totalement ignoré, au pire source d’inspiration pour devenir la cible d’attaques.
A ce narcissisme de leur public, il faut répondre différemment. Par l’interaction. Un dialogue qu’il est possible de nourrir en offrant des clés pour comprendre le monde qui entoure les digital natives, en les encourageant à le découvrir. Et surtout, en leur donnant le moyen de le faire comme les applications d’Apple où de Nokia, de très bons exemples de réponse à ces attentes.
EMPREINTES DIGITALES : N°5EMOTION-CENTRIC
S'il existe un monde où se démarquer est un exercice de style, c’est bien le monde digital. Plus de 240 millions de sites web (un doublement en trois ans), 150 millions de vidéos sur YouTube.
Tout contenu se doit de rivaliser d’audace pour capter l’attention. C’est le royaume de l’émotion. Qui offre le plus de frissons attire le mieux l’attention. D’autant plus que le temps moyen passé sur un site est en moyenne de 56 secondes… Le plaisir doit être intense, fort, immédiat. Tout à fait comme dans chatroulette où on ‘next’ au moindre signe d’ennui.
Un comportement qui va se retrouver dans toute la consommation media : quand la star ac devient molle, le plus extrême Secret Story vient au secours de TF1.
Quand le cinéma se pirate sur la toile, la 3D lui rend ses lettres de plaisir.
Sur Facebook on ne dit pas « ça m’intéresse » ou « c’est juste » mais « j’aime ».
Un mouvement difficile à cerner car il ne s’agit pas simplement d’une pirouette de forme. C’est en fait un mouvement qui demande de voir un produit, un discours, un moment d’entertainment sous un jour émotionnel et non plus juste rationnel.
Pour nos métiers de marketing, il s’agit donc de porter le rationnel des discours de marques, en surprenant. Car ce nouveau public ne retient que ce qui l’étonne, l’époustoufle, le fait rire souvent même.
Les marques qui marquent, celles que l’on veut porter, utiliser et donc acheter sont celles qui surprennent le plus.
Tout contenu se doit de rivaliser d’audace pour capter l’attention. C’est le royaume de l’émotion. Qui offre le plus de frissons attire le mieux l’attention. D’autant plus que le temps moyen passé sur un site est en moyenne de 56 secondes… Le plaisir doit être intense, fort, immédiat. Tout à fait comme dans chatroulette où on ‘next’ au moindre signe d’ennui.
Un comportement qui va se retrouver dans toute la consommation media : quand la star ac devient molle, le plus extrême Secret Story vient au secours de TF1.
Quand le cinéma se pirate sur la toile, la 3D lui rend ses lettres de plaisir.
Sur Facebook on ne dit pas « ça m’intéresse » ou « c’est juste » mais « j’aime ».
Un mouvement difficile à cerner car il ne s’agit pas simplement d’une pirouette de forme. C’est en fait un mouvement qui demande de voir un produit, un discours, un moment d’entertainment sous un jour émotionnel et non plus juste rationnel.
Pour nos métiers de marketing, il s’agit donc de porter le rationnel des discours de marques, en surprenant. Car ce nouveau public ne retient que ce qui l’étonne, l’époustoufle, le fait rire souvent même.
Les marques qui marquent, celles que l’on veut porter, utiliser et donc acheter sont celles qui surprennent le plus.
Car en provoquant ces émotions, le marques redeviennent source de plaisir, valorisent l’actif (vs le passif), et favorisent le partage au sein d’une même communauté.
Et c’est bien l’avantage, car toute source de plaisir est maintenant partagée, permettant aux marques qui l’ont compris de démultiplier leurs efforts marketing. Un effet dont ont largement profités Fight for Kisses de Wilkinson, tout comme les bébés d’Evian, devenu un record mondial.
Et c’est bien l’avantage, car toute source de plaisir est maintenant partagée, permettant aux marques qui l’ont compris de démultiplier leurs efforts marketing. Un effet dont ont largement profités Fight for Kisses de Wilkinson, tout comme les bébés d’Evian, devenu un record mondial.
EMPREINTES DIGITALES : N°6L’ELOGE DU RACCOURCI.
Statuts Facebook, updaté 1,5 fois par jour, chats, 60 à 80 sms envoyés en moyenne par jour, un nouveau langage s’est créé. Smileys, abréviations, acronymes. La communication devient plus saccadée, courte, rapide, plus visuelle souvent.
Une rapidité qui est voulue par l’outil lui même, mais aussi par le nombre de conversations, la masse d’informations reçue en même temps. La durée d’attention se raccourcie, et l’essentiel devient le raccourci lui même.
Statuts Facebook, updaté 1,5 fois par jour, chats, 60 à 80 sms envoyés en moyenne par jour, un nouveau langage s’est créé. Smileys, abréviations, acronymes. La communication devient plus saccadée, courte, rapide, plus visuelle souvent.
Une rapidité qui est voulue par l’outil lui même, mais aussi par le nombre de conversations, la masse d’informations reçue en même temps. La durée d’attention se raccourcie, et l’essentiel devient le raccourci lui même.
Une donnée qui redéfinit totalement la manière de consommer les medias par exemple, avec comme conséquence directe l’importance des accroches et du sensationnel.
Mais aussi et surtout une nouvelle façon de "consommer" sa relation aux autres. On largue par sms, c’est plus rapide et moins compliqué, les relations mêmes sexuelles se consomment plus vite, sans aller chercher plus loin que la nuit passée ensemble.
Ce qui à la surface n’est qu’une nouvelle manière d’écrire a un impact beaucoup plus fondamental en vérité.
Une empreinte qui a des conséquences fortes pour la communication :
Tout d’abord avoir la capacité de se dire que des consommateurs ne veulent a priori pas de relation avec la majorité des marques, il n’en a pas le temps. Sauf si l’expérience offerte est plus qu’à la hauteur…
Un besoin ensuite d’ultra simplification des messages. Un réflexe vous me direz normal et qui est la définition même d’une bonne communication. Sauf que depuis maintenant 10 ans, les messages se sont complexifiés. Que poussés par un besoin d’innovation, la majorité de ceux que nous avons à traiter porte en fait de nombreuses promesses. Si vous voulez en avoir le cœur net, penchez vous sur un break radio. Et comptez les messages. En moyenne, 4 pour un spot de 30 secondes.
Mais aussi et surtout une nouvelle façon de "consommer" sa relation aux autres. On largue par sms, c’est plus rapide et moins compliqué, les relations mêmes sexuelles se consomment plus vite, sans aller chercher plus loin que la nuit passée ensemble.
Ce qui à la surface n’est qu’une nouvelle manière d’écrire a un impact beaucoup plus fondamental en vérité.
Une empreinte qui a des conséquences fortes pour la communication :
Tout d’abord avoir la capacité de se dire que des consommateurs ne veulent a priori pas de relation avec la majorité des marques, il n’en a pas le temps. Sauf si l’expérience offerte est plus qu’à la hauteur…
Un besoin ensuite d’ultra simplification des messages. Un réflexe vous me direz normal et qui est la définition même d’une bonne communication. Sauf que depuis maintenant 10 ans, les messages se sont complexifiés. Que poussés par un besoin d’innovation, la majorité de ceux que nous avons à traiter porte en fait de nombreuses promesses. Si vous voulez en avoir le cœur net, penchez vous sur un break radio. Et comptez les messages. En moyenne, 4 pour un spot de 30 secondes.
Pour retrouver l’efficacité sur une cible qui n’a pas l’attention facile, il va falloir donc retrouver de la simplicité. A l’extrême.
Et pour finir, une cible qu’il va falloir toucher d’une nouvelle manière, dépassant les mots pour se faire plus sensorielle. L’anticipation de la sensation, du bénéfice, qu’il soit gustatif, olfactif, tactile et auditif, autant de signes qui permettent la projection créant un désir d’achat. Plus un détail n’est anodin. Ce n’est plus juste l‘idée qui se doit bonne, rapide et enthousiasmante, le psssst de coca cola, le violet de Cadbury jouent un rôle tout aussi important que l’idée qui les portent.
Une technique que connaissent bien les distributeurs. Nous offrant une multitude de raccourcis sensoriels. Que ce soit les nouveaux concept store, les magasins de luxe, ou même les supermarchés locaux. Dans les premiers on vous offre une projection immédiatement étonnante, dans la deuxième on nous enivre de codes de marques, et dans le troisième on vous fait entrer par le rayon fruits et légumes pour vous donner une impression de fraicheur et allumer vos sens.
Et pour finir, une cible qu’il va falloir toucher d’une nouvelle manière, dépassant les mots pour se faire plus sensorielle. L’anticipation de la sensation, du bénéfice, qu’il soit gustatif, olfactif, tactile et auditif, autant de signes qui permettent la projection créant un désir d’achat. Plus un détail n’est anodin. Ce n’est plus juste l‘idée qui se doit bonne, rapide et enthousiasmante, le psssst de coca cola, le violet de Cadbury jouent un rôle tout aussi important que l’idée qui les portent.
Une technique que connaissent bien les distributeurs. Nous offrant une multitude de raccourcis sensoriels. Que ce soit les nouveaux concept store, les magasins de luxe, ou même les supermarchés locaux. Dans les premiers on vous offre une projection immédiatement étonnante, dans la deuxième on nous enivre de codes de marques, et dans le troisième on vous fait entrer par le rayon fruits et légumes pour vous donner une impression de fraicheur et allumer vos sens.
EMPREINTES DIGITALES : N°7JE M’EN PAYE… SI C’EST GRATUIT.
Le digital est vraiment l’avènement de l’économie du gratuit. Que cela plaise aux législateurs, majors, medias… l’internet ne coûte à priori rien.
Ils sont 11 millions de Français à télécharger des contenus sans les payer, sur BitTorrent 850 000 fichiers sont téléchargeables gratuitement.
Et tout est à portée de main : logiciels, films, jeux, livres et musique bien sûr.
Même sans tricher puisque Deezer, Spotify et Last FM par exemple vous mettent tout le contenu que vous souhaitez en streaming, sans même utiliser votre disque dur.
Une économie qui a un certain grain de "Magie" qui est cependant devenue norme.
Une magie que les digital natives vont donc demander aux marques d’apporter si elles veulent avoir leur attention et leur portefeuille.
Une marque voulant leur parler va devoir apprendre une de trois choses :
- L’expérience sans engagement, le test, la possibilité de sortir d’un contrat à tout moment et sans pénalité, le satisfait ou remboursé, sont autant de formules à succès. Et leur contraire est souvent devenu source de conflit.- La récompense immédiate, tout y est propice: l’attention prêtée, le temps accordé, la fidélité, ou l’influence exercée. Un exercice qu’a bien compris un réseau que je trouve personnellement passionnant s’appelant ctzar. Un des meilleurs exemples en son genre de gestion de communauté.- L’impossible devenu réalité. Une marque comme H&M en est devenu coutumier. Offrir une veste Lagerfeld à moins de 100 euros, une paire de Jimmy Choo à un peu plus de 100 euros, les digital Natives attendent que les marques développent au cœur même de leur offre la magie qu’ils ont l’habitude de vivre sur le Web.
Le digital est vraiment l’avènement de l’économie du gratuit. Que cela plaise aux législateurs, majors, medias… l’internet ne coûte à priori rien.
Ils sont 11 millions de Français à télécharger des contenus sans les payer, sur BitTorrent 850 000 fichiers sont téléchargeables gratuitement.
Et tout est à portée de main : logiciels, films, jeux, livres et musique bien sûr.
Même sans tricher puisque Deezer, Spotify et Last FM par exemple vous mettent tout le contenu que vous souhaitez en streaming, sans même utiliser votre disque dur.
Une économie qui a un certain grain de "Magie" qui est cependant devenue norme.
Une magie que les digital natives vont donc demander aux marques d’apporter si elles veulent avoir leur attention et leur portefeuille.
Une marque voulant leur parler va devoir apprendre une de trois choses :
- L’expérience sans engagement, le test, la possibilité de sortir d’un contrat à tout moment et sans pénalité, le satisfait ou remboursé, sont autant de formules à succès. Et leur contraire est souvent devenu source de conflit.- La récompense immédiate, tout y est propice: l’attention prêtée, le temps accordé, la fidélité, ou l’influence exercée. Un exercice qu’a bien compris un réseau que je trouve personnellement passionnant s’appelant ctzar. Un des meilleurs exemples en son genre de gestion de communauté.- L’impossible devenu réalité. Une marque comme H&M en est devenu coutumier. Offrir une veste Lagerfeld à moins de 100 euros, une paire de Jimmy Choo à un peu plus de 100 euros, les digital Natives attendent que les marques développent au cœur même de leur offre la magie qu’ils ont l’habitude de vivre sur le Web.
Une tendance qui est plus que stimulante car elle remet la différenciation au cœur de l’offre des marques, loin des simples appellations ou gadgets marketing. Pour nous rappeler comme le dit Addidas que "impossible is nothing"…
EMPREINTES DIGITALES : N°8LE CONSOPOUVOIR…
Dernière des empreintes digitales de l’étude JWT, elle est à la fois la somme de toutes celles qui la précèdent(voir les articles précédents), et la plus violente.
Car qui en fait l’expérience sans y avoir été préparé, ne l’oublie rarement. Et que les entreprises ou personnalités qui aujourd’hui se portent en donneurs de leçons sont le plus souvent celles qui en ont souffert les premières…
Dernière des empreintes digitales de l’étude JWT, elle est à la fois la somme de toutes celles qui la précèdent(voir les articles précédents), et la plus violente.
Car qui en fait l’expérience sans y avoir été préparé, ne l’oublie rarement. Et que les entreprises ou personnalités qui aujourd’hui se portent en donneurs de leçons sont le plus souvent celles qui en ont souffert les premières…
Et de pouvoir poser des questions (et exiger des réponses) à des marques ou des personnalités auparavant fermées dans des tours d’ivoire a totalement changé la donne.
tout d’abord les stars se mettent à vos genoux :
http://lefreddie.posterous.com/the-power-of-the-web-whos-the-new-star-you-yo
mais aussi maintenant les marques dans ce medlay étonnant :
Un pouvoir qui s’exerce sans vergogne et qui n’est pas non plus anodin quand on sait qu’en moyenne, 68% des internautes Français se renseignent sur le web avant d’acheter. E tque 74% des salariés pensent qu’il est facile de détruire la réputation d’une marque sur les réseaux sociaux…
Et ils ne se gênent pas. Quelques exemples ?
Une vidéo sur Youtube montrant qu’un antivol Kryptonite peut s’ouvrir avec un stylo foait plus de 2,000,000 de vues. Et un coût de 10M$ pour l’entreprise.
Un technicien Comcast s’endort sur le sofa pendant qu’il ‘répare’ l’accès au cable ? 3 ans après la vidéo continue de s’afficher en tête de la recherche Comcast sur YouTube. Tapez Comcast sleeping et google vous offre 437 000 pages à consulter.
Une vidéo sur Youtube montrant qu’un antivol Kryptonite peut s’ouvrir avec un stylo foait plus de 2,000,000 de vues. Et un coût de 10M$ pour l’entreprise.
Un technicien Comcast s’endort sur le sofa pendant qu’il ‘répare’ l’accès au cable ? 3 ans après la vidéo continue de s’afficher en tête de la recherche Comcast sur YouTube. Tapez Comcast sleeping et google vous offre 437 000 pages à consulter.
Dove dénonce le danger pour les enfants d’être exposés à une certaine vue de la femme- avec 800 000 vues. La réaction de Greenpeace dénonçant l’effet de Dove dans une parodie est vu 1,200,000 fois soit 50% de plus.
Le social shopping est donc la nouvelle façon de vivre. On n’a plus peur d’interpeler le président de la république sur un plateau de télévision comme dans la rue. On s’attaque aussi à des marques qui pourtant se croyaient protégées par leur capital de marque. Parler, donner son avis, faire changer, les consommateurs se place maintenant plus en spectateurs ébahis, mais en véritable arbitre.
Consommer est devenu acte de vote, de jugement, d’exécution quand il le faut où de création.
Le social shopping est donc la nouvelle façon de vivre. On n’a plus peur d’interpeler le président de la république sur un plateau de télévision comme dans la rue. On s’attaque aussi à des marques qui pourtant se croyaient protégées par leur capital de marque. Parler, donner son avis, faire changer, les consommateurs se place maintenant plus en spectateurs ébahis, mais en véritable arbitre.
Consommer est devenu acte de vote, de jugement, d’exécution quand il le faut où de création.
Car ils ont aussi le pouvoir de promouvoir. De devenir eux même ambassadeurs. Apple maître en l’espèce nous en fait tous les jours la démonstration. Mais d’autres marques plus étonnantes comme Domino’s pizza ont aussi réussi à comprendre que sans changer de ton totalement, la perte était certaine. Et leur démonstration de transparence, d’humilité mais aussi de détermination et de savoir faire est sans appel et un succès retentissant. Faites un tour du côté de Domino’s Pizza turnaround sur YouTube pour voir pour vous mêmes.
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