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mardi 6 décembre 2011

Un exemple de Contre-terrorisme commerciale

Cher Monsieur,
Je vous écris pour vous remercier d’avoir refusé le chèque qui m’aurait permis de payer le plombier le mois dernier. Selon mes calculs, trois microsecondes se sont écoulées entre la présentation du chèque et l’arrivée sur mon compte des fonds nécessaires à son paiement.
Je fais référence, évidemment, au dépôt mensuel automatique de ma pension, une procédure qui, je dois l’admettre, n’a cours que depuis huit ans.
Il me faut d’ailleurs vous féliciter d’avoir saisi cette fugace occasion et débiter mon compte des 30 Euros de frais pour le désagrément causé à votre banque.
Ma gratitude est d’autant plus grande que cet incident m’a incité à revoir la gestion de mes finances.
J’ai remarqué qu’alors que je réponds personnellement à vos appels téléphoniques et vos lettres, je suis en retour confrontée à l’entité impersonnelle, exigeante, programmée, qu’est devenue votre banque.
A partir d’aujourd’hui, je décide de ne négocier qu’avec une personne de chair et d’os.
Les mensualités du prêt hypothécaire ne seront dorénavant plus automatiques mais arriveront à votre banque par chèques adressés personnellement et confidentiellement à un(e) employé(e) de votre banque que je devrai donc sélectionner.
Soyez averti que toute autre personne ouvrant un tel pli consiste en une infraction au règlement postal.
Vous trouverez ci-joint un formulaire de candidature que je demanderai à l’employé(e) désigné(e) de remplir. Il comporte huit pages, j’en suis désolée, mais pour que j’en sache autant
sur cet employé(e) que votre banque en sait sur moi, il n’y a pas d’alternative.
Veuillez noter que toutes les pages de son dossier médical doivent être contresignées par un notaire, et que les détails obligatoires sur sa situation financière (revenus, dettes, capitaux, obligations) doivent s’accompagner des documents concernés.
Ensuite, à MA convenance, je fournirai à votre employé(e) un code PIN qu’il/elle devra révéler à chaque rendez- vous. Il est regrettable que ce code ne puisse comporter moins de 28 chiffres mais, encore une fois, j’ai pris exemple sur le nombre de touches que je dois presser pour avoir accès aux services téléphoniques de votre banque.
Comme on dit : l’imitation est une flatterie des plus sincères. Laissez-moi développer cette procédure. Lorsque vous me téléphonez, pressez les touches comme suit :
Immédiatement après avoir composé le numéro, veuillez presser l’étoile (*) pour sélectionner votre langue ensuite
Le 1 pour prendre rendez-vous avec moi
Le 2 pour toute question concernant un retard de paiement
Le 3 pour transférer l’appel au salon au cas où j’y serais
Le 4 pour transférer l’appel à la chambre à coucher au cas où je dormirais
Le 5 pour transférer l’appel aux toilettes au cas où………….. …
Le 6 pour transférer l’appel à mon GSM si je ne suis pas à la maison
Le 7 pour laisser un message sur mon PC. Un mot de passe est nécessaire. Ce mot de passe sera communiqué à une date ultérieure à la personne de contact autorisée mentionnée plus tôt.
Le 8 pour retourner au menu principal et écouter à nouveau les options de 1 à 7
Le 9 pour toute question ou plainte d’aspect général. Le contact sera alors mis en attente, au bon soin de mon répondeur automatique.
Le 10, à nouveau pour sélectionner la langue. Ceci peut augmenter l’attente mais une musique inspirante sera jouée durant ce laps de temps.
Malheureusement, mais toujours suivant votre exemple, je devrai infliger le prélèvement de frais pour couvrir l’installation du matériel utile à ce nouvel arrangement.
Puis-je néanmoins vous souhaiter une heureuse, bien que très légèrement moins prospère, nouvelle année ?
Respectueusement, Votre humble cliente.

jeudi 22 septembre 2011

Notre mystique est physique et complètement délirante


Il faut voir la physique comme une mystique, les bouleversements de l'esprit ont mis des siècles à se projeter de quelques esprits allumés à l'opérativité de la matière, transformée par le chiffre. Pour autant la dynamique de contestation et de falsification qui anime le mystique est de celle qui sert d'aiguillon au meilleur esprit scientifique (que l'on se rappelle du rôle de l'alchimie comme pont entre ces deux positions). Pour autant aussi la mystique dans son attachement, dans son caractère fusionnel avec ce qui est, le grand tout, dieu, etc, est un crypto-animisme ou un animisme rénové, réformé, qui se traduit par une puissance d'attachement avec le monde. La rationalité scientifique est tout autre dans ses postulats affichés, elle rejette la subjectivité (et plus encore tout idée de poétique, qui dans ses méandres avec le monde tissent des liens d'amour et de haine), sépare le monde de soi, et jette ses rets sur lui afin de soi-disant l'objectiver. 
Il n'en reste pas moins, que ce sont toujours les mêmes structures anthropologiques qui orientent le mystique et le scientifique, c'est à dire une base émotionnelle, qui d'un côté se construit par une poétique volontariste et de l'autre de manière prétendument rationnelle (c'est à dire dépourvue de cette base). Cette différence a une conséquence fâcheuse, le reniement pathologique, et des effets terribles, la différence radicale établie entre ce qu'est le monde et notre subjectivité, a déclenché une immense opération de recouvrement du monde, matériellement, qui finalement nous enferme dans un monde sans alternative, refusant l'ombre, sans parenté avec le mystère, et qui de surcroît meurt de trouille dans sa caverne super-équipé.
Nous n'aimons pas le monde, nous avons peur du monde, alors nous le repeignons souvent. Au lieu de l'écouter.
Ce n'est que dans les aspects les plus pointues de la physique, les controverses cosmologiques, que finalement le courage de la beauté mystique réapparaît redistribuant et rebattant les cartes de ce qu'il y a, de ce qui est (ou pas), cette physique là fabrique de nouvelles mythologies, une véritable activité spéculative d'origine et de type mystique, malheureusement beaucoup trop éloigné du commun des mortels, et surtout réfractaire à une traduction poétique, les quelques tentatives artistiques intéressé par la jonction avec la science n'étant pas de l'ordre du poétique (mais du marketing). Et comment pourraient-elles l'être, cela fait longtemps que l'art n'a plus rien de poétique. Il n'y a plus de mystère en partage. L'étrangeté radicale du monde que l'on compense de manière hystérisé en le recouvrant d'artefacts physiques et psychiques, n'est plus vécu que sur ce mode pathologique effréné. Un délire sans goût.

mercredi 7 septembre 2011

Capítulo Segundo: De las cosas naturales como la tierra, el agua o el aire

Título primero: De las cosas naturales como bienes comunes


De las primeras verdades que aprende cualquier sociedad es que la tierra no puede, en rigor, tener dueños, pues la mayor parte de las cosas que la facen no son propiedad de nadie, ni pueden serlo. La producción biológica, el ciclo del agua o la mezcla de los gases de la atmósfera pueden ser trastornados por humana mano, pero no dominados de pleno derecho. Y aun si dijéramos, como parece quererse, que en nuestros tiempos el dominio de la naturaleza está completado y cerrado de una vez por todas, no podríamos decir que tal control de la tierra y sus ecosistemas haya llevado a su mejora. Siendo antes cierto lo contrario, pues en todas partes la destrucción avanza y los recursos menguan.
Es sabido también por las sociedades antiguas, que los límites físicos a la apropiación de la naturaleza, hacen de buenas razones para evitar la conversión de la tierra en propiedad privada. Y esto, en la peculiar forma en que es posible tal propiedad, esto es, la propiedad privada de los productos finales de la tierra. Es, de otra parte, hecho reconocido que las tierras comunales, en la medida en que proveen de un sustento material para todos, suponen una garantía para la reproducción de la sociedad. Y que fue precisamente por ello por lo que ésta fue objeto de ataque: primero por los señores feudales, y luego de los nuevos burgueses, en esa inefable operación de cercamiento de los campos, cuyas consecuencias ya conocemos en forma de «miedo al hambre», vagabundeo y desposesión.
Cierto es también que la tierra en común sólo se garantiza si queda asegurada la reproducción de los bienes que la naturaleza provee. Y que al dañar irreversiblemente los productos de la naturaleza y las relaciones de los ecosistemas, a quien se pone en peligro es a la propia existencia humana, y no a una economía descarnada. Es por ello que la tenencia en común de tierra y bienes naturales son garantía de sostenibilidad. Y que frente al decir que lo que «es común no es de nadie» y que no hay mejor forma de agotar un bien que el hecho de que no tenga «dueño», habrá que afirmar que no se puede garantizar mejor lo común que si es de todos y a todos importa. Siendo «todos» la comunidad de iguales cuyas normas son azote de explotadores y oligarcas que por sus normales negocios agotan estos recursos que tanto cuestan.
Art. 4. Se reconoce por esta Carta el carácter contingente y finito de la apropiación de los productos de la naturaleza y la autonomía de las relaciones internas de los ecosistemas frente a los distintos modelos de propiedad. A este propósito se someterán a examen todas las formas de contabilidad al uso, para evitar las trampas que tan frecuentemente hacen pasar por extracción de riqueza la destrucción material del entorno.
Art. 5. Se reconoce también que las instituciones sociales deberán acoplarse a los ecosistemas que humanos, flora y fauna forman, atendiendo siempre a la conservación y mejora de los delicados equilibrios que entre éstos se construyen. Y que lo harán según formas igualitarias en las que tenga voz toda persona afectada por el uso y explotación de los mismos.
Art. 6. El aire y el agua, el mar y sus costas son bienes comunes. Pues así lo decía ya el derecho romano: Naturali iure communia sunt omnium haec: aer et aqua profluens et mare et per hoc litora maris.
Art. 7. Son también comunes los montes, bosques y pastos que todavía existieren a 100 leguas alrededor de Madrid y como tales serán desde ahora mantenidos y aprovechados. Al igual que los regadíos, campiñas y campos que no sean de propiedad y trabajo de una sola familia.
Art 8. Por esta Carta se recogen los tristes restos de las legislaciones del llamado «dominio público», como el dominio marítimo-terrestre y las riberas de los ríos, así como los montes de utilidad pública.

Art. 9. Siendo montes y bosques propiedad común, éstos serán agrupados en grandes lotes para su administración por las Juntas Comunales formadas a tal propósito.

Art 10. Igualmente se establecerán Juntas de Cuidado del Agua y el Aire que velarán por su calidad y buen uso, vigilando y castigando los derroches y sus malos usos.

Art. 11. Los campos que no siendo de propiedad y trabajo de una familia serán repartidos en usufructo a aquellos interesados y amantes del noble arte del cultivo, con el fin de que sean los frutos de sus huertas los que nutran y alimenten a madrileños y madrileñas.

Título segundo: De los bienes naturales y su gestión común en Madrid y en otras regiones del mundo


Cierto es que los comunes son motivo de guerra y enemigos de los grandes poderes del mundo. Pues si en las naciones ricas ha ya tiempo que las tierras pasaron a privadas manos, en las pobres son todavía comunes en buena proporción. Mas siendo estos comunes obstáculo a la explotación de minerales y plantaciones, han sido los países ricos quienes han promovido su cerco y brutal aprovechamiento. Y esto sin mayor rubor. Es así esta paradoja: si en sus discursos abogan por lo verde, en la realidad acaban en lo marrón, y mas pareciera que siendo de boca ecologistas no son sino los lobos de nuevas formas de expropiación. De lo que se deduce que los comunes serán para todos los pueblos y naciones o no serán, y que es voluntad de esta Carta que su ámbito no quede en Madrid, sino que a todo el mundo se extienda.
Art. 12. Siendo las juntas de comunales pequeñas y ajustadas al tamaño de los recursos, serán capaces de federarse hasta abarcar la gestión de los inmensos comunes de este mundo como los grandes bosques, los océanos y la atmósfera. Pues es menester que siendo mar y aire comunes universales, sean bien gobernados para poner fin a su constante empeoramiento.

Art 13. No habrá comercio basado en la expropiación de otras partes del mundo en las que la propiedad privada del suelo se mantenga, o aun peor, aumente. Es así que toda forma de comercio será entre comunidades que mantengan y conserven sus comunes.

Art 14. Es propósito de esta Carta y de otras semejantes saldar la deuda ecológica que a pobres y ricos hoy tanto separa.
Art. 15. Es atentado contra el común todas las formas de privatización clara o encubierta del suelo, así como el envenenamiento de mares, aguas y cielos. Siendo esto gran problema, serán sus responsables expulsados de la comunidad.


jeudi 23 juin 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE

« Nous sommes à peine sur le seuil du plus profond, du plus sombre et du plus large Achab. Nous voilà avec notre corps debout dans le soleil comme un palais plein de merveilles, mais, vous qui cherchez la vérité, descendez sous les fondations, de cave en cave. Dans les profondeurs farouches de l’orgueilleuse construction de l’homme s’ouvre le vaste habitat des civilisations perdues ; et c’est là que sa grandeur essentielle est enracinée dans les ténèbres avec toute sa majesté : héros antique enseveli sous l’entassement des siècles. Les Dieux du ciel libre se moquent de ce roi prisonnier des écroulements de son trône. Mais lui, comme une cariatide accroupie, il porte sur ses épaules glacées l’accumulation des âges. Descendez jusqu’à lui avec l’orgueil et la tristesse de votre âme moderne et parlez à son vieil orgueil et à sa vieille tristesse. Vous retrouvez tout votre propre drame ? Oui, jeunes rois, le vieux roi sauvage connaissait déjà le secret éternellement sauvage de la race humaine. » Hermann Melville, Moby Dick

dimanche 6 mars 2011

LA DANSE DES TÉNÊBRES



      



        Butoh

    Souvent très lente, cette « danse des ténèbres » a été créée d'abord en réaction à l'occidentalisation du Japon,
    inspirée entre autre par l'expressionnisme allemand, "L'Après-midi d'un faune" interprété par Nijinsky, par la littérature des « maudits d'Occident », Artaud, Lautréamont, Bataille, Genet, etc.,
    également d'une réaction à une tradition sclérosante des arts vivants japonais mais dans la lignée du Nô (lenteur, envoûtement, minimalisme, poésie, même extrême...). La bombe d'Hiroshima fut un
    coup de butoir pour se remémorer la douleur ou pour tenter de répondre à la question : « comment peut-on encore danser après l'horreur d'Hiroshima ? » En général cette danse est faite par des
    hommes et des femmes quasi nus et souvent peints de blanc (le blanc et le crane rasé furent amené par la troupe des Dairakudakan).
  

mercredi 23 février 2011

DO MINHO FAISE CAMINHO, O MINHO E PARTE DO CAMINHO

Um País Comprimido

Se me perguntassem onde começa e onde acaba o lugar a que chamo Minho, responderia que começa na Praça do Obradoiro, em Santiago de Compostela, e acaba nas encostas do Douro, ali por volta da Régua. Diria que começa numa aldeia chamada Fiães do Rio, de onde o Gerês se avista ao longe entre nuvens, e acaba no mar imenso entre a foz do Minho e a foz do Ave. Este é o meu Minho: um país comprimido, breve, mas intenso, feito de montanhas, vales e caminhos. Um pequeníssimo país apertado, desenhado por fronteiras simbólicas e poéticas, povoado por igrejas e castelos, solares e casebres. Um lugar onde filho da puta pode não querer dizer filho da puta, onde um vocês vão há-de ser sempre um vós ides e onde os bês de bamos não são bês de brincar.

Namorado de longa data da Galiza, como dizia João Verde, o Minho é transumante: de lugar em lugar, entra e sai do país sem sair dele próprio. Das cidades sempre tão perto às brandas e inverneiras, no Minho anda-se com ritmo, caminha-se todos os dias de um sítio de onde se é para outro a que se pertence. Porque o Minho é caminho: há sempre inúmeros modos diferentes de se chegar de um lugar a outro, da estrada de terra batida à auto-estrada, passando e parando em cruzamentos que os mapas não assinalam.

O Minho é pouco hospitaleiro: é lugar de gentes desconfiadas ao primeiro olhar, amigas de longa data ao segundo, mas sempre tementes a que um estranho lhes tire qualquer coisa. É que no Minho teme-se muito. Quanto mais não seja por ser o lugar onde a sombra de Deus pesa como chumbo. E temendo o Senhor, o Minho consagra-lhe tudo: de catedrais maiores que a vontade, em que o duro granito se vence e detalha pela mão do obreiro, a capelas em cumes onde a pedra lá não chega, passando pelos nomes de todos os montes e de todos os lugares. A maior cidade do Minho é a cidade de Deus e de todas as suas igrejas: Braga, idolátrica em contido esplendor. A paisagem Minhota está cheia de Deus. Até mesmo nos dias em que o Diabo, tão minhoto quanto o Senhor, anda à solta em S. Bartolomeu, em Monção, no Entrudo de Pitões das Júnias e nas pontes a que dá nome.

O Minho não é verde. É bem mais cinzento da chuva e do granito. Reluz prateado de quando em vez depois dos aguaceiros, nas pedras das ruas antigas de Guimarães. É dourado em fundo branco na feminina Viana. Tem a outonália das árvores de folhas grandes avermelhadas, tem a paisagem devastada por fábricas de todas as cores e feitios, semeadas ao sabor do vento, por casas disformes até ao último milímetro do minifúndio, com cozinha no primeiro andar e confecção na garagem.

O Minho é um sítio sem céu. A vista é curta. Esbarra na colina, nas serras. Só lá em cima da Pedra Bela é que vemos o firmamento do mundo todo, dizem os Minhotos, os suficientes Minhotos do bastante Minho.

Mas se o Minho não é céu, é mar de gentes. Imenso da Póvoa e da Vila do Conde, cenário das mais intensas histórias da gesta marinheira, do naufrágio do Veronese ao desembarque do Mindelo, o mar do Minho não rebenta em falésias deslumbrantes. Antes engole o areal de Esposende, quase sem barulhar, no mais traiçoeiro segredo. Porque o Minho é secreto: há sempre um lugar que se esconde, um sítio de que se ouviu falar, tentou ir e com que nunca se conseguiu dar, seja ele solar arrumado na encosta inacessível depois da curva de uma estrada para os lados de Coura, seja ele casa de granito encontrada solitária na Serra do Soajo.

Lugar do passado, de milénios de história dos homens – é do Minho Ponte de Lima, a vila mais antiga, são do Minho os avós dos Celtas -, o Minho lembra-se pouco do futuro. De quando em vez, corre atrás dele e as cidades aceleram e inventam-se. Partem rapidamente atrás do sonho e às vezes parece que o apanham. Mas quando a vida anda mais depressa, o Minho acalma e regressa. Se passarmos o Lindoso, contornando a bacia do Lima, tocamos a Galiza e, pela Ameixoeira, chegamos a Castro Laboreiro, desenhando a paisagem intensa, dramática. Sem sairmos do Minho, viajamos ao princípio do Mundo.



Eduardo Brito, Guimarães, Março de 2009.com referências aos universos de João Verde, Camilo Castelo Branco, Adolfo Luxúria Canibal, Manoel de Oliveira, Francisco Martins Sarmento, Luíz Pacheco e António Pinho Vargas.

lundi 17 janvier 2011

Zen y el arte del mantenimiento de la motocicleta




Zen y el arte del mantenimiento de la motocicletaZen y el arte del mantenimiento de la motocicleta.Una indagación sobre los valores, del filósofo norteamericano Robert M. Pirsig es un maravilloso libro iniciático, de esa clase de libros de culto que leí apenas hace poco más de década que de cuando en cuando releo en época estival y aún hoy me sigue cautivando.
Zen y el arte del mantenimiento de la motocicleta es un libro inclasificable, que engañan por su título [no es propiamente un tratado de Budismo, aunque tiene cierta inspiración zen, ni un manual de mantenimiento de motocicletas, aunque tenga algunas pistas, ni una exactamente una novela, aunque lo parezca], un título que, intuyo, viene dado por la ola de libros titulados "Zen y..." que se publicaron en los contraculturales años 60' y 70' marcados por la contestación"anti-sistema", el movimiento hippie, Vietnam, la psicodelia y la influyente obra californiana del filósofo inglés Alan Watts, títulos que en realidad heredaron su prefijo de la estupenda obra de introducción al Budismo Zen [esta sí] Zen en el arte del tiro con arco, del filósofo alemán Eugen Herrigel, posiblemente uno de los primeros occidentales que junto con el mencionado Alan Watts mejor entendieron y practicaron Zen.

Publicada en Estados Unidos en 1974 [en España veinte años más tarde], donde se sitúa la historia, narra el viaje en motocicleta de la costa este a la costa oeste, de un padre [el mismo] y su hijo [Chris, al que llama Fedro, en honor a la obra de Platón, 
Fedro o de la Belleza]. Hay quien ve en esta obra un tratado de Filosofía, de Moral, de Educación, de Estética, de Diseño y hasta de Metafísica de la Calidad o de la Calidad Transcendente. Es posible. Es una obra polimórfica, que ha inspirado a mucha gente y no deja de sorprender así pasen los años. Lo dicho, os dejo con Robert M. Pirsig.

"Cuando el pensamiento analítico -el cuchillo- es aplicado a la experiencia, siempre hay algo a lo que se le da muerte en el proceso. Esto es cosa entendida en las artes. Mark Twain, después de haber reunido los conocimientos suficientes como para pilotear una embarcación en el Mississippi, descubrió que el río había perdido su belleza".


"Los instrumentos de precisión están destinados a conseguir una idea, la precisión dimensional, cuya perfección es imposible. No hay parte de la motocicleta cuya forma sea perfecta, y nunca la habrá, pero cuando se llega tan cerca como lo permiten estos instrumentos, ocurren cosas notables, y uno echa a volar a través de la campiña impulsado por una fuerza a la que cabría llamar mágica si no fuese tan completamente racional en todos los aspectos. Lo fundamental es la comprensión de esta idea intelectual racional. John contempla la moto y ve acero en diversas formas, experimenta sentimientos negativos respecto a estas formas del acero, y prescinde de todo el asunto. Yo contemplo ahora las formas del acero y veo ideas. El cree que trabajo sobre partes, pero yo trabajo sobre conceptos."
"Hablaba ayer de estos conceptos cuando dije que una motocicleta puede ser dividida según sus componentes y según sus funciones. Y cuando dije que los componentes pueden subdividirse en un conjunto energético y un conjunto de marcha, aparecieron repentinamente nuevos conceptos. Y cada vez que establecía una ulterior división, surgían más conceptos basados en estas divisiones, hasta que tuve una gran pirámide de conceptos. Finalmente, mientras dividía la moto en piezas cada vez más pequeñas, estaba construyendo también una estructura."
"Hay otras muchas clases de estructuras tales como causas que producen largas estructuras en cadena de la forma: "A causa B que causa C que cauda D" y así sucesivamente. Una descripción funcional de la motocicleta esta estructura. Éstas se encuentran normalmente relacionadas entre sí según pautas y directrices tan complejas que nadie puede entender más de una pequeña parte de ellas en toda su vida. El nombre general de estas estructuras interrelacionadas es sistema. La motocicleta es un sistema. Un verdadero sistema."
"Hablar de ciertas instituciones del gobierno y del establishment como "el sistema" es hablar correctamente, puesto que tales organizaciones se fundan en las mismas relaciones conceptuales que una motocicleta. Son sustentadas por relaciones estructurales incluso cuando han perdido todo otro significado y propósito. La gente llega a la fábrica y efectúa una tarea totalmente carente de significado desde las ocho hasta las cinco, sin preguntar por qué exige la estructura que las cosas sean así. No hay en ello un villano, no hay "el malo" deseoso de que ellos vivan estas existencias sin significado; se trata, tan sólo, de que el sistema lo exige y nadie quiere asumir la formidable misión de cambiar la estructura sólo porque carece de significado."
"Pero arrasar una fábrica, rebelarse contra un gobierno o abstenerse de reparar una moto porque es un sistema, es atacar a los efectos más bien que a las causas, y mientras el ataque se realice tan sólo contra los efectos, ningún cambio es posible. El verdadero sistema, el real sistema, es nuestra actual construcción del propio pensamiento sistémico, de la propia racionalidad, y si una fábrica es destruida pero se deja en pie la racionalidad que ella producía, entonces esta racionalidad producirá, simplemente, otra fábrica. Si una revolución destruye un gobierno, pero las pautas sistémicas de pensamiento que producía ese gobierno se dejan intactas, entonces tales pautas se repetirán en el gobierno subsiguiente. Se habla tanto del sistema y se le comprende tan poco..."


"La calidad es una experiencia directa independiente y anterior a las abstracciones intelectuales."
"Calidad no es ni mente ni materia, sino una tercera entidad independiente de las otras dos..., aun cuando la calidad no pueda definirse, usted sabe bien que es."
"¿Y qué es bueno, Fedro, Y qué no lo es?... ¿Necesitamos pedirle a alguien que nos diga estas cosas?."


Para saber más: Robert M. Pirsig Bio y Robert M. Pirsig en Wikipedia

Metafísica de la Calidad en Wikipedia

Zen and the Art of Motorcycle Maintenance [Texto en Html]

Fedro o de la Belleza [Texto en Html]

Algunos clásicos Zen [Texto en Html]

Eugen Herrigel en Wikipedia

Alan Watts en Wikipedia

Zen en Wikipedia

Hippie en Wikipedia

Psicodelia en Wikipedia

Contracultura en Wikipedia

mercredi 15 décembre 2010

L’Empire androgyne

 Or, l’Idée d’Empire, en ouvrant une troisième voie entre l’isolement égotiste et le nivellement collectif, ressuscite aussi une certaine forme d’espoir métapolitique. Diversité ordonnée, hiérarchie au sens étymologique du terme, fondant le principe de l’Autorité sur le Sacré et non plus sur le pouvoir temporel, l’Empire dont rêve Pessoa est à la ressemblance du beau cosmos miroitant, de cette terre clarifiée...          Obscurcie par ses parodies successives, l’Idée d’Empire est devenue aujourd’hui presque incompréhensible. « Tout Empire qui n’est pas fondé sur un impérialisme spirituel est un cadavre régnant, une mort sur un trône » écrit Fernando Pessoa. Il importe ici de retrouver le sens du discernement et ne plus confondre totalité et totalitarisme, unité et uniformité, Autorité et pouvoir, Gloire et réussite, Métaphysique et idéologie, intransigeance et fanatisme, Principes et valeurs.          Alors que les valeurs et les idéologies concernent, selon la formule de 
L'Idée advient comme un scintillement sur la surface des eaux.
Raymond Abellio « l’espèce humaine en tant qu’espèce, dans son ensemble ou ses sous-ensembles » (incluant races, nations, communautés diverses), les Principes concernent l’être humain dans sa solitude communielle. Les valeurs relèvent d’une appartenance grégaire et utilitaire. Les Principes obéissent à l’unique souveraineté de l’Esprit et témoignent d’une vocation héroïque, ascétique, ludique ou contemplative.          « En créant notre propre civilisation spirituelle, écrit Pessoa, nous subjuguerons tous les peuples ; car il n’y a pas de résistance possible contre les forces de l’Esprit et des arts, surtout lorsqu’ils sont organisés, fortifiés par des âmes de généraux de l’Esprit. »          Comment définir exactement cet impérialisme ? Pessoa propose la formule : « Un impérialisme de poètes ». En effet, écrit-il, « l’impérialisme des poètes dure et domine ; celui des politiciens passe et s’oublie s’il n’est rappelé par le chant des poètes. »          L’avenir du Portugal, et, par voie de conséquence, de l’Europe, sortie enfin de la pénombre de son activisme somnambulique, est déjà écrit pour qui sait lire dans les strophes de Bandarra et les quatrains de Nostradamus. Cet avenir, explique Pessoa, c’est d’être tout : « Ne tolérons pas qu’un seul dieu reste à l’extérieur de nous-mêmes. Absorbons tous les dieux ! Nous avons déjà conquis la Mer ; il ne nous reste qu’à conquérir le Ciel en laissant la Terre aux autres... Etre tout, de toutes les manières, parce que la vérité ne peut exister dans la carence. Créons ainsi le Paganisme Supérieur, le Polythéisme Suprême ! »          La rimbaldienne « alchimie du Verbe », la quête de « l’étincelle d’or de la lumière nature » s’anime ainsi d’une impérieuse exigence d’étendre le domaine du Sens. Vasco de Gama des mers et des cieux intérieurs, Pessoa ne cherche point à se perdre dans les abysses de l’indéterminé ou de l’absurde, mais à conquérir. En son dessein cosmogonique et impérial, il suit l’orientation du Soleil-Logos.          De même que Sohrawardî voulut réactualiser la sagesse zoroastrienne de l’ancienne Perse tout en demeurant fidèle à la plus subtile herméneutique abrahamique, Pessoa nous promet le retour de Dom Sébastien, un matin de brouillard, précédant le triomphe du Cinquième Empire.          « Par matin, précise Pessoa, il faut entendre le commencement de quelque chose de nouveau, - époque, phase ou quelque chose de similaire. Par brouillard, il faut entendre que le Désiré reviendra caché et que personne ne s’apercevra de son arrivée et de sa présence. »          Le retour au « paganisme » que suggérait Alvaro de Campos pour en finir avec le matérialisme « qui exprime une sensibilité étroite, une conception esthétique réduite, puisqu’il ne vit pas la vie des choses sur le plan supérieur » n’est en rien un refus de la transcendance mais un appel aux vastes polyphonies de l’Ame du monde, écharpe d’Iris et messagère des dieux.          « Inventons, écrit Pessoa, un Impérialisme Androgyne réunissant qualités masculines et féminines ; un impérialisme nourri de toutes les subtilités féminines et de toutes les forces de structuration masculines. Réalisons Apollon spirituellement. Non pas une fusion du christianisme et du paganisme, mais une évasion du christianisme, une simple et stricte transcendantalisation du paganisme, une reconstruction transcendantale de l’esprit païen. »
Luc-Olivier d'Algange