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dimanche 22 mai 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE

Des révolutions.
Les révolutions étaient le fruit spontané d’évolutions géostratégiques qualifiées d’historiques.
Ces goulots d’étranglements étaient suivis de contre-révolutions correctrices.
L’efficacité des révolutions et contre-révolutions laissant à désirer à cause d’un coût humain et économique exorbitant, nous avons vu fleurir les révolutions façon CIA, par le subventionnement massif des acteurs locaux comme stratégie de déstabilisation : Haïti, Amérique latine, Iran …
Imaginez une fausse révolution plus vraie que vraie en lieu et place d’une contre-révolution. Moins douloureuse mais ayant un résultat identique: une dictature.
Nous avons ensuite connu les révolutions colorées sans finalité ni but, façon match de foot. Les oranges contre les Rouges … L’idée était bonne et a bien fonctionnée mais cette structure est trop facilement reconnaissable et sa reproduction très limitée à cause des lenteurs de son organisation.
Enfin il se passe de drôles de révolutions par les temps qui courent !
Elles possèdent une même structure, un même mode opératoire quel que soit le lieu, la culture ou le contexte local… Nul besoin de construire patiemment et onéreusement des blocs antagonistes elles agissent comme une sorte d’agrégateur d’opinion dont le but est de mettre en mouvement
« M. tout le Monde ».
Remplacez les anciennes rédactions de presse par twitter et des journalistes engagés par de subtils modérateurs rompus aux techniques de manipulation et vous obtenez une forme de fabrication du consentement. Elles suivent les règles de base des « reality show ». Unité de temps infini: l’actualité en mode continu. Une seule unité de lieu symboliquement fort et clos, facilement exploitable par les médias. (par exemple une place au milieu d’un tissu urbain dense avec un fort potentiel de participants)
Et voilà que le 21° siècle essaie de nous faire gober la « Révolution Participative Universelle » qui serait mère de toutes les démocraties.
Partie du moyen Orient, la voilà qui débarque en Europe. Aucune cause, aucun but, des intervenants acteurs d’un happening quotidien. Peu de dégâts, peu de coupables, une révolution sans conséquence. La révolution comme un coup d’éponge sur un tableau noir, on efface le roman précédent sans en écrire un autre.
La révolution préventive. Construire une révolution qui « occupe » les gens avant que ne montent les ferments d’une vraie révolution. Les peuples vont connaître l’amnésie de l’instant présent quotidiennement renouvelé.
Elle est pas belle la vie ?

mardi 18 janvier 2011

Europa: el complejo agro-industrial y sus consecuencias

Documental que aborda la práctica de la Unión Europea de subvencionar su agricultura para competir en condiciones ventajosas con los países del tercer mundo. En el documental también son expuestas las consecuencias que se derivan de esta estrategia comercial para los países subdesarrollados en costes sociales, laborales y migratorios.
Con unos productos agrícolas a precios menores que su coste de producción, Europa inunda los mercados de países cuya agricultura es sostenible, y acaba haciendo inviables los mercados internos de países cuyo tejido agrícola y social es gravemente afectado.
En el documental aparece reflejado entre otros el caso de Ghana, un país que hace años era auto-suficiente alimentariamente, y en un intento de protegerse de la invasión de productos europeos decidió establecer aranceles a los productos foráneos. Organismos internacionales que velan por el buen funcionamiento de la economía como el FMI y el Banco Mundial dictaminaron que esto iba contra las leyes del mercado y obligaron al gobierno de Ghana a eliminarlos.
Paradójicamente, la agricultura europea, que no deja de ser un sector fuertemente planificado económicamente, produce incluso más de lo que consume y exporta, y se ve en la obligación de destruir literalmente toneladas de alimentos al año.
Un problema añadido que se aborda en el documental es de la inmigración ilegal que Europa está tratando de combatir, a la vez que con sus políticas comerciales fomenta dicha inmigración.


samedi 8 janvier 2011

LA SCIENCE À BOUT DE SOUFFLE (RECENSION)


Le biologiste Laurent Ségalat, dans un pamphlet, La Science à bout de souffle ? (Seuil), tire à boulets rouges sur le système de recherche mondial, dont les dérives mènent les chercheurs sur une mauvaise pente.

Les bons connaisseurs de la vie des laboratoires ne seront sans doute pas surpris de la charge de leur collègue. En résumé, la compétition pour publier et pour aller chercher des crédits entraîne des effets pervers : tricheries, fraudes, articles inutiles, articles induisant des fausses-pistes (ça c'est plus original mais il n'y a pas d'exemples...). Et les idées neuves peinent à percer.
Le ton est vif et les critiques acerbes. Dans son collimateur, chapitres après chapitres : le financement sur projets et les appels d'offre, les indicateurs bibliométriques, la course aux publications, le pouvoir des grandes revues (et la connivence des éditeurs)... Il dénonce aussi la pipolisation des chercheurs par les grandes revues, Nature et Science (qui ont développé des pages "d'actualités" mettant souvent en avant les chercheurs-vedettes).
Son propos n'est pas franco-français mais il trouve, à raison, encore plus absurde chez nous le financement par appel d'offre. Des fonctionnaires doivent se battre entre eux pour récupérer une part du gâteau...
Il explique aussi que le dogme "plus de compétitivité égale plus d'efficacité" est idiot. Pour lui la courbe de la productivité en fonction du niveau de compétition n'est pas une fonction croissante mais en cloche. A un moment, le système est moins productif. Il y aurait alors plus d'effets négatifs que positifs. Malheureusement, il n'y a pas de sources étayant cette idée de bon sens (?).

Il cite une petite perle, trouvé dans un texte de Leo Szilard (qu'Isabelle This Saint-Jean reprend sur le site de Sauvons la recherche). Le physicien imagine un moyen de ralentir la recherche (!). Et la réponse est plus ou moins : créer des agences de moyens.... C'était en 1961. Pour ma part je conseillerai la(re)lecture du livre d'Erwin Chargaf, Les feux d'Héraclite, pour une critique systémique.

Curieusement, Laurent Ségalat, alors qu'il reprend des thèmes souvent présents dans les contestations récentes des réformes depuis 2003, n'a pas participé pleinement aux mouvements de lutte dans les laboratoires. Il ne partageait pas des revendications jugées trop catégorielles. C'est après une année sabbatique, qu'il a mis au clair ses idées et les a publiées.

En conclusion, le biologiste se demande comment expliquer la marche finalement lente du progrès. Il appartiendra aux historiens de vérifier ce constat mais paludisme, cancer, irréconciliation de la relativité et de la mécanique quantique sont toujours là..... Soit les chercheurs ont mangé leur pain blanc et il ne reste que du très dur à résoudre. Soit le système bride la créativité, l'imagination et l'innovation. On devine l'hypothèse préférée de l'auteur.

Ce dernier a sans doute bien écrit et bien dit ce que beaucoup pensent tout bas (ou tout haut dans certaines manifs). Les démonstrations pèchent néanmoins par l'absence d'éléments concrets ou de quantitatifs... Plus ou moins de fraudes ? Plus ou moins de belles idées ? A-t-on vraiment mesuré les coûts en temps et en argent de l'évaluation permanente, des rapports, des demandes d'appel d'offre... dont on dit qu'elle est si chronophage ?
Sur les propositions, le livre est aussi assez léger. L'auteur annonce cependant un second tome dédié à ce thème. Fin novembre, dans Sciences et Avenir, il livrera cependant l'une d'elle, que je trouve originale (suspens...).

Finalement, on se dit que peut être, le système va exploser. On ne cherchera plus demain comme on cherche aujourd'hui...