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samedi 4 février 2012

VICTORY GARDEN of TOMORROW (artivisme)

La crise actuelle et la fin du capitalisme implique que nous devenions tous plus ou moins un peu jardinier.

En 1943 Eleanor Roosevelt contribua au lancement d’un mouvement des « Jardins de la Victoire » qui devinrent une contribution conséquente à l’alimentation de la nation en temps de guerre.
Des « Jardins de la Victoire » étaient cultivés jusque sur les toits des immeubles.
A la fin de la seconde guerre mondiale, plus de 20 millions de jardins privés fournissaient 40% des produits consommés aux USA.



***



A Portland, Etats-Unis, l’artiste Joe Wirtheim a récemment remis au goût du jour et détourné des affiches de propagande utilisées lors des deux guerres mondiales afin de promouvoir le jardinage (cf. la fiche Wikipedia sur les Victory Garden)… pour lancer une campagne incitant les américains à “l’innovation civique” et au “progrès social”.
Une affiche d’époque
Intitulé “Victory Garden of Tomorrow” (VgoT – “les jardins de la victoire de demain”), cette campagne entend rappeler l’ingénuité dont l’Amérique a su faire preuve  à l’époque face à l’ennemi tout en l’incitant à en user pour combattre les problèmes actuels.
Ainsi que l’explique l’artiste sur TreeHugger:
I started reading some history and looking up period poster art, and fell in love with the idea of the “victory garden”. The history of it is so simple and charming – I especially liked the active voice in the poster art, like: “Help Harvest” or “Can all you Can” about canning vegetables for winter. These were all very classic folk activities, doing things like growing vegetables, canning them. There were others like collecting salvaged steel, aluminum, and rubber which I felt was perfect – its like not only going back to classic folk values, but then cleaning up the industrial mess that we appear to buried in.
Cette campagne me rappelle étrangement celle des Green Patriots Posters… et confirme à mes yeux la facilité avec laquelle les activistes écologistes américains établissent un parallèle entre les efforts nécessaires actuellement pour changer de paradigme et les efforts de guerre réalisés lors de la seconde guerre mondiale.
Et vous, ce type de campagne et d’affichage vous parle-t-il ? Pensez vous que cela pourrait nous inciter, en France, à devenir plus locavores ?

dimanche 9 octobre 2011

Rocailles fin-de-siècle et poésie des ruines.

SOURCE:
http://jmchesne.blogspot.com/

   Dès la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle on assiste à un mouvement de réappropriation de la campagne par la ville. C’est le début de la résidence secondaire qui touche toutes les couches de la société, même si certaines utopies rustiques sont imaginées par une élite intellectuelle et urbaine. Les faubourgs et les banlieues vont s’emplir de villas pittoresques, chalets rustiques, fausses grottes, guinguettes et kiosques en faux bois ou fausse pierre et c’est le triomphe de la rocaille.




   Cette invention romaine, redécouverte à la Renaissance, est de nouveau au goût du jour et réalisable grâce en partie au nouveau ciment «Portland». Ce matériau va permettre la reconnaissance d’une nouvelle activité originale, celle des rocailleurs. Ces artisans, modestes à l’origine, vont accéder à un autre statut qui leur permettra de signer leurs œuvres.
 

  
    Les annuaires professionnels en portent le témoignage avec les nouvelles rubriques de «rustiqueurs», «rocailleurs-paysagistes», «artistes-rocailleurs», «cimentiers-naturistes», «artistes en ciment»...  Je reproduis là quelques pages d’un  étonnant catalogue déniché par hasard chez un brocanteur où l'on découvre avec amusement qu'on pouvait commander pratiquement par correspondance une grotte ou une passerelle pour son jardin. Le trompe-l’œil redevenant  le critère du savoir-faire, on y retrouve au fil des pages toutes la gamme des décors paysagers de l'époque, le tout promut grâce à des formules chocs : "Des meubles rustiques en ciment et  fer !" ou bien ce "Belvédère rustique élevé sur trois arbres gigantesques, construit en ciment armé avec montée d'escalier en ciment et en  fer !" 



   Ce rêve d’exotisme n’est pas seulement naturaliste, c’est une échappée dans le temps avec ses faux temples, des fausses ruines, du faux gothique, mais aussi dans l’espace avec ses pagodes, chalets suisses, pyramides, le tout réalisé au mépris des spécificités locales. Le Midi semble privilégié (est-ce le manque de bois et la présence des maçons italiens ?), mais les «rocailleurs rustiques» sont partout. 
   


  Dans les jardins de plaisance le rocailleur dispose d’une relative liberté pour s’exprimer. Ainsi les rocailles apparaissent-elles comme un lieu privilégié pour découvrir les rêves entremêlés de ceux qui les produisent : des artisans nourris de culture populaire et la nouvelle bourgeoisie, à la fois romantique et ouverte aux conquêtes industrielles et coloniales. 


 
   La poésie et la nostalgie de ces grottes, de ces fausses ruines alimentent cette nouvelle forme d’art, à bien distinguer de l’Art Nouveau car il s’agit souvent d’œuvres d’autodidactes au service de nouvelles franges de citadins en quête de frissons exotiques et de rêves rustiques voulant apprivoiser une nature qui fait peur. 



   Par rapport à leur contemporain qu’était le facteur Cheval (dont on peut se demander s’il n’a pas lui-même suivi l’exemple de ces maçons) ou par rapport aux habitants paysagistes créateurs d’environnement dits Bruts, les rocailleurs étaient des inspirés à plein temps qui ont tenté grâce à des constructions destinées à d’autres, de préserver une part de création et de plaisir dans leur activité professionnelle.
   


   Je reproduis également quelques cartes qui montrent des édifices rustiques réalisés en bois ce qui les rendaient d’autant plus vulnérables. On imagine bien la complexité à bâtir en ciment dans des endroits reculés. Ici nous n’avons plus à faire à la poésie des ruines mais plutôt à l’attrait pour les cabanes, les habitations des forets et des champs et leurs «robinsonnades». Un bricolage rustique au service d’une vie naturelle idéalisée, plus symbolique que réelle. 


   Puis, la mode passant, on s’est pudiquement détourné de cette architecture produite par des artisans formés sur le tas. Beaucoup de rocailles ont été détruites, délaissées et abandonnées aux intempéries, à la végétation ou aux transformations. Les fausses ruines tombent en ruine à leur tour ; une sorte de mise en abyme du temps.  En ville et surtout dans les anciens parcs, on trouve encore parfois quelques traces de ces aménagements : un balcon, un petit pont ou une rambarde d’escalier ayant échappé à la destruction. Parfois, je me prends à rêver au retour de ces extravagances ; le désir d'habiter autrement et de l'utopie d'un imaginaire de vie cristallisés.
Toutes images et cartes postales : collection JM Chesné -  D.R.


samedi 27 novembre 2010

L'agrophilie : poubelle de l'Histoire


Réhabiliter le travail c'est réhabiliter Auschwitz

lavaleurtravail
Entretien avec l'auteur Jean-Pierre Baudet, 26 ans après la publication de CRITIQUE DU TRAVAIL MARGINAL ET DE SA PLACE DANS L'ÉCONOMIE SPECTACULAIRE (1976), extrait :

Si on peut donc, sans regret, abandonner l'agrophilie aux poubelles de l'histoire, comme détritus non recyclable, c'est bien parce qu'elle est encore plus un phénomène du passé que ne l'affirmait ce texte de 1976. En effet, le caractère ponctuel et précisément daté de l'agrophilie tel que la Critique du travail marginal semblait le suggérer, s'avère parfaitement erroné. Trop plongé dans des références de psychologie individuelle, je n'avais pas pris garde, à l'époque, au caractère historiquement récurrent de l'engouement pour le travail rural, qui se présente chaque fois que le développement industriel se heurte à une limite paraissant provisoirement infranchissable (chute de productivité, faiblesse dans la concurrence internationale, pénurie de marchés, baisse du taux de profit pour quelque raison que ce soit) et que le retour à un mode de production plus ancien comble momentanément, sur un plan imaginaire, les angoisses collectives. Après avoir précisé que dans l'après 68, pour une fois, ce furent les ennemis présumés du système qui s'en firent les chantres, j'en donnerai à présent un autre exemple historique, mais un exemple assurément éloquent, en rappelant le courant d'idées qui fut très fort, dans les sombres années 1930 en Allemagne, à la fois chez Sombart (Die Zukunft des Kapitalismus, 1932), qui est resté une référence en tant qu'économiste, mais surtout chez un certain Friedrich Fried, qui n'est plus connu que des historiens spécialisés dans le nationalisme conservateur et dans le national-socialisme.

Fried avait publié coup sur coup deux best-sellers, intitulés respectivement Das Ende des Kapitalismus, en 1931, puis Autarkie, en 1932. Dans ces livres, Fried propageait l'idée que le peuple allemand avait besoin « d'une redécouverte de son propre sol », d'un « retour à la campagne des masses humaines déversées dans les grandes villes », d'un « renforcement de l'agriculture et d'une modération progressive de l'influence urbaine ou, plutôt, de l'influence exercée par les grandes villes », et, sachant que ce repli ne pouvait maintenir le niveau de consommation existant, Fried ajoutait que la liberté et l'indépendance valaient mieux que la consommation, et qu'un peuple qui se battait pour cela « devait aussi pouvoir renoncer au café, aux oranges ou au chocolat » (produits d'importation procurant des plaisirs et donc vaguement soupçonnés de décadence)[11]. Sombart, de son côté, réclamait que la population paysanne, qui n'était plus que de 30 % en 1932, rejoigne rapidement le niveau de 1882 (42,5 %) : « le chemin qui mène à une plus grande indépendance nationale est clairement prédéfini : c'est celui d'un mouvement de renouveau agraire [12], qui semble également devoir jouer un rôle important dans la structure interne de notre système économique »[13].

La lecture de ces ouvrages devint une source d'inspiration importante pour Hitler, qui coiffa cette idéologie d'une stratégie militaire définie à la fin de la Première Guerre Mondiale par Ludendorff, et orienta ce conglomérat idéologique syncrétique dans le sens agressif du Drang nach Osten et de la conquête du Lebensraum. Ce que les conservateurs avaient imaginé comme un retour de l'Allemagne à ses « racines », les nazis le conçurent comme un programme d'extension territoriale à l'Est, la Pologne et l'Ukraine notamment devant donner des terres arables suffisamment vastes à une économie allemande ainsi « rééquilibrée ». Du paysan comme figure idéale (qui se rapprochait encore davantage que le prolétaire industriel du Arbeiter au sens de Jünger) Hitler écrivait: « l'homme déchiré entre son corps et son esprit ne peut développer ses forces. Seul celui qui est unifié extérieurement et intérieurement, celui qui est enraciné dans son terroir, le paysan encore et toujours, en est capable. Et notamment pour la raison que la nature même de son activité le contraint à prendre un grand nombre de décisions. Il ne sait pas si demain il pleuvra, et doit pourtant commencer la moisson. Il ignore si demain, le gel couvrira la campagne, et pourtant il se met à semer. L'ensemble de son travail l'expose sans cesse aux aléas et nonobstant ces circonstances, il doit décider de tout. [...] La possibilité de préserver le caractère sain d'un milieu paysan comme fondement de la nation toute entière ne peut même pas être surestimée. La plupart des maux dont nous souffrons aujourd'hui proviennent du rapport malsain entre population urbaine et population rurale. De tous temps, une masse constante de petits et moyens paysans représentait le meilleur remède contre la pathologie sociale que l'on observe de nos jours. C'est aussi la seule solution pour qu'une nation puisse trouver son pain quotidien dans le cycle interne de son économie ». Voilà une « analyse » que bien des « radicaux » d'aujourd'hui ne renieraient pas, et qu'ils approuveraient même chaudement et à la lettre à condition, bien sûr, qu'on n'indique pas le nom de son auteur.

On connaît l'issue catastrophique de la politique de conquête hitlérienne, cherchant à annexer des territoires agricoles et des populations colonisables par l'Allemagne, puisque ces excès militaires, en déclenchant la Seconde Guerre Mondiale, mirent le feu à la planète. Mais l'idéologie du retour à la campagne et à la nature, si elle ne mène certes pas nécessairement à un si funeste aboutissement militaire, ne permet guère de prolongements historiques estimables ; et il est d'autant plus notable qu'en s'étendant à l'ensemble du spectre politique, de l'extrême gauche des naturistes de Monte Verità à l'extrême droite de la Kraft durch Freude, elle avait gommé et entremêlé toutes les orientations précises au cours des années précédant l'avènement du nazisme. Formait-elle un pathos indifférencié qui pouvait servir de vivier à tout et à son contraire, ou bien possédait-elle une nature cachée qui penchait forcément, tôt ou tard, dans une direction déterminée (et, dans ce cas, laquelle) ? On peut sans doute produire des arguments favorables aux deux conceptions. Mais il paraît indéniable que dans sa tentative de réhabiliter des notions qui se situent à la base du système de justification de l'aliénation (comme le travail, l'effort, la productivité tangible, les « racines »), et que Hitler, un connaisseur en matière d'idéologie contraignante, avait très bien résumée sous la notion du « caractère éthique (sittlich) du travail », elle ne pouvait finalement se retrouver du côté de l'émancipation.

Le caractère historiquement récurrent de l'apologie du travail à travers une forme particulière de travail (p. ex. agraire) se présente donc sous la même forme cyclique que l'évolution économique elle-même :  ce retour fait partie du cycle, et, quoi que ses défenseurs en disent, il ne tend nullement à en sortir. Quel est l'élément déclenchant pour provoquer ce retour ? Tout porte à penser qu'il s'agit de la dévalorisation du travail contenue dans le processus de transformation du travail en général, et de la tentation de le « réhumaniser ». En effet, il est bon de rappeler que la critique des conditions dominantes, avant de se présenter comme une conscience subjective des individus, se présente comme une condition objective, comme un simple fait involontaire, mais incontournable. La critique du travail, par exemple, n'est pas la marotte plus ou moins surprenante ou critiquable de quelques originaux, comme voudraient les plus ineptes parmi nos contemporains, mais bien plutôt, tout d'abord, la destruction matérielle du travail au profit du capital. Les catégories précapitalistes, comme le travail et la famille, sont le combustible dont le capital se sert pour exister, c.a.d. aussi ce qu'il détruit.  On peut déjà lire cela dans le Manifeste Communiste de Marx et d'Engels. L'attirance pour le repli autarcique dans le travail marginal exprime à sa façon, étroitement déterminée par les contradictions économiques, la perception de l'impasse, et la tentation d'une régression ; et ce besoin s'y exprime avec une telle force qu'il parvient à faire oublier, aux sujets atteints par cette pathologie, les évidences qui, dans d'autres circonstances, leur crèveraient immédiatement les yeux.

Pour beaucoup d'entre les anciens drop-out, le séjour aux champs fut de courte durée, et la déception, jusque là, eut du bon. Pour d'autres, la réaction fut plus lente, ou même ne vint jamais, au point qu'on en trouve encore aujourd'hui sur place, éleveurs, fromagers, ou cultivateurs blanchis sous le harnais, plus ou moins piteusement accrochés au rêve d'antan, oscillant entre l'image de l'explorateur autonome et la recherche de subventions bienvenues. Depuis longtemps maintenant, on ne parlait plus d'eux, puisqu'il n'y avait rien à en dire. Le silence régnait dans leur impasse. Ce n'est qu'au milieu des récents rebondissements à propos des OGM que leur cas refait surface, et que croyant pouvoir sortir d'un oubli si amplement mérité, ils pensent pouvoir à nouveau se poser en donneurs de leçon, face à la décadence urbaine de ce qu'ils appellent le « système industriel » [14]. L'occasion est certes inespérée : c'est la décadence de leur propre milieu d'adoption qui les place tout d'un coup sous le feu des projecteurs. Mais cette soudaine arrogance repose sur l'oubli simultané de leur désertion ancienne, et de la misère de leur survie depuis lors : circonstances dont on peut à la rigueur ne pas se moquer, mais qui rendent à tout le moins ubuesque la pose du donneur de leçons. De même que jadis, animés d'un enthousiasme de rédempteur, ils étaient arrivés à contre-courant dans des villages que les jeunes natifs fuyaient au contraire à tire d'ailes, et en connaissance de cause, les voici vingt cinq ans après de retour en ville, voire devant les caméras, prêchant une fois encore à contre-courant de toute perspective historique. Le drame de leur vie aura été cette méprise permanente sur l'époque, et le refus forcené de l'admettre. Invoquer les horreurs de la manipulation génétique marchande sert déjà à cacher cela : leur abandon du terrain social moderne pour un micromilieu qui se trouvait certes sous perfusion, mais qui se présentait à eux comme support d'un certain nombre de fantasmes. C'est ainsi que l'on assiste à une sorte de nuit des morts vivants, où le portail des fermes s'ouvre sur ceux qui avaient disparu de l'histoire, et que revoici venir hanter l'esprit du néo-prolétariat urbain. Une illusion révolue vient toquer à la porte des circonstances qui l'avaient condamnée. Que ces circonstances ne soient plus qu'une immense misère n'a pourtant rien d'un plaidoyer en leur faveur, mais c'est là leur dernière possibilité d'émerger du néant, et le syllogisme susceptible d'épater la galerie. La restauration du monde paysan est désormais inscrite sur leur bannière comme si c'était l'avenir des villes. En matière d'émancipation, celui qui les a fréquentés jadis sait pourtant ce qu'on peut attendre d'eux aujourd'hui, ou même demain. « Il dépend de ces efforts que ce que Henri Mendras appelle une reruralisation de la société française aboutisse ou s'enlise. [...] C'est, je crois, la société tout entière qui peut trouver dans cette émergence d'une nouvelle culture rurale les éléments d'un ressourcement » : mais, cette fois, ce n'est pas Fried qui s'exprime, ni Hitler, seulement, dans les mêmes termes, un agro-économiste écologiste d'aujourd'hui[15].

NOTES 

[11] On retrouve les mêmes propos, de nos jours, dans les écrits d’écologistes puritains ou d’ennemis du « système industriel ».
[12] 
Reagrarisierung dans le texte original.
[13] De nos jours, cette proportion est passée, en France, à 14,5 % en 1965, puis à 3,0 % en 1999, illustrant le degré de mécanisation des travaux agricoles, le niveau d’industrialisation atteint, mais aussi à quel point le travail pénible de siècles d’enracinement peut être supprimé dans une population : le travail agricole représente en France, désormais, 3,5 % de la population active totale.
[14] « Il est tout à fait intéressant de voir, par exemple en France, se développer aujourd’hui tout un secteur de petites exploitations, souvent créées par des personnes d’origine non paysanne, cherchant à vivre d’autoproduction et de mise de leurs produits en marchés locaux avec un maximum de transformation sur place et d’exigence de qualité. Une importante migration des urbains vers le monde rural, qui se manifeste de façon constante depuis les années soixante-dix, se traduit par quelques implantations agricoles supplémentaires, mais surtout par la possibilité pour les paysans de vendre dans des circuits courts qui ont tendance à se développer » (François de Ravignan,
 La faim… comment s’en sortir ?, in : L’Ecologiste, n°7, Vol. 3, Juin 2002, p. 29).
[15] François de Ravignan, 
op. cit., p. 29.

Pour lire la totalité de l'entretien et CRITIQUE DU TRAVAIL MARGINAL ET DE SA PLACE DANS L'ÉCONOMIE SPECTACULAIRE, cliquez ici.