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jeudi 3 novembre 2011

Comme un "effet de levier" (situation de transhumance)

« Je sais que vous les comptez [les peuples - aujourd'hui on dirait le peuple] pour rien, parce que la cour est armée ; mais je vous supplie de me permettre de vous dire que l’on doit les compter pour beaucoup, toutes les fois qu’ils se comptent eux-mêmes pour tout. Ils en sont là : ils commencent eux-mêmes à compter vos armées pour rien, et le malheur est que leur force consiste dans leur imagination ; et l’on peut dire avec vérité qu’à la différence de toutes les autres sortes de puissance, ils peuvent, quand ils sont arrivés à un certain point, tout ce qu’ils croient pouvoir. »
« Les peuples [le peuple] sont las quelque temps devant [avant] que de s’apercevoir qu’ils le sont. Ce qui cause l’assoupissement dans les États qui souffrent est la durée du mal, qui saisit l’imagination des hommes, et qui leur fait croire qu’il ne finira jamais. Aussitôt qu’ils trouvent jour à en sortir, ce qui ne manque jamais lorsqu’il est venu jusques à un certain point, ils sont si surpris, si aises et si emportés, qu’ils passent tout d’un coup à l’autre extrémité, et que bien loin de considérer les révolutions comme impossibles, ils les croient faciles ; et cette disposition toute seule est quelquefois capable de les faire. »

Extrait des « Mémoires » de Paul de Gondi, alias le Cardinal de Retz (1613-1679)

mardi 20 septembre 2011

France/Espagne: 1 frontière, 2 anarchies

L'anarchisme n'a de réelle existence que lorsqu'il est porté par le peuple. Un anarchisme de bourgeois ou de petit-bourgeois peut bien exister: il ne dépassera pas son milieu de classe et ne restera pas autre chose qu'une manifestation de marginaux. Quand il rejoint sa racine prolétarienne c'est bien différent et il est alors porteur d'une dynamique sociale. C'est sans doute la différence ici, dans les années 1930, entre l'anarchisme français se repliant sur lui-même, et l'anarchisme espagnol, pragmatique et créateur.
Cela a je crois marqué culturellement les classes ouvrières des deux pays. Dans l'un, plus empreint par le marxisme-léninisme - les "communistes" -,on méprise les intellectuels, et on les veut séparés des prolétaires, au service de ceux-ci. Dans l'autre, la culture et les intellectuels sont pleinement admis, sans préjugé. Les athénées libertaires avaient des bibliothèques où l'on trouvait toutes sortes de grands auteurs, que les "communistes" auraient traité "d'auteurs bourgeois". Un ouvrier anarchiste a souvent dans sa poche un bouquin qu'il lit en allant au boulot.
Un ami s'étonnait ainsi discrètement à la vue d'un vieux copain maçon en train de lire "Le Monde Diplomatique".
D'autres sont employés de collectivités...et créateur de films. C'est cette culture d'autodidacte et cette curiosité, sans préjugé, qui fait la force de l'anarchisme encore aujourd'hui.

Certains anarchistes, comme Bakounine, étaient des déclassés. Mais d'autres comme Elysée Reclus ou Kropotkine, tous deux géographes, étaient des savants unanimement reconnus. Leurs écrits et leur pensée libertaire ne valent, n'ont été pris en considération que parce qu'il y avait un courant populaire imprégnant toute la société même la bourgeoisie.

Les "vérités éternelles" de l'anarchisme sont aisément récupérées par le système capitaliste libéral s'il n'y a pas un mouvement de classe qui les soutient. A une certaine époque - il n'y a pas si longtemps que ça - certains anarchistes se réfugiaient dans le végétarisme, l'individualisme, l'athéisme, les communautés...sans vraiment remettre en cause le système dominant. Celui-ci ne pouvaient que regarder d'un oeil attendri ces "idéalistes".
Il n'en est pas de même lorsque le principe de la propriété est concrètement remis en question par la réquisition des terres et des entreprises comme lors de la Révolution Espagnole. Là ce sont des "rouges-assoiffés-de-sang", les pires des barbares.
En Espagne, dans les années 1930, il y avait peu de penseurs et théoriciens issus de la bourgeoisie ou même de la petite bourgeoisi, qui avaient rejoints le mouvement libertaire. On peut les citer sur les doigts d'une main. lsaac Puente, Diego Abad de Santillan - le seul aristocrate qui ait rejoint les anars - ... Les penseurs étaient tous issus des rangs prolétariens. Ce qui là encore ne cadre pas avec le schéma léniniste où l'avant-garde est forcément issu de la bourgeoisie. On ne connaissait guère les écrits de Bakunin. Mais les historiettes moralisatrices de Federica Montseny faisaient fureur.
En faites ce qu'il y à derrière l'anarchisme espagnol, c'est la réalité agraire, le monde paysan, el pueblo es el pueblo, le village c'est le peuple et inversement, c'est  à dire un lieu autonome qui ne vit que par lui-même où la solidarité n'est pas revendiquée mais naturelle, même égoïste si l'on se veut, mais la question ne se pose même pas,  "je t'aide comme tu m'aiderai", effectivement c'est une forme de pression sociale, mais au moins elle n'attend rien de l'état, elle n'est pas infantile, le troupeau humain se gère lui-même, il n'a pas besoin de berger.


mercredi 7 septembre 2011

Capítulo Primero: De los comunes y su gestión

Art. 1. Salvo especiales circunstancias discutidas por la comunidad, nada de lo que ha sido creado, pagado o sostenido con esfuerzo común puede ser convertido en otra propiedad que no sea común, sin que en ello importe lo que la legalidad o los registros de propiedad hayan establecido previamente.
Art. 2. Todo aquello que el común considere como bien o servicio común será considerado tal. El común no tiene más límite que lo que se decida comunmente, sin menoscabo de otros derechos fundamentales como la libertad de expresión, reunión, manifestación o a la tenedura de una razonable propiedad privada.

Art. 3. Todo servicio o bien común será regulado de acuerdo a los siguientes cuatro principios:
a) Universalidad, el acceso a estos bienes y servicios comunes deberá ser universal y abierto a todos los residentes de la ciudad, sin mayor contrapartida que la buena disposición y trabajo de la comunidad para su sostenimiento y mejora. Estas aportaciones serán, en parte, reguladas por vías fiscales sobre el principio de «quien más tenga más aporta» y, en parte, mantenidas por los trabajos colectivos que sean necesarios.
b) Sostenibilidad, las únicas restricciones de usos y aprovechamientos deberán estar fijados en razón al mantenimiento intacto, cuando no mejorado, de las condiciones materiales de reproducción de los bienes comunales.
c) Democracia, los criterios de gestión y uso deben ser transparentes y democráticos. A ese efecto todos los recursos serán administrados por una Junta Comunal, a la que tendrán derecho y obligación de asistencia todos los miembros concernidos por el recurso. Las juntas comunales serán de un tamaño lo suficientemente pequeño como para que todas las personas congregadas se puedan escuchar en una misma sala y lo suficientemente grande como para que el recurso sea viable, siendo el tamaño de cada recurso determinado por las necesidades de cada asamblea. Cuando las condiciones no lo hagan necesario, la administración se realizará según las normas de uso común o por reglas fijadas por una asamblea fundacional, siendo su administración cotidiana realizada por personas duchas y capaces en los menesteres técnicos requeridos. Sea aquí establecido este principio fundamental de los comunes: que estas personas, por mucho que sea su saber, no tendrán capacidad para modificar las normas fundamentales, siendo todo conflicto importante o toda modificación esencial resultado de las deliberaciones de la asamblea competente. A fin de confirmar el mandato democrático se dispone la revocabilidad de las personas que presten servicio en puestos técnicos o expertos. Así mismo se establece como principio y derecho, la transparencia en el acceso libre y directo a la información producida en el ámbito de gestión o decisión sobre los citados comunes.
d) Inalienabilidad, la gestión privada, estatal o comunitaria no puede en ningún caso confundirse con la propiedad de los bienes y servicios de propiedad común, que no podrán ser enajenados a manos de terceros.

mardi 2 août 2011

En attendant Bruxelles

SOURCE : François LECLERC/Paul JORION


Dans un premier temps, après une longue occupation, ils ont crée des assemblées de quartier, puis engagé au départ des grandes villes des marches qui convergeaient vers la Puerta del Sol, point de ralliement à Madrid des indignés. C’est la venue prochaine du Pape qui les en aura ce matin chassé, afin de faire place nette. Le même sort a été réservé à Athènes aux indignés de la place Syndagma, ainsi qu’à ceux de la place Tarhir au Caire.
Est-ce que même l’indignation serait désormais proscrite ? Que l’ordre, présenté comme la défense de la propreté, doit régner et que ces places symboliques doivent être réservées aux touristes de l’été  ? La « révolte des tentes » a pris la relève en Israël, cristallisant à propos du prix du logement un mouvement social de protestation multiforme. Un même cri sert de ralliement  : « Bibi [le premier ministre Benjamin Netanyahu], c’est fini  ! Nous en avons plein le dos ».
Six colonnes ont traversé en deux mois l’Espagne dans tous les sens et organisé des assemblées populaires dans chaque village. Deux Espagnols sur trois soutiennent les indignés d’après les sondages. La Puerta del Sol s’est élargie au pays entière et les clameurs qui y ont retenti ont été entendues de partout.
Les arroseuses municipales ne passeront pas !

mercredi 1 juin 2011

FINANCE ET METAPHYSIQUE

L’objectivité est une même réalité a deux faces comme la pièce de monnaie : pile, la réalité matérielle sensible qui est la même pour tout le monde ; face, la réalité formelle qui est propre à chaque intelligence subjective mais que le langage permet de partager. La réalité objective matérielle et formelle est déclarée identique à elle-même si plusieurs sujets personnels utilisant le même langage attribuent le même nom au même objet qu’ils observent. La pomme est la pomme parce que le même fruit observé en même temps par plusieurs personnes est nommée « pomme » d’un commun accord.
Tout cela paraît évident à propos de réalités physiques que nous percevons par les sens. Mais qu’en est-il de réalités métaphysiques non perceptibles par les sens mais uniquement par l’intelligence, la discussion et la liberté de nommer ? Le problème est bien réel et actuellement très aigu. De la démocratie, de la finance et de l’économie, beaucoup imaginent que ce sont des réalités objectives qui s’observent et se nomment comme des pommes. Cela permet de délaisser la question du sujet et de faire croire que la démocratie, la finance et l’économie sont ce qu’elles sont quoiqu’on en pense et quoiqu’on en dise.
La position de négation de la métaphysique de la réalité est très commode. Elle permet de leurrer le sujet par les mots ; de parler de démocratie pour ne pas la réaliser concrètement ; de faire de la finance sans expliquer réellement ce qu’on fait ; et de théoriser l’économie sans jamais la rapprocher d’une réalité effectivement observable par le commun des mortels. En niant la métaphysique de la réalité on se dispense de toute obligation de réalité de la théorie employée dans le discours. La politique, la finance et la science économique sont des histoires pour occuper l’intelligence qui n’agit pas dans la réalité. Cela permet à quelques sauveurs du monde d’agir en toute liberté sans que personne ne comprenne ce qu’ils font.
Dans le monde platonicien de la physique non distincte de la métaphysique, il n’est pas possible de penser et de parler de la structuration réciproque de la réalité physique par la réalité métaphysique. Dans le platonisme qui gouverne nos intelligences depuis la fin du Moyen Age, l’homme n’a plus de possibilité de penser le système car il est enfermé dedans par la science des sachants. Cela laisse le champ libre à quelques hommes de pouvoir pour monopoliser la réalité par la lutte de système inintelligible à la masse des incultes. Dans ce combat de titans, la finance a désormais pris possession du monde.
La finance est une réalité purement métaphysique : elle dépend totalement de ses sujets qui la font exister. La finance est une médiation métaphysique entre les réalités à la fois matérielle et formelle que sont la démocratie et l’économie. La démocratie est un système de discrimination universelle de la valeur : elle donne à tout être humain la possibilité de donner et réaliser son avis sur ce qui est valeur et sur ce qui’ n’est pas valeur. Hors de la démocratie, il n’y a pas de valeur : les choses sont ce qu’elles sont sans qu’aucun avis personnel ne soit nécessaire. Dans la république platonicienne, la valeur est un étant par l’oligarchie qui a la valeur en elle : aucun jugement de qui que ce soit n’est nécessaire pour que la valeur soit. Donc la valeur n’existe pas et ce n’est un problème pour personne.
Dans notre univers platonicien contemporain, la science économique est la métaphysique de la physique sans métaphysique explicite. La science économique est la théorie de la démocratie platonisée dans la république. Le citoyen est réduit au silence par la rationalité en soi de la physique dont il fait totalement partie. Trois coups de force contre la réalité ont été nécessaires pour en arriver là. Ces trois coup de force ont été commis par l’intelligence oligarchique pour acheter toute la réalité par ses systèmes ; pour soustraire toute la réalité à la démocratie en la payant de mots.
Le premier coup de force est situé par Paul Jorion entre le Moyen Age et la Renaissance : la rationalité mathématique est fusionnée avec la réalité physique objective. Deuxième coup de force entre l’époque moderne et l’avènement du capitalisme financier : la rationalité politique est fusionnée avec les lois de la nature. La démocratie devient l’État et ne contient plus de valeur discutable. Troisième coup de force à la fin du XXème siècle : la rationalité métaphysique est absorbée dans la finance : Lloyd Blankfein (Goldman Sachs) fait le travail de Dieu. La métaphysique est entièrement préemptée dans les modèles financiers invoqués par le mythe du marché.
Tous ces coups de force vident la démocratie de son contenu qui est l’intelligibilité personnelle universelle de la valeur dans la réalité concrète. Tout ces coups de force manipulent la relation métaphysique entre la physique et la métaphysique pour priver l’intelligence humaine de toute prise sur le réel. L’oligarchie se fait sa guerre de système pour saturer l’intelligence de la démocratie ; pour en capter toute la valeur à son profit exclusif ; pour privatiser le réel humain au bénéfice de quelques privilégiés. Cela s’appelle la cupidité qui existe depuis que l’homme réfléchit sur lui-même et ses semblables.
Le vecteur de la cupidité est l’argent ; ce par quoi la finance a gagné la guerre de la valeur au sein de l’oligarchie. Ce par quoi la finance sans démocratie et sans métaphysique explicite détruira méthodiquement toute civilisation et transformera toute humanité en monnaie. La monnaie est l’unité de compte de la métaphysique. Une pure production de l’intelligence humaine pour exprimer la mesure physiciste de ce qu’elle reconnaît comme valeur pour le sujet qui sait compter. Le propre de la réalité physique où évolue le sujet humain est d’être matérielle : c’est à dire intrinsèquement différentiable, individualisable et accumulative. La réalité physique investie par le sujet est entièrement numérisable par l’unité de compte commune à tous les sujets.
La monnaie exprime la comptabilité métaphysique du réel humain physique. Jusqu’à la fin du XXème siècle, l’oligarchie politique, financière et scientifique s’oblige à s’entendre entre ses différents axes de captation du réel. Pour contrôler la monnaie qui distribue la richesse matérielle, il faut un calcul réglé par une loi arbitraire appuyée sur une science oligarchique. Avec la mondialisation et l’avènement d’internet, le pouvoir politique se divise et se morcelle tandis que la science devient universellement accessible et discutable. Seul le calcul financier parfaitement mondialisé et numérisé accroît sa puissance métaphysique.
En l’absence de langue commune à la société humaine mondiale, en l’absence d’accord mondial sur l’existence d’une métaphysique humaine commune et en l’absence d’omniscience réelle de l’objectivité physique, la fusion cognitive de la physique et de la métaphysique, de la politique et de l’économie et enfin de la valeur humaine et de la monnaie crée un empire mondial de la finance. L’homme se détruit lui-même par l’hypothèse financière non contradictible dans la mondialisation numérique de l’absence de limite entre des personnes et des sociétés différentes. La stock-option (option de capital donnée gratuitement au fabriquant financier de plus-value) transforme le sujet du calcul financier en machine sans conscience. L’individu sans foi ni loi s’enferme en soi.
La réalité financiarisée sans métaphysique de démocratie est totalement absorbable dans le simulacre de l’argent. Si la délibération du bien commun est financée par l’argent des financiers irresponsables en une quelconque loi devant une cité réelle, la démocratie n’est que simulacre. La réalité devient invérifiable en l’absence de tout critère d’objectivité partageable dans l’inter-subjectivité. Si la stock-option est « déplatonisé » et devient négociable sur une agora démocratique qui lui donne un prix en bien commun en même temps qu’en monnaie, alors la prime de l’option en démocratie devient le prix de la monnaie ; le prix du bien délibéré par l’intelligence de chaque citoyen.
Nous avons sept siècles d’obscurantisme oligarchique platonicien à remonter. Mais le temps se contracte avec le temps intelligible, c’est à dire le temps comptable financier soumis à la loi du bien commun. L’agora internationale organisée par internet en banques de données anticipant la réalité et le prix des objets de valeur demandés par la démocratie existe déjà. Pour qu’elle fonctionne comme chambre de compensation internationale, il faut que la politique déprivatise une partie du système financier et constitue un marché financier international de négociation d’option : négociation de la valeur démocratique des systèmes juridiques par des primes de change ; négociation de la valeur démocratique des crédits par des primes de crédit de tout emprunteur notamment étatique ; négociation de la valeur réelle de la démocratie par des primes de capital.
L’unité de compte nominale de la valeur réelle de la démocratie totalement couverte par la délibération de la loi, la délibération du crédit et la délibération de l’incertitude financière est l’étalon monétaire universel de toute valeur physique soumise à une métaphysique de l’humain. La Puerta del Sol a déclaré la guerre au nihilisme. Le nihilisme répondra que la réalité n’existe pas hors des espèces sonnantes et trébuchantes décrétées par la politique achetée par la finance. La Puerta del Sol doit donc vendre à la politique une nouvelle monnaie que personne n’est obligé d’acheter ni d’utiliser mais contre laquelle les citoyens libres se donnent la possibilité de travailler, d’entreprendre et d’investir sans utiliser les monnaies actuelles comme monnaie mais comme actifs de valeur discutable.
Les citoyens libres demandent juste de pouvoir saisir un juge indépendant quand ils ne sont pas d’accord sur la justice du prix négocié dans la nouvelle monnaie.

lundi 30 mai 2011

Tercera Ley de Newton: si el pueblo ruge tiemblan los mercados

Dice la tercera Ley de Newton que cuando se aplica una fuerza sobre un cuerpo, éste reacciona con una fuerza de igual intensidad y dirección que la aplicada pero en sentido contrario. Esta ley física, quizás una de las más desconocidas, a pesar de ser la única estrictamente original de Newton, es una buena metáfora para entender lo que se está cumpliendo a día de hoy en Madrid.

dimanche 29 mai 2011

LA PUERTA DEL SOL CONTRE LE NIHILISME FINANCIER, par Pierre Sarton du Jonchay

Triomphe du nihilisme

Le capitalisme financier consiste à attribuer des prix à des titres dont la contre-réalité n’est pas vérifiable. Ce régime de prix est ontologiquement vide. Il contient en lui-même la contradiction de sa matière ; il confond le néant et la réalité. La crise des subprimes a révélé aux acteurs financiers que la confiance nécessaire à leurs transactions ne reposait sur aucune preuve objective. Les banques centrales ont dû forcer la liquidité du système en empruntant les actifs toxiques pour prêter de la monnaie garantie par la Loi. Les États ont dû emprunter massivement pour simuler la confiance des prêteurs par l’autorité de la Loi. Banques, banques centrales et États se sont coalisés pour décréter la confiance : le 15 mai 2011, les indignés de la Puerta del Sol déclarent qu’ils se savent leurrés par le système. Les indignés de la Puerta del sol déclarent qu’ils n’ont confiance qu’en eux-mêmes ; à proportion de la connaissance interpersonnelle qu’ils nouent avec leurs concitoyens.
La chute du matérialisme communiste en 1989 a renvoyé le formalisme capitaliste à son nihilisme. Jusqu’à cette date, les démocraties libérales avaient dû empiriquement reconnaître des garanties économiques au travail humain pour qu’il respecte la propriété privée des moyens de production. A partir de 1989, l’échec de la propriété collective des moyens de production est avéré. Le capitalisme libertarien en profite pour abolir la responsabilité publique de la propriété des moyens de production. Le travailleur a toujours des droits ; mais il n’est plus possible de savoir qui détient les moyens de  réaliser ces droits. Le capital est titrisé et détenu anonymement à partir des paradis fiscaux. Le capital est dématérialisé, défiscalisé et factuellement exempté d’obligation de garantir le prix des droits promis aux citoyens.

lundi 23 mai 2011

PARA QUE VIVA ESPAÑA ; CONDITION FINANCIÈRE DE LA DÉMOCRATIE RÉELLE, par Pierre Sarton du Jonchay



Les Espagnols s’indignent. L’Espagne, c’est du lourd. La deuxième guerre mondiale a commencé entre espagnols en 1936 ; par la guerre entre communistes et fascistes, républicains et démocrates, anarchistes et monarchistes, régionalistes et internationalistes. Les Espagnols posent les débats de fonds. Quel régime politique exprime l’aspiration humaine à la justice ? Quel régime économique produit des richesses pour tous les citoyens ? Quel régime de pensée et de discours rend-il à l’homme sa dignité ?
Les manifestants de la Puerta del Sol formulent un message limpide. Ils ne vivent pas pour l’argent. La démocratie n’est pas l’application de la loi de l’argent. Leur valeur morale n’est pas mesurée par l’argent. Ils veulent que leur travail soit le moyen de vivre dignement. Que la démocratie soit réelle ; qu’elle soit la discussion d’une société réelle et vraie ; que son gouvernement soit motivé par le bien commun ; que le citoyen soit personnellement représenté dans les institutions. Les Espagnols n’ont pas peur des moulins à vent de la Manche ; ils veulent simplement mettre le monde sur ses pieds.
Le nouveau « nouveau monde » de la Puerta del Sol met la société humaine à la tête. La morale du bien commun est au service de la personne. La démocratie discute du bien commun au service de la dignité personnelle. Et l’argent compte le prix des biens au service de l’homme. L’argent est au service de la démocratie. L’argent compte la chose publique inscrite dans les limites du monde réel. La Puerta del Sol contredit le monde qui marche sur la tête. Elle contredit le pouvoir de l’argent qui fixe à l’homme des limites arbitraires pour piétiner la réalité du monde, pour en épuiser les ressources au profit d’individus tout puissants.
Le manifeste de la Puerta del Sol étant proclamé, il faut qu’il s’applique concrètement, qu’il devienne un programme d’action politique. L’objectif est de remettre l’argent sous la démocratie. Le programme est de réduire la barbarie financière. Comme le monde est unifié, il faut soit le convertir intégralement et immédiatement à sa nouveauté humaine, soit séparer l’ancien monde du nouveau monde. Si la liberté des barbares est nuisible, la dictature du bien risque d’être pire. Le régime de la liberté ne peut pas exclure la liberté de se détruire.

mercredi 23 février 2011

DO MINHO FAISE CAMINHO, O MINHO E PARTE DO CAMINHO

Um País Comprimido

Se me perguntassem onde começa e onde acaba o lugar a que chamo Minho, responderia que começa na Praça do Obradoiro, em Santiago de Compostela, e acaba nas encostas do Douro, ali por volta da Régua. Diria que começa numa aldeia chamada Fiães do Rio, de onde o Gerês se avista ao longe entre nuvens, e acaba no mar imenso entre a foz do Minho e a foz do Ave. Este é o meu Minho: um país comprimido, breve, mas intenso, feito de montanhas, vales e caminhos. Um pequeníssimo país apertado, desenhado por fronteiras simbólicas e poéticas, povoado por igrejas e castelos, solares e casebres. Um lugar onde filho da puta pode não querer dizer filho da puta, onde um vocês vão há-de ser sempre um vós ides e onde os bês de bamos não são bês de brincar.

Namorado de longa data da Galiza, como dizia João Verde, o Minho é transumante: de lugar em lugar, entra e sai do país sem sair dele próprio. Das cidades sempre tão perto às brandas e inverneiras, no Minho anda-se com ritmo, caminha-se todos os dias de um sítio de onde se é para outro a que se pertence. Porque o Minho é caminho: há sempre inúmeros modos diferentes de se chegar de um lugar a outro, da estrada de terra batida à auto-estrada, passando e parando em cruzamentos que os mapas não assinalam.

O Minho é pouco hospitaleiro: é lugar de gentes desconfiadas ao primeiro olhar, amigas de longa data ao segundo, mas sempre tementes a que um estranho lhes tire qualquer coisa. É que no Minho teme-se muito. Quanto mais não seja por ser o lugar onde a sombra de Deus pesa como chumbo. E temendo o Senhor, o Minho consagra-lhe tudo: de catedrais maiores que a vontade, em que o duro granito se vence e detalha pela mão do obreiro, a capelas em cumes onde a pedra lá não chega, passando pelos nomes de todos os montes e de todos os lugares. A maior cidade do Minho é a cidade de Deus e de todas as suas igrejas: Braga, idolátrica em contido esplendor. A paisagem Minhota está cheia de Deus. Até mesmo nos dias em que o Diabo, tão minhoto quanto o Senhor, anda à solta em S. Bartolomeu, em Monção, no Entrudo de Pitões das Júnias e nas pontes a que dá nome.

O Minho não é verde. É bem mais cinzento da chuva e do granito. Reluz prateado de quando em vez depois dos aguaceiros, nas pedras das ruas antigas de Guimarães. É dourado em fundo branco na feminina Viana. Tem a outonália das árvores de folhas grandes avermelhadas, tem a paisagem devastada por fábricas de todas as cores e feitios, semeadas ao sabor do vento, por casas disformes até ao último milímetro do minifúndio, com cozinha no primeiro andar e confecção na garagem.

O Minho é um sítio sem céu. A vista é curta. Esbarra na colina, nas serras. Só lá em cima da Pedra Bela é que vemos o firmamento do mundo todo, dizem os Minhotos, os suficientes Minhotos do bastante Minho.

Mas se o Minho não é céu, é mar de gentes. Imenso da Póvoa e da Vila do Conde, cenário das mais intensas histórias da gesta marinheira, do naufrágio do Veronese ao desembarque do Mindelo, o mar do Minho não rebenta em falésias deslumbrantes. Antes engole o areal de Esposende, quase sem barulhar, no mais traiçoeiro segredo. Porque o Minho é secreto: há sempre um lugar que se esconde, um sítio de que se ouviu falar, tentou ir e com que nunca se conseguiu dar, seja ele solar arrumado na encosta inacessível depois da curva de uma estrada para os lados de Coura, seja ele casa de granito encontrada solitária na Serra do Soajo.

Lugar do passado, de milénios de história dos homens – é do Minho Ponte de Lima, a vila mais antiga, são do Minho os avós dos Celtas -, o Minho lembra-se pouco do futuro. De quando em vez, corre atrás dele e as cidades aceleram e inventam-se. Partem rapidamente atrás do sonho e às vezes parece que o apanham. Mas quando a vida anda mais depressa, o Minho acalma e regressa. Se passarmos o Lindoso, contornando a bacia do Lima, tocamos a Galiza e, pela Ameixoeira, chegamos a Castro Laboreiro, desenhando a paisagem intensa, dramática. Sem sairmos do Minho, viajamos ao princípio do Mundo.



Eduardo Brito, Guimarães, Março de 2009.com referências aos universos de João Verde, Camilo Castelo Branco, Adolfo Luxúria Canibal, Manoel de Oliveira, Francisco Martins Sarmento, Luíz Pacheco e António Pinho Vargas.

samedi 19 février 2011

UL edita o libro “O atraso político do nacionalismo autonomista galego"

unionlibertaria.org



O livro: O atraso político do nacionalismo autonomista galego: Reflexões sobre “O atraso económico de Galiza” de Félix Rodrigo Mora, editado por Unión Libertaria, está na rua desde o 1 de Setembro de 2010. Foi traduzido por Alberte de Esteban e Bruno Ruival, e a maquetagem foi de Ana Varela. A edição tem 168 páginas; o tamanho é de 17,5 x 12,5 cm e foi impresso em Compostela por Sacauntos Publicidade. O preço é de só 5 euros.
Índice
1. De espanhol para galego
2. O quadro político e económico
3. A ruralidade galega
4. Os efeitos da liquidação do «atraso»
5. Galiza e a questão nacional
6. Conclusão provisória
Os editores: Unión Libertaria é um grupo anarquista que nasceu em Ferrol nos inícios da década de 2000, a partir do Ateneu Libertário Francisco Iturralde. Desde aquele tempo, vêm trabalhando pela difusão das ideias libertárias, pela unidade do anarquismo na Galiza e no âmbito de diversos movimentos populares. O grupo promoveu as assembleias da Xuntanza Libertaria, a publicação do jornal Marea Negra, participou nas mobilizações pola catástrofe do Prestige, contra a guerra do Irak e contra a instalação da planta de gás de Reganosa na Ria de Ferrol. Nos últimos tempos, o grupo está integrado na Rede Galiza Non Se Vende e cada vez mais os temas ecológicos fazem parte importante da sua agenda. Actualmente mantêm um local, o Espazo Libertario, com a CNT de Ferrol e o grupo libertário Coordenada 0º 0º 0º. Dois integrantes do grupo, o desenhador Manolo Rei e o historiador Eliseo Fernández, participam também neste livro, o primeiro com uma serie de desenhos alusivos ao tema do livro, o segundo com o prólogo “Uma revolução por fazer”.
O autor: Félix Rodrigo Mora é um investigador especializado no mundo rural, integrante do desaparecido grupo anti-desenvolvimentista “Los Amigos de Ludd”. Iniciou a sua trajectória como militante do movimento operário e vicinal, influído pelas ideias marxistas, mas posteriormente foi evoluindo até carecer de ideologia política explícita e compromisso organizativo. Decepcionado pelo activismo, emborcou a sua vida à reflexão e o estúdio, do qual nasceram os livros Naturaleza, ruralidad y civilización (Brulot, 2008), La democracia y el triunfo del Estado: esbozo de una revolución democrática, axiológica y civilizadora (Manuscritos, 2010), Crisis y utopía en el siglo XXI (Maldecap, 2010) e Borracheras no: pasado, presente y futuro del rechazo a la alcoholización (Aldarull/Distri maligna/Maldecap/Rompe la norma, 2010). A investigação das qualidades do modo de vida no mundo rural e as circunstâncias da sua desaparição levaram-no a interessar-se também pela situação concreta da Galiza e pelo papel jogado no processo pelo nacionalismo autonomista galego. As suas reflexões sob estes temas compõem a base do seu livro O atraso político do nacionalismo autonomista galego: Reflexões sobre “O atraso económico de Galiza”.
Excertos do texto
Capítulo I. De espanhol para galego:
O livro considerado manifesta uma conversão do autor a um verdadeiro galeguismo militante (depois ver-se-á qual), porquanto anteriormente tinha publicado em castelhano, exteriorizando sempre a mesma ideia fixa, que o «atraso económico» era —e, ao que parece, segue a ser— o problema número um da Galiza, a resolver por meio de um programa de acelerado desenvolvimento económico, em que a industrialização desempenhava a função principal.
Capítulo II. O quadro político e económico:
Efetivamente, de todos os povos submetidos pelo Estado espanhol, o galego, porquanto rural e agrário, caracterizou-se por afirmar com mais determinação a sua essência particular, estilo de vida, idiossincrasia, língua, cosmovisão e escala de valores, até se converter num grave problema para Madrid que, em vista dos limitados resultados conseguidos pelas políticas modernizadoras, teve que acudir a medidas extraordinárias, de tipo político, ideológico, académico e linguístico, para contribuir a dominar a resistência.
Capítulo III. A ruralidade galega:
O criativo mundo rural galego, com a instituição do concelho aberto, ou assembleia aldeã, ao mesmo tempo deliberante, decisória, legislativa, executiva, judicial e reitora da vida económica local, oferece um modelo de autogoverno para o futuro, desde que tal formulação leve a inspirar-se nele e não, como é lógico, a pretender decalcá-lo, pois hoje, no século XXI, o imprescindível é refletir criativamente, tomando o positivo do passado, mas sem o copiar de forma mimética, visto que a cada momento da história corresponde a sua própria particularidade, que é única e irrepetível.
(…)
A verdade é que o mundo tradicional rural galego, onde até meados do século XIX vivia 90% da população da Galiza, tinha como características próprias uma riquíssima rede de relacionamentos de apoio, afeto e serviço mútuos extraordinariamente intensas, sinceras, complexas, eficientes e exuberantes, que faziam dele uma das sociedades convivenciais mais admiráveis de que se tem memória. Isso explica o muito que custou ao Estado (espanhol) liquidar dita formação social, que foi capaz de resistir, com mais sucesso que nenhuma outra da península Ibérica, 15 a pressão para o individualismo, a veneração pelo Estado, o culto pelo dinheiro, a genuflexão perante o empresariado e a devoção pela tecnologia, em soma, o desajeitado afã por uma vida sem liberdade, servil, amoral, sórdida, ambientalmente destrutiva, virada na satisfação dos apetites do
ventre, mais própria de porcos que de seres humanos. É a que provém do par Estado-capital e a que os escritos dos autores desenvolvimentistas encomiam, mais ainda, impõem ao povo através do seu monopólio da emissão de ideias, atropelando a liberdade de expressão e, sobretudo, a liberdade mais determinante de todas, a de consciência, a cada dia espezinhada pelas elites mandantes. Uma revolução que estabeleça uma sociedade razoavelmente livre tem de pôr fim a tais excessos.
Capítulo IV. Os efeitos da liquidação do «atraso»:

O que ninguém pode negar é que no campo de antano, sobretudo no galego, trabalhava-se cantando, como o prova o enorme número de composições musicais de lavor que têm chegado até nós: danças do palheiro, peças musicais para a colocação do espantalho, canções de canteiros, improvisações na recolhida do tojo, coplas de maçar o linho, cantares de vindima, malha do
centeio, arada, forja e moenda, cantos de arrieiros, da seitura, da matança, e infinidade mais que faziam do ato de trabalhar uma tarefa humana, sociável, elevada, não especializada, festiva e cheia de dignidade. Hoje trabalha-se chorando, o que vai implícito na categoria de trabalho assalariado, situação que não terá remédio até que se elimine o capitalismo e se constitua uma
sociedade libertada da inumanidade do assalariado.
Capítulo V. Galiza e a questão nacional:

Nesse quadro é onde devemos situar, com espírito algo cético e descrido, uma boa parte do movimento galeguista e nacionalista de antano, tanto como o de hoje, que não era, nem é, tão puro nem genuíno como alguns desejam fazer crer. Em primeiro lugar, há que deixar sentado um facto incontrovertível: se o galego chegou até hoje como língua viva não é devido a tais ou quais intelectuais urbanos, nem a este ou outro partido político, mas à ação de preservação da sua essência e, portanto, da sua língua, que realizam, numas condições bem dramáticas, as classes populares, sobretudo, as rurais.
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Este sistema de governo por assembleias não resulta de uma ou outra ideologia, mas provém do fundo mesmo da história da Galiza, e por isso mesmo tem de ser aceite por todas e todos, adaptando-o, como é lógico, às realidades do nosso tempo, do século XXI. Portanto, pode e deve ser propugnado por uma pluralidade de ideologias e correntes de pensamento, todas as quais deveriam coincidir nalguns pontos mínimos, para realizar a libertação política, económica, social e nacional da Galiza. Precisamente, a denominada «democracia representativa», essa ridícula expressão que nega o que afirma, pois se há representação não existe democracia, é a forma concreta que agora adota, no político, a dominação espanhola.
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Portanto, não há cabal solução à questão nacional agora, no século XXI, no terrível e muito difícil tempo da mundialização, desde posições estatistas. Precisamos uma revolução de enormes proporções, a realizar em grandes áreas, a escala continental diria, para lidar com as grandes forças atuais da reação, operantes a escala planetária. Efetivamente, sem revolução antiestatal e anticapitalista não há hoje nenhuma esperança para as nações oprimidas, porque todo o Estado
cria capitalismo, e hoje todo o capitalismo é mundializado, além de que qualquer ente estatal termina entregando-se aos poderes planetários constituídos, para sobreviver, por temor do próprio povo.
Capítulo VI. Conclusão provisória:
Torna-se necessária uma reformulação da linha a seguir, depois de meio século de ter «O atraso económico de Galiza» como bíblia de um nacionalismo autonomista, apesar de ser parte integrante dos Planos de Desenvolvimento franquistas, para abrirmo-nos à realidade do século XXI e, ao mesmo tempo, para fecharmo-nos argumentadamente à sua apologia do capitalismo mundializador, do desenvolvimento económico, da ditadura política parlamentarista, da destruição ambiental, da aniquilação do galego, da tergiversação académica da história da Galiza, de sacrificá-lo tudo à produção, da falta de amor pela terra e o povo, de cosmopolitismo niilista, camuflado ou não de galeguismo, de estar de joelhos ante a «ciência económica», da cega devoção pelo ente estatal.

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