samedi 29 octobre 2011

Ballade dans le système anthropotechnique

source : dedefensa


Après la définition d’ordre très général d’un système j’aimerais continuer à vous présenter mes pérégrinations dans le monde psychique en appliquant de manière plus concrète les définitions d’un système au système anthropotechnique, pour reprendre le vocabulaire de JP Baquiast.

J’insisterais d’abord sur 2 points de la définition.

• Un système social est un système psychique c’est à dire qu’il vit dans le monde immatériel de la pensée et sa base est un ensemble de concepts fondateurs.

• Un système est une entité a part entière, une entité psychique vivante, qui donc va chercher à se perpétuer. Un système a donc une volonté, même inconsciente, qu’il exerce pour se perpétuer.

A partir de cela nous allons donc tenter de définir plus avant le système occidental.


Ses concepts de base sont : Le monde occidental est puissant grâce a son intelligence analytique qui lui a permis de développer une avance technologique. Cette avance lui permet “naturellement” de se perpétuer et de se développer face aux systèmes sociaux compétiteurs. Ses concepts sont donc valides.

La validité d’un concept est liée à son adéquation à la réalité matérielle ou psychique à laquelle se réfère le concept. La pensée “je vole en battant des bras” n’a aucune validité. Le concept “une forte poussée de l’air sous des ailes me permet de voler” a une forte validité.

Le concept de base du système occidental a donc eu une forte validité, tellement forte qu’elle est devenue une civilisation qui a envahie tous les autres systèmes sociaux existants.

Pourtant nous sentons tous ici, les lecteurs de dedefensa, que cette validité est en train de s’effriter. Pourquoi ?

Si ce système perd de sa validité cela veut dire qu’il ne s’accorde plus à la réalité matérielle et psychique du moment.

Une des premières distorsions qui apparaît est que l’avance analytico/technologique occidental n’est plus un avantage mais un handicap pour le système, essentiellement par une hypercomplexité paralysant les hyperprojets, la destruction du milieu naturel et une deshumanisation de l’humain face a la concurrence de la machine. C’est tout l’intérêt d’un site comme dedefensa de nous démontrer cette perte de validité.

Dans l’inconscient collectif, donc sa réalité psychique, la machine, la science, doit être la pour libérer l’individu des taches matériels contraignantes, hors il apparait de plus en plus, dans notre réalité matériel que nous en sommes plutôt les esclaves ; Que des sous systèmes anthropotechniques sont en train de prendre un pouvoir exclusif, monopolistique, menaçant la variété des sous systèmes nécessaires a tout biotope naturel ou psychique et enfin et surtout que ,non content de dézinguer les sous systèmes compétitifs il en arrive a dézinguer ses propres composants que sont les êtres humains qui supportent ce système, arrivant la effectivement a sa phase autodestructrice, comme un système biologique peut être atteint par un cancer au cour duquel certaines cellules corrompues “décident” de ne plus suivre les règles d’équilibre biologique du corps et de se développer a outrance jusqu'à provoquer la mort de son hôte, donc leur propre mort.

Mais si le système en lui-même meurt les avancées psycho technologiques, elles, survivront, comme chaque civilisation antérieure est morte tout en laissant des “graines concepts” dans le monde psychique, graines prêtent à éclore quant la réalité du moment y sera propice c'est-à-dire quand un nouveau système base sur des concepts plus valides renaitra dans l’esprit collectif. Car ce n’est pas l’avance technologique en elle-même qui rend le Système invalide mais l’hubris, donc la perte du sens des réalités, de validité, que cet orgueil a naturellement entrainé dans l’inconscient collectif humain, comme l’hubris entraine naturellement la perte de sens des réalités dans tout esprit individuel.

Le système anthropotechnique occidental est donc en train de perdre sa validité, donc sa vitalité, et arrivera forcement à sa déchéance. Dans l’inconscient collectif des “pensées reéquilibrantes” apparaissent déjà: “Respect de la nature, décroissance, microprojets a échelle humaine…” mais peinent encore a s’imposer dans cet inconscient collectif encore éblouis par sa propre capacité à dominer la nature. Le concept de domination, vieux concept hérité de notre descendance simiesque ou le male se devait d’être dominant pour la perpétuation de son propre système, est encore trop présent dans notre inconscience collective. Mais un autre concept, celui de coopération, bien plus efficace pour la validité d’un système est en train de prendre place dans cet esprit collectif. Cependant il n’y sera vraiment intégré que quand un chiffre critique d’individu l’aura d’abord intégré dans sa propre conscience individuelle.

Laurent Julliard

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